Cyclo Sportives - Belles de Montagnes

8 juillet 2017

En parallèle du vtt chaque année, je me nettoie les injecteurs sur quelques petites cyclos sportives. On a un paquet de courses de ce type dans le grand sud ouest, et y a qu'à piocher dans les belles épreuves de la région.

Après la Castraise à la sortie de l'hiver, la montagne se profile au début de l'été avec deux grandes courses qui se suivent à une semaine d'intervalle. L’Ariégeoise et la Pyrénéenne.

ARIÉGEOISE - MOUNTAGNOLE
Samedi 24 Juin

Les Pyrénées Ariégeoises en été, nous offrent de belles montagnes pour faire du vélo de route.
Et elles servent de support à une des plus grandes cyclo sportive en France, avec quelques 5000 inscrits à chaque édition maintenant.
Avec 4 parcours au choix, y en a pour tous. XXL avec 170 km, Ariégeoise avec 160 km et Mountagnole 105 km.
Samedi 24 juin, on est trois du club au départ de la Mountagnole. J Luc, Fred et moi.
La voiture est posée à Vicdessos, et on profite des quinze km de liaison descendante pour rejoindre le départ à Tarascon.


Les deux grands circuits démarrent à 8h. 
Pour nous ce sera 8h30 pour lâcher les watts.
Départ derrière une voiture ouvreuse pour sortir du village. Ça va déjà relativement vite, même si c'est moins rapide que d'habitude sur les départs directs. 

Pas le temps de chauffer cette année, quand la voiture s'écarte au bout de trois quatre bornes, on est déjà au pied de la première bosse. Le Col de Port.
La première partie est plutôt facile jusqu'à Surba et Bedeillac, mais ça monte vite et les premiers groupes s'éloignent déjà.

A partir de Saurat, en bout de ligne droite, on attaque vraiment les plus grosses pentes du col. Sur six ou sept km ça grimpe bien. Les trois derniers km sont plus faciles.
15 km de montée en tout.
Je passe bien cette première bosse. Ça reste rude en course, mais ça passe sans trop se cramer.
Le plus étonnant en montant c'est de doubler au bout d'une demi heure environ, des participants qui sont partis sur les grands parcours demi heure avant. Pas sûr que ceux là soient dans les délais pour boucler leur parcours.

Le temps du jour est correct. Pas très chaud, un peu de brume le matin selon les endroits.

Y a un ravito au col, mais peu de monde s'arrête. 
La descente ça file rapide plus ou moins en groupe. 12 km à vive allure jusqu'à Massat. Je descends bien, mais faut aussi récupérer un peu, et c'est pas toujours simple de suivre les plus rapides.



A Massat, une longue liaison en faux plat descendant. Bien calé dans un groupe, on reste à l'abri. Ça roule bon train tout le long dans les gorges au bord du ruisseau de l'Arac.
Village de Biert, puis Castet d'Aleu, les parties descendantes défilent.
Au croisement de l'aire de Kercabanac, on remonte le long du Salat jusqu'à Oust, pour prendre la vallée du Garbet jusqu'à Erce. 

Le parcours 2017 original passait par Seix, le Col de Latrape et le Col d'Agnes, mais il a été modifié au dernier moment.
Suite aux orages une quinzaine de jours plus tôt, des coulées de boues ont esquinté la route du col d'Agnes. Les travaux d’aménagements n'ont pas pu être fait à temps.
D'où un nouveau parcours proposé pour compenser.


Bon ça roule bien, j'ai la forme qui va bien on dirait.
Sur ces faux plats montants, l'allure bien que toujours soutenue laisse un peu de répit parfois dans les groupes au gré des relais plus ou moins forts.
Dans ces liaisons rapides, les groupes se reforment avec de nombreux participants généralement qui reviennent par l'arrière.


A Erce, la route braque à gauche tout d'un coup et côté transmission, on met aussi à gauche en tombant la plaque et en remontant les dérailleurs. Deux bornes à faire sur une belle grimpette qui envoie quelques pourcentages sévères. Ça pique aux jambes après la longue partie rapide qu'on vient d'avaler.
J'étais bien placé devant, mais dès que la pente arrive, je rétrograde vite en fin de paquet. 
Dès que ça regrimpe, les groupes explosent.



A Cominac, on est sur le petit col du Saraillé. Cinq km de montée sans grande difficulté, on arrive très vite en haut. En forêt, il y a un peu d'humidité.
La petite descente du col se poursuit sur une dizaine de km jusqu'à Massat.

Tiens un autre ravito. Je prends juste un verre sans m'arrêter. Merci aux ravitailleurs qui proposent de se ravitailler à la volée.

La suite c'est la dernière bosse.
Le Port de Lers. 15 km de montée.
J'étais dans un petit groupe de cinq ou six au pied de la bosse. Ça éparpille vite, je prends mon rythme un peu moins rapide que les autres. 
On revient sur quelques concurrents à mesure que ça monte. Mon cardio va bien, pas de faiblesse.
Sur les parties les plus fortes après le petit bourg du Port, on est dans le dur, mais je vois que je commence à reprendre des concurrents. C'est bon ça ! 
Les bonnes sensations malgré la fatigue, ça motive.
Jusqu'ici tout va bien ! 😊
Bon et puis ça a fait pshiiittt comme disait l'autre. A l'entame de la série de virages en lacets, mon boyau arrière se troue la tripe. 
Rha putain, je suis en joie intérieure c'est clair.
Bon ben pour changer un boyau bon courage. Impossible à décoller, je sais pas trop comment machiner le bordel, donc on va faire pédestre.



Cinq ou six bornes à grimper encore.
Au bout de deux cents mètres ça me gonfle, je remonte en selle et tente de rouler. Le boyau à plat recouvre bien la jante et ça à l'air de fonctionner.
Je pense que c'est pas top certes de rouler comme ça, mais ça me permet au moins de finir la grimpette et de voir là-haut si je peux trouver une solution.

Je perd du temps, mais ça monte quand même pas trop mal.
Je passe le col un peu brumeux par moments, et maintenant que j'y suis je tente la descente. Pas simple mais ça se fait malgré tout. Petite allure entre 20 et 30 à l'heure maxi quand c'est droit. Les courbes et les virages tout doux tout doux.
Je me suis fait un peu doubler en montant, mais là en descendant c'est un paquet de fusées qui passent.
Je fais gaffe et le village de Vicdessos finit par arriver. Reste plus que deux tout petits km pour passer la ligne.
Bon ben j'ai pu finir finalement.

105 km - 4 h 04 - 2800 m de D+.
Je termine loin cette fois en 190 ème position. 
Si j'en crois un gars que j'ai revu une semaine après à la Pyrénéenne, qui m'a doublé alors que j'étais à pied et qui termine 70 ème, j'aurais logiquement finit devant lui dans les 60 - 70 ème au moins.
Dommage !
Surtout que je ne pensais pas être dans les 100, malgré de bonnes sensations en course. Mais le niveau est relevé sur cette épreuve.



Bon sinon après l'effort on passe à table, et aussi à l'option bière avant de repartir.
Le soleil est maintenant abondant sur l'aire d'arrivée.

Plus courte en distance que habituellement, seulement 100 km tout au plus, le circuit Mountagnole a été très bon et l'Ariégeoise 2017 est encore une fois une belle course, pleine de succès et très bien organisée.
Merci et bravo ! A la prochaine.


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LA PYRÉNÉENNE - 2 VALLÉES
Dimanche 2 Juillet

► Strava - La Pyrénéenne

Huit jours plus tard, même topo dans les Hautes Pyrénées cette fois.
La Pyrénéenne change de site tous les ans pour nous faire varier les plaisirs routiers sur une belle variétés de cols.

L'épreuve 2017 démarre de Saint Lary Soulan cette année.
Le parcours à faire c'est la 2 Vallées. 100 km et 2700 m de positif environ.
La 4 Vallées fait quand à elle 160 km. 

Arrivés la veille sur place, on loge sur Arreau 10 bornes en dessous. On consacre notre après midi à faire le plein de vitamines en terrasse de bistrot et au restau du soir.
Le temps est moisi le samedi. Demain ça ira mieux.

Dimanche matin, vers 7h00 on se met en selle pour rejoindre le départ.
Sur la ligne à Saint Lary, on retrouve Eric, Xavier et Gégé. Quant à nous on est 4 avec Patrick, Christophe, Jérôme et moi.
8h00 ça déboule derrière une bagnole ouvreuse.
Le peloton prend vite toute la largeur de la grande route en profil descendant. C'est du 50 à l'heure en moyenne pour rejoindre directement Guchen.
Dommage le parcours a été amputé d'une grosse dizaine de km au début.



A Guchen au km 6, coup de barre à gauche et hop c'est parti pour la première bosse.
La Hourquette d'Ancizan. 10 km d'ascension avec un début plutôt rude dans les 8 ou 9 % de pente.
Le temps est bon un peu frais et quelques brumes matinales de ce côté sont présentes.

45 mn environ pour passer la bosse. C'est pas mal je roule bien. Je me suis fais doubler assez souvent, mais ça va côté sensations.
On bascule au col et le ciel se dégage.
Longue descente sur Payolle, avec un petit km montant au Sarrat de l'Artigou.
Le décor de ce côté du col est splendide comme d'habitude.
Le final se fait après le Lac de Payolle.

Bien vite on bifurque vers le Col d'Aspin. Six petits km sans trop de difficulté, cette montée passe rapidement. 25 mn environ.
Passé le col, la longue descente sur Arreau est rapide.
Arrivé au village on refait un groupe pour la liaison qui va suivre.
Tiens revoilà Momoye qui me rejoint.
Une petite vingtaine de km dans la vallée de la Neste, sur les premières pentes du Peyresourde, et ensuite la petite route qui fait le tour du Lac de Genos en passant par Loudenvielle.
Sur cette partie, on roule bien mais sans trop se mettre dans le dur. Le profil montant est usant et long et pas grand monde pour prendre les relais, alors que le groupe est bien étoffé.



Genos, calme plat au bord de l'eau. Il fait super beau, les eaux du lac et le ciel sont au grand bleu. Des colliers de nuages entourent les cimes très hautes dans le fond du panorama. Très joli tout ça !
Bon mais le calme plat dure pas longtemps.

Au début du village, ça part à gauche et là ça calme d'entrée.
Le Col d'Azet. 7,5 km avec une première moitié difficile. entre 9 et 10 % de pente, c'est rude, surtout en course. On n'a pas trop chômé jusqu'à là et faut passer ce dernier plat de résistance.

J'ai encore un rythme qui se maintient sans faiblir., et je l'ai trouvé plus court qu'à l'entrainement cette fois. Je finis très bien là-haut. La montée est belle dès qu'on émerge sur la deuxième partie qui est bien dégagée. Les parapentes font des moulinets pendant qu'on tourne de la manivelle.

Col d'Azet km 70. Altitude 1500 et quelques mètres.
Pas d'arrêt aujourd'hui nulle part. Deux ou trois ravitos étaient présents sur le parcours.

Gaz dans la descente. On passe le village d'Azet et d'Estensan, avant d'aller faire le final rapide vers Camparan et jusqu'à Bazus Aure.
En bas on rejoint la route principale qui remonte en pente douce jusqu'à Saint Lary. 
5 km à faire en mode à fond. On est quatre ou cinq groupé, et on a deux concurrents à deux cents mètres devant. On tente de revenir, mais malgré un gros rythme on n'a pas pu les rejoindre.



Finish dans la rue principale du village.
On passe la ligne au bout de 3h27 de course. 87 km et 2600 m de D+. 70 ème au classement.
Là encore un circuit très court pour une cyclo sportive. 20 km de plus serait bien mieux.
On a malgré tout notre compte d'efforts.

Sur l'arrivée, on peut se ravitailler et ensuite on file au repas prévu dans le gymnase un peu plus haut.
Le plat pricipal, une axoa basque (achoa). Excellent !
En redescendant, on retrouve Ana, Cendrine et Marie, et on tombe par hasard sur une terrasse de café. Arrêt obligatoire. La mousse est bien méritée.

Super WE à la montagne et une très belle cyclo sportive de plus.
Rdv en 2018 à Argeles Gazost pour la suite.
Bravo aux organisateurs et merci.



Causerie :

Taper la causette :-)