9 juin 2019

Raid Vauban

En 2019, on se replonge dans le Raid Vauban.
Grand raid vtt annuel pour escalader quelques hauts sommets alpins et pour faire le plein d'images dans des paysages et panoramas géants.

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Le WE de Pentecôte à rallonge est idéal cette année pour y retourner sur trois jours.

Depuis 2016 où j'avais découvert cette merveille, il me tardait quand même d'y retourner.
Le programme de cette épreuve est toujours sur un même format de course sur un jour, avec deux parcours au choix. 70 km et 3000 m de positif ou plus "facile", 40 km et 2000 m de dénivelé. Course ou rando, on fait ce qu'on veut.
Ce qu'il y a de bien au Vauban aussi,  c'est qu'on fait plus de dénivelé négatif que positif. Départ décalé bien plus haut dans la montagne. C'est tout bénef !!

Samedi la journée est bien occupée par le trajet pour se rendre dans les Alpes. Une fois installé dans les chaumières du camping du Villard, on est allé prendre la température à Mont-Dauphin et récupérer les plaques.
Température très chaude, tendance orageuse et grand soleil.
Petit village fortifié, vous avez de quoi déjà faire un peu de tourisme.



Venus en famille plus ou moins pour tous, on débarque sur place avec Christophe, Jeff, Patrick, Arnaud, Yvan et moi.
Depuis Nice et Clermont-Ferrand, on retrouve Thierry, Jean Michel et Gilles.
Les bons plans entre potes, c'est l'occasion pour beaucoup de vététistes de faire quelques grandes aventures chaque année. On s'en prive pas, c'est toujours géant !

Samedi soir une bonne table nous attend à Guillestre. On est 17 en tout, ça fait du monde !
Le restau pizzéria Le Regain, c'est bien, c'est copieux, c'est bien accueilli, c'est vivant, on valide.
On ne devrait pas connaitre de fringale (ou de soif) normalement demain, avec les boissons et les plats qui circulent. Une vraie prépa sportive !!
L'avantage de pas être en mode course de temps en temps, permet de se laisser un peu aller la veille, sur les bonnes choses de la vie. Même si le lendemain on sait que ça devrait pas trop nous aider à passer les montagnes 😊.

La nuit se passe au mieux, jusqu'à environ 4h du mat.
C'est à peu près l'heure où débute le concert de giboulées sur la toiture des mobil-homes.
Deux ou trois averses plus ou moins sérieuses s'invitent tranquillement avant l'aube, pour se réveiller en fanfare. Et déjà se demander si ça va durer ou pas, pendant qu'on va gambader dans les pâturages.
Le lever était prévu à 5h30 donc ça va, on a roupillé quand même un peu.

Mont-Dauphin c'est la base du Raid Vauban, mais le départ vtt est à Ceillac cette année. Départ changeant chaque année.
Distant d'une petite vingtaine de bornes, c'est déjà superbe de rejoindre le village en bagnole. Les bords du Guil le long des gorges est magnifique, et ensuite une petite route de montagne serpente sur plusieurs lacets pour atteindre la destination. Avec des pourcentages pas pourris.
De jolis morceaux à faire en vélo de route par ici !
Vu le programme du jour, c'est quasi sûr que personne n'est monté à vtt pour rejoindre le départ 😊.



Le village de Ceillac est situé sur un petit plateau cerné par les montagnes. Des hauts sommets tout autour et un ciel bien bas, gris, maussade, qui invite plutôt à passer la matinée au café que sur la selle.
La météo du dimanche est pas jojo, on le sait depuis quelques jours déjà, donc on n'est pas surpris en même temps. Je suppose que la seule question du jour c'est, qu'est ce que ça va donner toute cette grisaille et les orages qui sont prévus dans le coin ?
Bon pas grave. De toute façon on y est alors ça passe ou ça passe 😉.

Altitude 1600 mètres au départ. Température de 10/12 degrés, c'est correct. Bien entendu c'est trempe un peu partout.
6h45 on se sape. 7h on est fin prêt pour aller s'aligner dans la prairie, 7h15 briefing, et 7h30 gaz. Tout est ok, on voit quelques potes par ci par là sur la grille ou avant, et puis y a plus qu'à pédaler quoi.
Ah oui si maintenant que j'y pense, ça va être plus rapide que prévu le parcours. Ou du moins je dirais plus court, car plus rapide, avec le recul maintenant j'en suis moins certain 😊.

Vu que la météo annoncée est très incertaine en haute altitude, l'organisation du raid a décidé de raccourcir le circuit d'une douzaine de km, en shuntant le passage à Arvieux et du coup en enlevant la montée au Col de Furfande à 2500 m. Six ou sept cents mètres de dénivelé en moins à grimper (et à descendre donc) c'est pas rien. Pas grave on fera avec, faut s’adapter aux conditions et jouer la sécurité et la pérennité d'une épreuve.



Un deux trois partez.
Nous y voilà. début du 11 ème Raid Vauban.
La paquet de coureurs se bouge rapidement sur une route. Devant y sont pressés les types. Oh les gars profitez quoi !! 😎

Trois km de goudron pour monter au petit hameau la Cime de Mélezet. On est en parallèle au GR5 qu'on aperçoit en dessous dans la verdure.
Pente douce au début qui va vite devenir plus raide. Une petite averse très courte nous accompagne au début. Pause Kway ou pas ? C'était pas utile de s'arrêter pour l'enfiler, pari gagnant.

Le paysage de la vallée est sympa malgré le grisaille ambiante. Suite au passage entre les maisons, on accroche la partie en terre pour un raidar sévère. Premier petit portage. Quelques centaines de mètres après le chemin se met à plat dans le sous bois. Ça continue de grimper gentil. Peu après le chemin se transforme en sentier raide avec un petit portage au début.
Longue file de vététistes qui s'étire dans les monotraces.

La descente arrive. Le single est extra. Tout en enfilades, de nombreuses épingles, très bon grip, la pluie de la nuit n'a pas pourri la trace. Faut être patient bien sûr car c'est l'heure de pointe dans les monotraces au début.
En tous cas cette première descente est bien bonne dans le sous bois, avec un final très joueur sur de multiples épingles, et sur un passage à ciel ouvert au dessus de Ceillac.

Km 8 on recommence à grimper doucement. Un bout de route et rapidement un chemin qui va nous envoyer vers le Col Fromage. 7 km en tout. On emprunte un peu le GR58.
2 km plutôt roulants à l'entame en passant au près de quelques chalets, on va ensuite entrer dans le dur sur les sentiers de montagne. On reste à découvert dans un superbe paysage, en surplomb du ruisseau qui descend des hauteurs tout au long de cette large vallée.
Parfois le ciel s'éclaircit un peu sur la partie basse.
C'est peu roulant dans l'ensemble, et quand on parvient à être en selle, c'est quand même costaud à passer. Les premiers passages trop raides se transforment en portages ou poussages selon votre technique.
Au km douze environ, on oblique droit dans la pente. Un gros km à trimer sous le vélo. Il faut passer toute une série de zigs zags costauds. Rude !



Depuis le début on n'est jamais seul pour rouler. Toujours du monde devant ou derrière. Je roule avec Jeff et Arnaud. On aura le même rythme tout au long du raid. Patrick et Christophe sont un peu plus en arrière. Devant le team de Levens cavale en mode course.

Vers la fin du gros portage, l'orage est arrivé. On se prend une belle petite averse. Là pour le coup j'enfile le petit coupe vent déperlant qui protège de la flotte si ça dure pas trop longtemps.
On aurait pu s'en passer mais ça gène pas.
Le sentier sur les deux derniers km redevient plus roulant, mais reste très rude, avec encore des secteurs de poussages si vous êtes pas trop fringuant. Et puis on est très haut au dessus de 2000 m donc l'altitude aide pas pour le rendement.

Yes ! Le Col Fromage. Place au dessert maintenant non ?
Une bonne heure quand même pour monter ! Ça a été dur.
Au passage du col, il y a une personne de l'organisation. On en trouvera beaucoup tout au long du parcours pour aiguiller ou donner des indications.
On peut voir de suite le single qui file le long de la montagne au loin. Ça sent bon sous les roues 😊 !

La bosse nous a déjà pas mal usé, donc on profite des premiers passages descendants. Ça dégringole pas vraiment fort encore, on pédale un peu sur cette belle trace pendant quelques petites minutes.
Et puis soudain il va falloir laisser traîner les doigts sur les poignées de freins pendant un bon moment.
La descente sur Bramousse.
Ah là on y est dans le Vauban que j'aime, et dans ce qui nous régale le plus en vtt tout simplement. Ça plonge fort dans le vertical. On peut faire défiler rapidement ce superbe single montagnard. Ça bouge pas mal sous la roue et ça secoue le bourrin tout ça. Pas grave c'est top ! Le Yeti retrouve de la vigueur et j'en connais un autre aussi.
Toujours en forêt à serpenter entre les arbres.
Sur la première partie, la plus coriace, il n'y a malgré tout pas de grosses difficultés, c'est pas typé enduro ou très dur à négocier. Quelques épingles au tout début, qui passent bien, et ensuite c'est plus direct. Mais ça reste bien copieux physiquement, pour tenir le rythme puisque c'est long et il faut parfois ralentir sérieusement pour respirer un peu.
Ce sera la descente la plus corsée on va dire, mais après la bosse infernale, ça a été impec.



La deuxième partie plus longue et bien plus rapide et lisse, avec encore quelques passages un peu tapageurs et vigoureux.
On aura un passage à pied imposé où deux bénévoles vous indiquent la marche à suivre sur quelques dizaines de mètres. Ça pourrait se faire sur le vtt, on fait parfois plus risqué, mais la sécurité est mise en avant par l'organisation. Si on se manque, c'est sans retour. Donc c'est compréhensible.
J'ai pu entendre que certains passent sur la selle malgré les recommandations. Je sais pas si c'est exact, mais en tous cas c'est pas cool, vis à vis de l'organisation et des bénévoles sur place.

7 km de descente en tout, c'est une superbe dévalade.
Bravo ! C'est ce qu'il fallait pour retrouver de bonnes sensations.
Et au final de cette réjouissance, on tombe sur le ravitaillement number one. On est au km 23.
Bien vu !
Une belle pause s'impose.
En plus le soleil est sorti. On sent que c'est orageux, mais ça fait du bien.
La table est bien garnie avec tout ce qu'il faut.

Cinq ou six minutes d'arrêt buffet et on remet en route vers la suite.
Il faut terminer la descente jusqu'à la rivière. On a droit encore à une sympathique partie sur un monotrace joueur.
Le pont sur le Guil marque la fin de ce très gros dénivelé négatif depuis le Col Fromage.

Sans surprise, il va falloir remonter.
Ça se fera sur une route d'abord. Toute une série de virages en lacets qui permettent de passer un gros D+. C'est de la route certes, mais ça fait du bien de pédaler. Faut prendre son temps car c'est pentu globalement et un peu irrégulier, ça permet de souffler parfois.
4 bornes sur cette première partie, dont le dernier km sur chemin piste. Ensuite c'est plus costaud après les derniers petits groupes de maisons, on va retrouver la joie des "petits" portages qu'on n'a bien sûr pas travaillés cet hiver. Rho put... c'est mortel ! J'ai les mollets qui triplent de volume à chaque fois.

Je m'attendais à moins de passages en pédestre globalement. Et c'est pas finit rassurez-vous 😊.
Donc ça monte fort, çà porte pour ma part la plupart du temps.
Le temps maussade du jour nous laisse heureusement se promener au sec, et c'est une satisfaction aujourd'hui.



Km 30. On est en haut ou pas ? Sur ce final d'un secteur à pince pas simple encore, deux bénévoles sont présents sur un croisement de sentiers. On est à la partie qui a été modifiée. Le tracé officiel de 70 km continuait tout droit vers la descente sur Arvieux, alors que le raccourci mis en place suite au mauvais temps nous fait continuer à gauche sur le GR58.
Les deux personnes en poste nous annonce un peu de répit mais aussi encore un D+ de deux cents mètres à venir.
On n'est pas au bout de nos peines !

Le sentier se roule un petit peu au début sur un terrain rocailleux. Quelques petits raidars  un peu techniques contre les barres rocheuses qui passent en temps normal, mais avec la fatigue, on n'est plus assez frais pour les rendre faisable. C'est encore de jolis singles d'altitude qui s'offrent à nous.
Et puis les portages reviennent à la charge un peu plus loin pour atteindre le Col de la Lauze (2100 m). C'est costaud le bazar aujourd'hui !

On laisse le GR pour rouler sur un bon passage en travers de la montagne.
Faut toujours pédaler et mettre du jus, mais qu'est ce qu'on est bien sur la selle 😊 !
On choppe en passant par là une petite partie descendante sur les Chalets de Furfande. Ça fait du bien ce changement de rythme malgré que ce soit court. Il y a quelques passages techniques sur des traversées de ruisseaux, des petits blocs rocheux à enrouler etc. Toujours pas beaucoup de lumière dans ces grands décors alpins, mais ça vaut le coup pour les mirettes.

Bien vite sur la partie basse, en jetant un œil (ou deux) aux alentours, on se doute qu'on va encore avoir droit à une belle partie de marche forcée.
Les autres concurrents s'étirent devant bien plus haut et ça nous éclaire sur les passages à venir. Alors c'est simple faut monter !!
Ça devient très rude à partir de là. Le moral tient mais je dois dire que j'en ai quand même plein les jambes et le reste aussi oui oui 😊.
Je m'imaginais pas manger autant de portages aujourd'hui.
On n'est jamais seul, c'est une bonne chose et on est encore tous les trois avec Jeff et Arnaud, à gérer notre effort tant bien que mal.



3 km de bosse pour gagner le Col Garnier.
Ça se fera avec deux gros portages. C'est pas qu'ils soient si monstrueux, mais avec l'accumulation c'est encore du lourd. On serait tellement bien là-dedans dans l'autre sens !
Quand t'es rôti, tu serres les dents, t'attends que ça passe, tu avances, un peu de pause par ci par là, tu bouffes, tu bois, et petit à petit t'arrives à passer le cap.

Avant la fin du premier secteur à pied, tu vois les autres un peu au dessus qui laissent filer le bike sur un sentier un peu descendant. Rha c'est bon ça, on va y être bientôt. Effectivement on se hisse sur une bifurcation un chouïa plus en avant et ça redevient roulable.
Le temps de se regrouper on peut aussi apercevoir le dernier passage tout là-haut qu'on va devoir franchir.
On se remet en selle sur un sentier ondulant bien sympa qui descend en roue libre à travers les alpages pour profiter d'un bon km environ.

Pied à terre les gars, matez un peu où on doit passer au dessus. Tout là-haut ceux qui passent le col se détachent à contre jour dans le ciel.
Nous y voilà pour le supplément pédestre. Vous allez pas partir comme ça sans faire un dernier "petit" portage 😊 !
Avec le recul, on en sourit mais quand tu es dedans c'est pas très réjouissant.

En 2016 en venant du Col de Furfande on avait fait ce portage dans la neige et sous un magnifique soleil estival. J'en ai encore d'excellents souvenirs !
Cette fois la sensation n'est pas la même bien sûr.
Cinq ou six cents mètres linéaires environ et 200 m de dénivelé. Les minutes semblent assez longues.

Enfin on atteint notre Everest du jour à 2300 m. Plus haut, les sommets sont dans la brume.
Sur le col on retrouve Walter du club de Levens avec un bras droit strappé. Une chute dans la prairie un peu plus loin. Bilan plutôt lourd avec clavicule et omoplate à l'envers. Waouh !
Bonne remise en forme !



Km 40. Col Garnier.
Y a plus qu'à descendre quasiment jusqu'à l'arrivée. Environ 15 km.
De suite on retrouve le moral et les joies du sentier de montagne. Ça file tout seul sur les pâturages.
Le monotrace est impec pour distiller le plaisir. Les parties découvertes du début sont sensass, plutôt faciles et joueuses.
Le top c'est quand on rentre dans les forêts de pins. Là c'est une merveilleuse sente terreuse qui a été travaillée à pas mal d'endroits pour la rendre encore plus extra. Une série d'épingles plus bas se tournent sans grandes difficultés. Parfois un peu trop serrées, faut braquer à pied avant de repartir.
Le monotrace retombe sur un sentier plus large ensuite. On fait une pause pour se regrouper et de trois qu'on était, nous voilà quatre. 
Qui c'est qui revient comme une balle ? C'est Momoye. Bien vu !

On s'y remet sans tarder.
La descente devient plus rapide et plutôt rectiligne. Pas de difficultés ou de marches, juste du single lisse et grisant. Les bosses étaient longues et rudes, mais elles amènent de la très bonne descente à rallonge.
Et en plus des bons paysages du Queyras un peu partout, au Raid Vauban, on a souvent droit dans les descentes à des passages très exposés au vide. C'est vraiment balèzes certains endroits vertigineux !

La descente se poursuit, on s'en lasse pas.
Quand on relâche les freins, un panneau nous indique ravito à 500 m. Ça remonte pour y arriver. Quelques efforts à faire si on veut passer tout sur le vtt. joli décor en sous bois, bien sec.
Km 44. ravitaillement 2.
Ravito proche de l'arrivée puisqu'il reste à peine 10 km.
On peut prendre le temps d'une bon arrêt pour taper dans le salé et siroter quelques verres.



La descente est pas terminée, loin de là. On n'en est qu'à moitié. 6 km du Garnier au ravito, et 6 de mieux à suivre. C'est bonnard tout ça !
Un petit chemin au début avant de se replonger dans les sentiers furtifs qui se révèlent toujours extra. On passe par quelques maisons par endroits.
Ça dévale joyeux en alternant les passages rapides et d'autres bien plus techniques ou bien rocailleux.
Sur le final, une petite série d'épingles serrées permettent d'avoir une superbe vue sur toute la vallée. Ça vaut le coup de s’arrêter pour la photo.
Un peu plus bas, deux bénévoles sont présents pour faire passer les participants à pied sur un passage dangereux. Déjà fait en 2016, il me semblait faisable à l'époque, mais aujourd'hui c'est plus le cas. L'endroit s'est bien dégradé et c'est bien trop risqué.
Une fois remis en selle on arrive rapidement sous la grosse conduite d'eau.

On poursuit un peu sur le plat vers le hameau La Font D'Eygliers et Ô surprise, encore une mini descente bien croustillante à déguster.

Au bord du Guil, là c'en est vraiment finit de perdre de l'altitude. Il va falloir remonter un peu vers l'arrivée.
Une petite bosse qui se laisse pas faire sur ce final. Ça passe sur la selle mais faut y mettre de la bonne volonté, surtout sur la fin.
Tout ça nous fait sortir en haut sur le parking tout près de la forteresse.
Un petit sentier court sur la crête en surplomb. Les yeux sont encore à la fête par ici, entre les falaises découpées sur la rivière, la cascade qui descend du plateau de Guillestre et le Fort Vauban, on est servi.

Ah par contre voilà les averses qui nous accompagnent maintenant sur ce final.
On entre dans le fort par les souterrains et en prime on a droit à un gros km sur un parcours XC à l'intérieur de la forteresse. Bien sympa ça pour finir !
On a pu passer la ligne à quatre. Bravo ! Joli groupé.
6h20 de temps total pour 53 km. Dénivelé entre 2500 et 2800 mètres selon les gps.



Pour se restaurer il y a un grand barnum garni de salades, fromage et dessert.
Et aussi cette fois la tireuse à bière est là. Ça manquait en 2016. Bravo !
Bon je sais je pinaille encore un peu, mais 15 cl c'est trop peu les gars 😊. Un demi ou 33 cl serait au top ! Pas grave je reviendrais quand même.

On retrouve les copains autour de la table.
Christophe arrive peu après. Grand fan de portages, ça a été sa fête toute la journée !!
Et les averses s'intensifient pendant qu'on est en train de manger. Sans grande faim je dois dire. L'appétit viendra plus tard.
Encore pas mal de monde sur les parcours qui doit rouler avec les imperméables maintenant.
Pour les deux cents premiers environ, on est bien passé finalement, sans pluie quasiment.

On profite peu après d'une mini éclaircie pour redescendre vers le camping. Perdu ! A peine hors des murs d'enceintes, la sauce repart de plus belle pendant les cinq ou six bornes qu'on doit parcourir. Là pour le coup on est sérieusement arrosé et trempe. Mais ça reste anecdotique et plaisant même cette grosse douche sur le bike.

Pour terminer la soirée, on a même réussit à dégoter le petit restau qui va bien à Mont-Dauphin. Ça s'appelle le Galet chez Jacquie et Fifi. Belle et bonne table pour finir un bon séjour.
Le lendemain on s'en retourne tranquille vers la ville, avec encore de belles images sur les sommets.



Le Vauban 2019 aura été costaud, très costaud. J'ai bien morflé pour le passer celui là. Clairement en déficit (volontaire) de préparation pour la montagne en vtt cette année, du coup c'est moins évident.
Mon unique participation en 2016, m'avait laissé un des meilleurs souvenirs parmi les raids montagnards, celui là aura été par force plus mitigé.
Les conditions météo du dimanche ont changé pas mal la donne certainement, et ajouter de gros passages en portage pour pouvoir réorganiser au mieux les circuits, d'où cette impression d'avoir passé un paquet de temps à côté du vtt. Le plan B a corsé l'aventure.
La descente shuntée sur Arvieux et la montée piste de Furfande aurait été meilleure à coups sûr, mais pas jouable aujourd'hui pour une organisation responsable qui connait son affaire.

Le top quand même ce sont ces descentes qui font grimper le plaisir en zone rouge. Tout est bon quand ça dévale !
Merci et bravo au Team Vauban pour cette organisation.

On a pu rouler à trois ensemble, finir à quatre, le cinquième était tout près derrière, eh bien c'est une bonne chose tout ça ! Et ça fait une belle expérience et un super séjour en surnombre. 
Merci à tous et à une prochaine pour remettre du piment dans une autre aventure éloignée.

Vive la montagne !


11 ème Raid Vauban





Plaque pour le raide 😊




Y avait que trois bosses finalement ! 😉 




Les retrouvailles du samedi sous le grand soleil





Avec Christophe, Jeff, Patrick et Arnaud au départ
Tendance couvert aujourd'hui, pour le ciel et les bonhommes




Thierry qui briefe Arnaud.
La prochaine fois on tourne à la Queyzac promis ! 😊 




Mise en grille avant le départ




Le départ sur le plateau de Ceillac




Concentration... pour les portages 😊




Quelques belles cascades sur ce Raid




Premier petit secteur pédestre. Très joli !




Vers le km 8 on est repassé proche du départ




Quand le sentier roule c'est extra




Des passages où on alternent poussage et roulage 




La montée vers le Col Fromage




Après le passage du col. Très bon !




Le ravito un. Bramousse. Après une descente de folie !



Pour la bière on attendra le Fort




Christophe Patrick




Des merveilles en sous bois





Longue remontée sur route avec au moins mille et un virages en lacets 😊




Vadrouille montagnarde en trio avec Jeff et Arnaud
Super ce format de ride !




Début de la variante qui shuntait Arvieux et Furfande
Joli mais costaud !




Les Chalets de Furfande en montant vers le Garnier




Arnaud




Jeff




Au passage du Garnier la météo s'améliore pas




Dans la longue descente finale




Le ravito 2 - Km 43 environ




Quatre pour finir. Patrick nous a rejoint dans la descente.




Profitez de belles vues au Vauban
La Vallée du Guil - Mont-Dauphin



  
On va terminer avec la pluie



De bonnes tables sur Guillestre et Mont-dauphin




Vive la montagne !

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