9 octobre 2022

Gravel - Dralha Blanca

Le gravel se pratique partout dans notre beau pays, on le sait. Mais il faut surtout le pratiquer dans le Lot 😀. Pour la troisième fois cette année on s'y retrouve lors d'une balade gravel. Mais pour quoi faire au fait ? Dérouler une merveille de plus pardi. Réussite totale !

► Strava - Dralha Blanca

Village de Lalbenque vers 7h00 du mat ce dimanche, la nuit n'est pas encore finit.
Il y a déjà quelques participants, impatients de se régaler, qui démarrent à la frontale. 
Pour les autres on va attendre d'y voir plus clair. Du coup ça patiente autour du café et des petites viennoiseries très appétissantes. Ça commence bien !

Un peu plus haut dans la salle, la table des inscriptions pour choper le précieux sésame qui permet de prendre part à la première Dralha. Ce sésame va devenir difficile à avoir dans le futur, au vu des retours probables sur cette nouvelle échappée belle lotoise. Ça va bouchonner aux inscriptions en 2023 😀!
Edition limitée à 150 inscrits au total, le compte est bon quelques jours.

Alors, pour la partie vélo qu'est ce qu'on a de bon à mouliner ?
Trois parcours proposés. 45 km tranquille, 75 km pour savourer un peu plus, et pour les gourmands un grand circuit de 110 km. C'est celui-là qui va bien et qui sera un pur régal, Pas la peine de faire durer le suspense, c'est du top en gravel. 


Un peu avant 8h00, quand la lumière extérieure est revenue, on s'élance tranquillou sur les premiers km. 
En compagnie de Freddy, je vais parcourir ce superbe parcours gravel en duo d'un bout à l'autre. On y fera toujours quelques belles rencontres au fil du roulage.

Les mini ruelles du bourg se tortillent dans tous les sens pour t'emmener vers la campagne. On apprécie d'ailleurs le balisage par là, et en prime au bout de 3 minutes à peine, un petit sentier qui se présente. Joli 😊!
On s'éloigne de Lalbenque, le soleil se lève doucement pour chasser la fraicheur matinale. Côté météo une journée optimale d'octobre. Difficile de faire mieux. Bravo !

Une première partie du circuit parcourt les Causses de Limogne. On va découvrir là un long, très long défilé de chemins et pistes blanches qui s'ajoutent quasiment sans interruption les uns aux autres. C'est assez bluffant le truc !
Si vous ajoutez à ça le décor lotois qui propose cinquante ou cent mille choses à voir, à droite, à gauche, par ici, par là-bas, et ailleurs, vous allez passer une journée mémorable, même si je l'ai déjà dit plus haut. Ah oui et en plus j'allais oublier de mentionner que l'automne commence doucement à s'installer, avec quelques couleurs chaudement orangées. 
La totale je vous dis 😍.
Eh... j'ai failli la manquer celle-là 😮. Louper ça, c'est un coup à arrêter le vélo je crois 😀.
Bon donc c'est beau et bon partout, n'insistez pas je changerai pas d'avis.

Sur la trentaine de premiers km, on navigue vers Vaylats et Varaire. Tout se fait en ondulant gentiment sur un profil roulant et facile, à travers des secteurs boisés, des champs, ou des plantations de chênes truffiers. La trace dévoile tranquillement son joli patrimoine lotois. 
Le terrain est parfait. Les petites pluies de la veille je suppose, ont un peu trempé le sol qui sèche à vu d'œil avec le petit vent d'autan du jour. On a eu quelques passages un chouïa grassouillet pour crotter un peu les pneus et le cadre, mais du coup le terrain reste souple.
A noter que ce parcours gravel (comme les circuits du Quercy Blanc du reste), il faut le faire sur terrain sec, sinon c'est portage pendant 100 bornes ou pas loin 😀.


Km 28 arrêt impératif.
Premier des trois ravitaillements. La Ferme des Loges est ravie d'accueillir tout ce petit monde cycliste et ça se sent. La table est copieuse et attirante. Du salé au sucré, place aux bons produits. On apprécie.

La reprise poursuit le festival gravel. La ribambelle de chemins de promenade démêle le fil des km et c'est toujours du roulage parfait et réellement plaisant. Peu de parties routières ou si peu qu'on s'en rend même pas compte.  
Le causse lotois est étendu et sans relief prononcé. On n'a pas eu encore de bosse véritable, quelques petits monticules à gravir tout au plus, mais rien de significatif.  
Quelques moulins et les gariottes s'invitent au décor à de nombreuses reprises durant le parcours. Et aussi quelques petits sentiers bien lisses qui apparaissent comme ça sans prévenir. Quel parcours !
Cette deuxième partie d'une trentaine de km encore, passe par Concots, Escamps, revient en direction de Lalbenque, pour filer vers Laburgade au km 55 environ.

C'est un peu plus loin que le village qu'on va découvrir une perle de sentier canyon. Très long sur un léger profil descente, c'est excellent. Joli coup encore !
Après ce caviar, une petite bosse pour réveiller les mollets. Facile et pas longue, la pierraille chahute à peine sous la roue et le dénivelé est même pas à 3 chiffres sur ce passage.

Petit sommet de route suivant, on tombe sur le panneau Aujols.
Il m'avait semblé lire sur le topo de présentation qu'il avait un ravito par là. 
Effectivement, y avait LE ravito.
Bon les végans je vous préviens ça va être une boucherie, passez votre chemin 😀.
Alors donc déjà quand t'arrives le coin est sympa au bord d'un petit lac cerné par le village. Et là juste à côté toute une foule attroupée contre les barnums. 
C'est quand tu approches des tables que tu découvres le menu. Agneau, mouton et porc grillé font bon ménage. Tu peux même commencer par un peu de charcutaille, et finir par le fromage, avant de passer à la partie sucrée qui n'est pas en reste, entre les cakes et les marbrés et puis pour finir, pourquoi ne pas déguster une petite crêpe chaude, avec divers parfums au choix. Les jus de fruits pomme et raisin sont là pour faire descendre tout ça, et bien entendu le vin rouge est de la partie. 
On s'est même permis de penser que la bière y était peut-être, mais non en fait. Si ça se trouve y en a qui auraient été capable d'en prendre une (ou deux) 😉.
Wow le ravito encore ! Ça abuse carrément dans le plaisir XXL 😍.


On a pris le temps bien entendu de faire le tour, et ce serait presque tentant d'y rester une heure ou deux.
Bravo c'est top tout ça !

On repart d'Aujols l'esprit léger et un léger surpoids 😉.
Un vieux four à pain bien restauré marque la reprise de la balade gravel. Une petite route nous f ait passer au bord du champ des cairns et un peu plus loin encore, un superbe moulin au milieu d'une propriété. Ouvrez les mirettes. 
Les chemins sur les plaines vont nous faire revisiter des secteurs connus, qu'on a plus l'habitude de pratiquer en vtt, mais en gravel il y a aussi matière à faire de belles choses sur toute la partie des Igues, la liaison vers Arcambal, les bords du Lot avec le petit canal latéral et le retour vers Bégoux. 
Jusqu'à là le dénivelé positif est faible. Il me semble me souvenir d'avoir jeté un œil au gps qui affichait tout juste 800 m pour 70 km passés.
Vous l'aurez compris, ils nous ont gardé le meilleur du dénivelé pour la fin de parcours. 
La remontée des combes sera la première vraie bosse du jour. Et on peut presque dire la seule vraiment longue et significative. Même si elle se monte bien.
Quatre kilomètres en tout dont trois faciles qui comptent pas, et le dernier bien plus raide qui demandera de commencer à appuyer sur les manivelles 😀.
La côte passée, on fait un petit tour du côté de Vayrols et hop redescendez svp. Le chemin caillassé vibre et branlotte pas mal les bourrins, mais faut laisser filer. La position vtt et les pneus en 50 c'est un bel avantage dans ces secteurs tapageurs.

La descente se poursuit un petit moment appréciable, avant de bifurquer sur la droite. Un petit talus à passer et on se retrouve un bref instant au bord de l'autoroute.
En suivant, ce sera un autre excellent chemin piste qui parcourt la petite combe durant de longs km faciles.
Quelques temps plus tard tout en discutant, vous accrochez un virage à droite et là finit la causerie. Une bosse très courte mais bien piquante. La pierre mobile et la pente très raide te martyrise un peu beaucoup le jarret avouons le. Ça passe quand même sur la selle et ça compte pour un bon petit D+ surprenant.

En haut, le ravito trois est en visuel. Km 85 juste avant Flaujac-Poujols.
Une nouvelle halte restauration bienvenue, pour quelques minutes bien employées.


Quatrième et dernière partie du circuit à venir. 28 km pour faire passer le reste de dénivelé. Il en manque pas mal, soyez pas inquiet 😀.
Les chemins sont encore présents un peu partout, parfois agrémentés de petits singles furtifs. Le relief est un peu plus rude malgré que ça reste "gentil". Les bornes au compteur et les heures de selle, faut gérer.
La trace traque les rubans gravel contre l'aérodrome de Cahors, repasse sur l'autoroute et emprunte quelques portions routières plus faciles du côté de Cieurac. 

Au-delà, le profil présente un peu de relief encore et quelques petites montées se font sentir.
On va continuer ainsi de visiter le joli patrimoine local qui déroule ses charmes. Château de Cieurac et de Pauliac qu'on contourne, belles demeures lotoises bien restaurées ou des sites aménagées en chambres d'hôtes ou gites luxueux, et une superbe caselle (gariotte) au-dessus de Jayriès, Enfin, quelques part dans la campagne lotoise sur un petit talus à grimper, ne manquez pas le vieux lavoir blotti contre la roche. Il y a encore plein d'autres choses à voir mais j'en dirais pas plus 😊. Le mieux c'est que vous soyez là à la prochaine édition pour voir ça vous même.

Bon sinon avec Freddy, et parfois quelques compagnons de voyage, on poursuit notre périple tranquillement pour s'approcher de l'arrivée, qui se profile après une légère remontée vers les plateaux du Quercy. Les gambettes quand même elles auront bien donné encore aujourd'hui, et on est ravi d'en terminer vers 14h45.

Après ce splendide circuit, on a donc 113 km et 1400 m de positif. Le tout en 7h00 de temps, et avec en gros une heure d'arrêts divers. Mais faut dire que les ravitos gravel dans le Lot, je sais pas pourquoi mais ça prend du temps 😀. Curieux phénomène. 
Qui s'en plaindra de toute façon !

Alors les amis celle-là de balade, je m'en vais l'encadrer dans le salon ou la graver dans la pierre blanche, j'ai pas décidé encore 😃.
Quelle journée ! 
Le circuit bon j'en parle pas vous avez qu'à relire. La météo une dinguerie. Les ravitos pfff c'est pas pensable. Plus toutes les autres bonnes choses qui relèvent encore le niveau. 
Tout ça nous donne une journée rare et une aventure fabuleuse.


Avant de partir, faut passer à la salle des fêtes pour signer la feuille de route. Bon moi j'ai oublié, Jacques l'a fait pour moi un peu plus tard.
Mais faut dire que j'ai d'abord vu le bar avant la feuille de route.
La bière locale est servi en bouteille. Une DUNE IPA de Cajarc. Là encore on se laisse séduire à deux reprises avec de tels produits. 
Et puis le repas complet juste après apporte la touche finale à cette journée remarquable.
La table est belle avec les copains. On y resterait bien deux heures de plus pour causer et rigoler de plus belle.

110 km à Lalbenque et en gravel c'était parfait. La trace s'est laissée faire sans grande difficulté, juste ce qu'il faut, et c'est très réussi en ce sens. 
Le grand causse lotois et les vallons cadurciens sont une pure merveille pour graveler sans s'en mettre plein les jambes, tout en s'en mettant plein les yeux. Les difficultés même concentrées sur le dernier quart quasiment, permettent de faire le grand tour en gérant son effort, sans que ce soit lassant ou vraiment dur. 
Faut féliciter les traceurs encore une fois, car c'est vraiment tout bon. Ça demande un joli boulot de repérages, une belle connaissance des trésors locaux, et une belle maitrise pour mettre tout ça en cohérence. Au final c'est carton plein pour la trace et comme le reste de l'organisation est du même calibre, on atteint des sommets non ?! 😊

Cahors Cyclisme a encore monté une belle épreuve. Bravo et merci à Samuel, Nicolas, Boris et toute l'équipe nombreuse qui a œuvré pour cette réussite.

Le Lot multiplie le plaisir à tous les voyages pour en faire de belles, avec chaque fois une intensité propre à la zone visitée. On a parcouru le 46 en vtt un peu partout, plus quelques sorties routes par ci par là. Le gravel s'invite à la fête maintenant. Que du bonheur !
Il n'y a plus qu'à attendre un an pour venir rejouer cette merveilleuse partition.
Salut et merci encore pour tout.

Sur le topo de présentation reçu par mail quelques jours avant, une petite phrase discrète vers la fin, annonçait la couleur.
- A vélo tout est beau, en gravel tout devient exceptionnel ! 👋
Voilà rien d'autre 😊.



Gravel et Lot. La question se pose pas, faut y être 😉




Un profil gentil ça se trouve. Même dans le 46 😀




Bien soigné à tous les niveaux




Les chemins de bon matin. Vous en aurez partout, et pas que le matin 😊




Karine se glisse autant que possible dans la couleur locale des chemins 😊




Ferme des Loges. Un premier ravitaillement de qualité




Tiens un arrivage de Lotois 😉




Sentier par ci, sentier par là




Petit lac de Quézac




Toujours à la recherche du beau




Sur la Dralha Blanca forcément




Les puits de Laburgade




Le buffet numéro 2 😍




Rayon boucherie charcuterie




Rayon pâtisserie




Le Lac d'Aujols au centre du bourg




Le champ de cairns qui semble grossir à chaque passage par ici




En approche des Igues




En bas des Igues




Un petit bras latéral du Lot. Magnifique !




La pause au ravitaillement trois




Les gariottes (ou caselles) sont nombreuses



Une multitude de chemins tout le long




Caselle de Nouel




Un superbe roulage avec Freddy ! Trop bien 😎




La meilleure conclusion qui soit autour d'une bonne table


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