2000 de Bruniquel

27 mars 2011

Les 2000 de Bruniquel fêtaient leur vingtième édition en 2011. 20 ans déjà.
J'ai dû les faire quasiment toutes sauf une ou deux autant que je me souvienne. Plein de vététistes doivent être dans ce cas.
Et puis, une incontournable du début de saison, c’est toujours un bon plan et mieux vaut en être.

A Cornebarrieu on le sait, donc on se fait pas trop prier pour mettre le réveil de bonne heure,


même lorsque l’heure d’hiver prend de l’avance dans la nuit, même lorsque le dictateur annonce un rendez-vous à 6h15 pour charger le camion, et filer vers le village départ, même si le relief de la région va te secouer pendant quelques heures et même si la météo qui est à la fête toute la semaine, trouve rien de mieux que de te pisser dessus pendant le week-end.

Du coup on se retrouve une grosse douzaine pour cette bonne épreuve de masse. Et d’ailleurs la masse est là.
Le temps incertain en a certainement retenu pas mal sous la couette, mais pas tous loin s’en faut.
Quelques 550 personnes se pressent sur les parkings extérieurs.
On serre les pinces des copains, on boit le jus autour de la carte du parcours et on s’affaire dans la zone pour les formalités de départ.
Le ciel est plutôt couvert mais pas de pluie et une température parfaite.

8h30 environ on s’élance dans les rues du village pour descendre au bord de l’Aveyron
et dérouler tranquille jusqu’au pied de la première bosse.
Un single bien connu qui est aussi bien dans un sens que dans l’autre.
Un passage magnifique tout en sous-bois, le long d’un ruisseau asséché.
Bien évidemment, ça bouchonne vite, vu le monde au départ et puis c’est normal parce que y zont laissé des petites racines
et quelques pierres qui obligent les techniciens premiers de la troupe sur le devant à poser le pied rapidement.
Bon ok je taquine un peu.
Mais on le sait, pour être peinard il faut partir tôt et devant.
C’est pas si grave malgré tout, car on peut en profiter pour quelques plaisanteries plein de poésie et surtout poursuivre l’échauffement tranquille avant que ça monte franchement.
Dès qu’on a rejoint le plateau, ça devient fluide rapidement et chacun prend son rythme pour la suite.
La première descente sur le ravito de Cazals se fait les gaz ouverts en grand.
On a pris soin de doubler sans modération sur les chemins de la plaine et du coup la voie est libre.
Vive le vtt, surtout quand on prend les bosses dans le bon sens.
Premier ravito un peu avant le quinzième kilomètre, on y retrouve l’ami Jacques des Baroudeurs du Sauterne,
qui est venu pour la première fois sur Bruniquel.
On repart sans tarder vers un passage splendide sur un sentier qui surplombe l’Aveyron.
Je commence à connaître Bruniquel mais j’ai pas souvenir de l’avoir déjà fait celui-là.
Un must en tous cas, plutôt technique et joueur avec des ondulations permanentes, des passages étroits contre les barres rocheuses et toujours cette vue magnifique sur la rivière.
Une bosse bien remuante à suivre, avec de la caillasse partout et en pagaille.
Y en a encore qui vont porter plainte devant ce parterre de rocaille.
Le temps est ok même si par moment on essuie un petit crachin qui n’est pas gênant du tout
Un peu plus haut à peine sorti, on se met à zigzaguer en danseuse ou en vrac sur un single savonnette.
Les pierres qui roulent plus, bien humides sont de vraies patinoires pour le coup, et obligent un pilotage fin et en souplesse.
On alterne les petites descentes ludiques avec quelques bosselettes pour reprendre de l’altitude,
et on a un parcours excellent déjà depuis le début.
La suite de la ballade nous amène bon train vers Saint Antonin de Noble Val
via une tripotée de single en tout genre. Il en sort de partout des monotraces et on adore ce festival.
Surtout que le terrain est bien sec encore.
Je disais qu’on roulait bon train parce que je suis avec Eric du TVC.
M’étant un peu esseulé, je l’ai rejoint au pied d’une bosse et on décide de rouler ensemble.
Il est pas trop du genre à la mettre en, veilleuse et à jouer l’économie, donc même si on discute dans les sentiers, on est loin de se promener à une allure de ministre.
Ca défile et on arrive vite sur le village. Ravito number two avant de repartir toujours au bord de la rivière.
On sait déjà ce qui nous attend un peu plus loin. Il va falloir se coltiner la bosse du Roc d’Anglars.
On aperçoit les barres rocheuses tout là-haut et on va vite s’employer à y monter.
Une bosse de deux bornes environ dans une belle monotrace, avec des passages sévères d’entrée.
Ça passe presque partout mais c’est chaud par moment. La température corporelle est dans le rouge plus d’une fois dans la montée.
Quelques passages permettent de récupérer.
Pas fâché d’en sortir, surtout qu’il a fallu doubler pas mal en montant, on profite de nouveau du paquet de monotraces pour filer vers Penne et son château qui semble plus tout jeune.
Depuis qu’on est reparti de Saint Antonin, une pluie soutenue (annoncée comme prévu vers midi) est bien présente et te rend la tâche beaucoup plus dure.
On profite moins des paysages et du parcours.
Les projections sont nombreuses et les maillots changent vite de couleur.
Mais bon on y est maintenant, alors on fait avec.
Les grosses descentes truffées de dalles de pierre sont un vrai casse gueule mais on gère.
Certes, il y a un paquet de monde à pied et certains sont même un peu plus bas que leurs vtt, heureusement sans gravité.
C’est chaud bouillant, mais on aime ça aussi.
On rejoint Penne pour le dernier ravito qui tombe bien.
L’organisation incite même les concurrents à rentrer direct par la route, et à zapper la douzaine de km restants.
La dernière descente étant plutôt difficile et dangereuse avec toute cette pluie.
On sait pas trop quoi faire, on se perd un peu dans la descente du village car il y a du monde un peu partout.
Arrivé en bas frigorifiés, on décide de rallier Bruniquel.
Il reste 8 ou 9 km de route qui sont avalés en un rien de temps.
Ca cause pas, il pleut bon train et les cuisses sont pas à la fête.
Le bas du village apparait et on a à peine une borne pour grimper sur l’arrivée.
72 bornes dans les jambes, c’est bon j’ai mon compte.
On reviendra faire le final dans les beaux jours, car ce parcours 2011 est un grand millésime sans aucun doute et mérite qu’on y revienne.

Une fois enfilé des affaires sèches, on retrouve de bonnes couleurs et on peut se diriger vers le ravito final avec l’aligot qui est l’attraction principale de l’après raid.

Merci à Charly, Robert et toute la troupe des Stones Riders pour cette nouvelle réussite des 2000.
Bon les amis, rendez-vous en 2012, même heure même endroit.
C’est tout le problème de ce Raid, on y va une fois et on y revient tout le temps.


Causerie :

Taper la causette :-)