Roc Trespouzien

15 avril 2012

Excellent, très fort mais très dur.
Ca aura été en résumé ce qu’on pouvait se dire en parcourant le millésime 2012 du Roc Trespouzien.
C’est le 3ème que j’enquille d’affilée et ca reste un must chaque année.

Excellent parce qu’en vtt, la monotrace c’est ce qui nous plait le plus. Et là-bas, il en sort de partout.


Y en avait déjà plein, eh bien y en a encore plus. Ça pousse bien dans le Lot faut croire.
Gavage grave de single, en montant, en descendant, sur le plat, en dévers, sous les pins, dans les gorges.
Dingue cette histoire !!

Très fort parce que comme d’habitude, sur un périmètre pas très vaste, on parcourt 80 bornes quasiment.
Les traceurs connaissent leur région comme personne, et quand il manque un morceau de liaison, ils sortent les machettes et taille dans la végétation pour ouvrir ou ré ouvrir de superbes passages
qui au bout du compte apportent une plus value bonifiant encore le parcours.
Et ce sont des traces qui seront de plus en plus nettes et praticables au fil des années certainement.

Enfin très dur car cette année, il y avait comme annoncé pas mal de poussages qui consomment du jus, énergivores comme dirait J Yves, et qui fatiguent énormément.
Bon moi de toute façon j’aime pas les poussages.
Les deux bosses entre le ravito deux et trois ont mis à mal les organismes.
Des parties de poussettes bien trop longues pour ma part qui augmentent fortement la fatigue et font que la fin sera d'autant plus rude ensuite.
Et jusqu’à la fin, il y a eu des passages où il a fallu pousser le vtt plus que de raison, soit à cause de la pente, soit à cause de la fatigue accumulée avant.
Les quelques portages obligés, pas très longs la plupart du temps ne posent pas de problème.
On porte trente ou quarante mètres, on saute quelques marches et ensuite on se remet en selle.
Mais, fallait être en forme pour apprécier au mieux ce super parcours, sous peine de se retrouver avec plus de souffrance que de plaisir.
Pour ma part, j’ai finis rôti et même bien cramé.
En roulant, je me disais que c'était peut être un peu de fatigue ou un jour moins bien, mais pour en avoir discuté avec quelques gars après le raid, c'était surtout qu'il était corsé le bougre.
Chacun quel que soit le parcours avait son compte et largement.
Ce qui le rend rude aussi c’est qu’il y a peu de place pour la récup.
Les portions plates ou plus calmes même, c’est pas trop le genre de la maison, donc faut s’employer en permanence.
Mais le déplacement valait la peine aujourd’hui et dommage pour ceux qui auront manqué l’aventure.

Avant d’attaquer le moulinage, faut d’abord regarder qu’est ce qu’on a au menu.
Le Roc Trespouzien, c’est 4 ou 5 parcours de 20 à 80 bornes en gros.
On est venu à trois seulement de Toulouse au petit matin, plus Pax qui nous accompagnait
Période de vacances pour certains, période de bringues la veille pour d’autres et aussi une fenêtre météo à 5h du mat qui n’incitait pas à se lever. De la flotte.
Heureusement la météo sur Cahors était plus clémente selon les prévisions.
Une belle averse sur le trajet, et puis le soleil apparait à l’approche de Cahors.
Au final, sur le parcours une petite pluie, de disons 3 minutes, en exagérant un peu.
Même pas de quoi refroidir les machines, et à peine si ça a mouillé les traces, et rendu quelques pierres glissantes qui n’en ont été que meilleures à passer.
Le terrain était impec pour le roulage, pas de bouillasse, pas de colle, même dans les combes. Vélo très peu sale.
Les traces évacuent bien l’humidité là-bas.

On retrouve les riders habituels aux inscriptions, environ 300 inscrits, ce qui est bien vu la météo dans le grand sud ouest.
8h30 départ groupé. Ça démarre plutôt gentil sur les chemins, avec une mise en jambes idéale sur les quinze premiers km avec un ou deux petits portages même pas mal.

Gaël (G58) emmène la troupe pour rejoindre une première petite trace descendante qu’il fallait pas manquer et bien vite ensuite on se tortille dans les monotraces pour monter, descendre, monter, descendre et je pourrais vous en faire 8 lignes comme ça.

Quand on entre dans le vif du sujet sur ce site on en prend jusqu'au bout et croyez moi, va y avoir du sport. Grosse partie de manivelles.

Connaissant plutôt bien le coin, je retrouve encore de nouvelles traces inconnues, d’abord sur le début du circuit
et ensuite par exemple cette super descente après Cambayrac,
ces traces sauvages du côté de Rassiels ou encore cette liaison qui ondule après la montée infernale vers Ventejouls
(argg !! le poussage à rallonge) avant de plonger dans la combe sous Labouysse.
Un vrai régal que toutes ces nouveautés. Et on en avait encore quelques unes sur la boucle du grand circuit.
Bravo les gars, encore une fois c’est du tout bon.

Côté caviar visuel, y a de quoi ouvrir les mirettes un peu partout, et on pouvait pas manquer la petite remontée du ruisseau de Landorre.
Difficile à passer entièrement sur le vtt dans le lit asséché remplit de pierres pas commodes, mais tellement beau.
Et le final de la descente ensuite dans le prolongement en aval de ce même ruisseau, splendide.

Enfin partout, il y a du plaisir à rouler.
Dans le dénivelé négatif, c’est du tout bon en permanence.
Multitudes de descentes variées, certaines très techniques, quelques unes bien plus rapides, mais toujours un régal à piloter

Gros travail de fléchage sur tout le parcours, pas de souci pour suivre les panneaux rouges et les rubalises qui sont posées parfois tout le long des sentiers fraichement ouverts, là où la trace n’est pas encore évidente.

Pour la remise en forme, 4 ravitaillements. Disposés tous les quinze km environ, ça permet de se remettre du carburant.
Vaut mieux d’ailleurs ne pas les zapper car la route est longue.
Et puis à l’arrivée, affamé comme rarement, la soupe au fromage excellente vous remet l’organisme d’aplomb et refait tous les niveaux.
Repas complet bien arrosé avec le breuvage du terroir qui va bien.

Bon voilà, j’ai aimé et pas qu'un peu. Pas besoin d’en faire deux pages.
Mais bordel… mal aux jambes quand même. :-)
Y parait que c’est bon signe, ça veut dire que la mécanique a bien travaillé.
Les traceurs aussi ont « bossé » leur sujet

Mon gps s'étant arrêté une dizaine de bornes, les données relevées ne sont pas complètes, il me manque environ 1 heure de roulage.
69 km - 5h15 de roulage - 1/2 heure d'arrét - et 2100 m de D+

C’était ça le roc Trespouzien ! Vous n’y étiez pas ? Dommage, faudra revenir l’an prochain.
Je détourne encore volontiers le titre d’AC/DC - Let there be roc


Causerie :

Taper la causette :-)