5 juillet 2026

Orsalher Vtt

L'Orsalher vtt perd un peu d'altitude pour cette 16 -ème édition. Historiquement situé dans les vallées du Haut-Couserans, il pose ses bases à Saint-Girons en 2026.
De quoi découvrir un nouveau terrain de jeu, pour les 150 inscrits présents de bon matin.

► Strava - Orsalher Vtt

Entrée en gare de départ, on est 4 chez les Maillons Libres. 
Christophe, J Luc, Jacques et moi.
Quelque part sur le parking juste à côté, un ancien maillot du club se remarque direct. 
Le premier maillot collector du club, conçu après de très longues réunions, plus énergétiques que studieuses 😀. Et sous ce maillot la silhouette fluette (autant que la voix 😃) de notre Patoche, monument historique du club, qu'on n'avait pas revu depuis plusieurs lustres. De bonnes retrouvailles ! 😎


Les préparatifs de départ passent et on engage la partie.
Plusieurs parcours au choix.
32, 38, 49, ou 53 km. Le dénivelé varie de 900 à 1800 m selon la distance.
Le parcours 49 est annoncé comme un best of des traces locales. Du coup, on va simple et prendre celui-là.
On a la trace gps, mais le balisage XXL bien fourni, effectué par le club organisateur permet de naviguer très facilement sans se tromper.

Il va faire chaud pour sillonner les collines, alors on tarde pas. Peu après 8h00 ça roule.
L'ancienne voie ferrée réaménagée en voie cyclable 👍débute le roulage tranquille et file pour apprécier une belle vue du village de St Lizier, sur la rive opposée.

Un peu après, à gauche toute pour engager un petit chemin ombragé. Un bout de route plus tard, c'est parti pour une superbe exploration dans le Bois de la Bergère. 
Sentier extra, super ludique avec de jolies relances et des enchainements au top. Ça monte un peu globalement, rien de difficile, et en prime un peu plus tard on dévale un morceau de descente bien sympa. Belle entame ! 👍


On s'éloigne ensuite de la cité, par de petites routes gravel pour rejoindre les hameaux de Bayles et Teuliarats, et débuter la première longue montée (6 km environ). Chemin forestier sur la première partie, qui va demander de bons efforts à la pédale. On passe par le petit Col du Sous. 
Un peu plus haut, on a pris la variante technique, vu qu'elle présentait ensuite une petite descente supplémentaire. 
Mauvaise pioche pour les vtt. Les premiers passages c'est bien accidenté et sympa sur les petites roches ancrées au sol, mais ça se cabre ensuite costaud. C'est hyper rude, on s'y épuise, et c'est quasi infaisable en selle sur la partie haute hyper caillassée. Cette partie est plutôt dédiée au VAE.
Vaut mieux garder la trace normale qui monte par le chemin jusqu'au Col de Belein.

Ce petit col passé, un bon sentier boisé défile sous les roues, et s'élève jusqu'au Col des Fontaines, avant de se mettre dans le final de la bosse, qui va être encore bien costaud. Les rampes sont raides, les jambes en ont assez pour ma part, et il me faudra faire quelques dizaines de mètres en poussette.
Grosse bosse depuis le bas !

Alors si on en bave copieusement pour arriver là, la contre-partie, c'est que ça va être une grosse dévalade régalade maintenant pour plonger vers Vignau et Engomer 😍.
Une belle DH en monotrace quasi intégrale. Pas de grosse difficulté, c'est impec et ça file bon train dans les enfilades boisées. 
En milieu de descente, deux options disponibles. A gauche facile, à droite technique. Je sais pas ce que donnait la trace de gauche, mais il fallait de toute façon partir à droite 😀.
On poursuit dans du tout bon, avec un ou deux passages qui demandent un peu de maitrise, mais c'est vraiment parfait ce secteur descendant. Bien belle descente depuis là-haut !


Après le bourg, on embarque pour une bouclette de trois km sur les bords de la Lez. Le single sauvage est extra tout le long. Et ainsi tranquillement on relie le village d'Alas pour trouver le ravitaillement (km 17).
Pause restauration nécessaire et bienvenue. Oubliez pas de jeter un œil admiratif à la 404 Peugeot garée juste à côté. Super état autant extérieur qu'intérieur 👋.

En repartant du buffet, ce sera le GR78 qui s'élève dans un bon monotrace, suivi par une petite descente généreuse et tonique pour achever cette petite boucle.
La trace repasse alors par Engomer et reprend de la hauteur le long du ruisseau d'Astein. Une partie montante pas très longue, mais avec quelques sérieuses rampes encore qui consomment des watts. 
Plus haut les petits chemins plus ou moins montants se laissent faire facilement. La descente suivante amorce sur un monotrace qu'on va aimer rien qu'au premier regard 😊.
Ça file fissa vers en bas. Rapide et sans accroc, vous laissez en roue libre et le vent souffle 😀. Bonne bourre celle-là encore !


Le petit bourg d'Astein passe par là, avant de poursuivre sur une longue partie roulante bien appréciable maintenant. Durant cinq bons kilomètres, on va naviguer en bordure de la Lez sur des chemins de pâturages vers Moulis. Quelques sentiers dans les feuillages d'Aubert vont amener doucement le pied de la dernière ascension.
5 km environ, et une grosse bosse globalement pour finir. Plutôt raide au départ sur les monotraces pentus, une petite route prend le relais jusqu'au point d'eau mis en place au km 34. 

Ensuite c'est pas finit pour le D+ costaud. Monotrace rude et qui semble longue pour atteindre le point de bascule. Décor très sympa en sous-bois (un régal en descente sans aucun doute), mais à la montée c'est clairement rude à passer. Bon, et puis je suis un peu rôti 😀. 
C'était la dernière grosse difficulté. 

La descente là pas de souci, on va s'amuser. 
Ça engage pas trop fort, un peu technique dans les roches et plus cool ensuite pour passer au Roc de Gabach, avant de plonger sur Ouerdes et se laisser chahuter dans une partie un peu plus enduro vraiment top. Y a de quoi se faire secouer gentiment...ou pas 😀, et c'est très bon je trouve. Plus engagé certes cette dernière partie, mais ça vaut le détour. 


Bon, mais lancé comme on est, on oublierait presque de tourner à gauche ammandonné. Oups ! C'est que ça ne descend plus tout à coup. Un talus se dresse, bien raide, et ça flingue le moral 😀. Plus trop de jus, les guibolles en caoutchouc, de la crampe qui chatouille un peu partout, on va faire quelques dizaines de mètres à pince ce sera bien mieux.
Cette ultime petite misère, va nous envoyer rapidement vers l'excellent monotrace du joli plongeon final, qui vous fera oublier momentanément les grosses bosses du matin. 
Très bon pour compléter le dénivelé négatif du jour.

Km 40, c'est le retour aux abords de Saint-Girons. Il nous restera ensuite quatre ou cinq km de zone périurbaine, pour revenir vers la gare d'arrivée.
Un peu avant 13h00 c'est fini.
Le compteur affiche 45 km et 1500 m de dénivelé. 4h30 de temps total, pour un peu moins de 4h00 de roulage.

Il fait soif et faim d'un coup. Ça tombe bien puisque vous avez un plateau repas joliment garni et la grillade spéciale Orsalher. Donc pour faire simple, c'est un gros morceau de pain, servi avec plus de saucisses que de pain. XXL le sandwich 👋.
Et puis à l'ombre sous les barnums, on apprécie la bière en bonne compagnie. Il fait chaud ouais mais on applique les consignes des tocards en cols blancs, qui rabâchent à longueur de journée, que quand il fait chaud, il faut s'hydrater en conséquence 😁. Qui veut une bière ?!! 😄


Alors, alors, à l'Orsalher ?!
Ben mon gars, j'en ai bavé quand même ! Oh c'est toujours bien bon, et l'organisation est impec partout, mais faut aller se les chercher les supers descentes, avec de la gnaque et du mental. 
C'est guerrier l'Ariège comme toujours à vtt.
J'imaginais un terrain un peu moins rude à la montée que dans le Haut Salat, et un parcours plus soft de ce côté-ci. Mais c'est pas trop le cas 😀. Montées plus longues et plus coriaces du coup. On profite ensuite de DH plus longues, plus techniques aussi, mais rien d'infaisable, et à la portée de tous. En tous cas toutes les parties ludiques qu'on a dégringolé, c'était du tout bon.

Le principe des boucles est parfait pour se faire sa trace en fonction de sa forme et de ses envies. Pour ma part 45 km aujourd'hui, ça me suffit amplement. Le grand parcours, avec une heure de plus probablement, ça aurait été trop rude.

Années après années, cette rando raid se maintient sérieusement et propose encore de bons challenges sur un nouveau secteur. 
Bravo et merci au club de l'Orsalher. On a toujours autant de plaisir à y venir, et l'ambiance s'en ressent tout au long de la matinée.
Que ça continue.
Au plaisir de revenir aiguiser les mollets dans la région 😀.


Le profil guerrier




La plaque Orsalher 2026




Départ de la balade




On a retrouvé un monument historique - Patoche 👍😍




Pause ravitaillement 




Belle conservation !




Descente sur Astein 👍




Avec J Luc et Christophe - Jacques est déjà à l'apéro 😀




Buffet final 😉




Saint Lizier à l'aller et au retour


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