Rando Villelongue

23 février 2014

Le soleil, la mer, la montagne, les amandiers fleuris, un coin sympa, une équipe agréable c'est déjà super, mais quand en plus vous ajoutez le vtt, alors là !


La rando de Villelongue se présentait donc sous ces meilleurs jours et il fallait y être pour cette édition 2014.
C'est ce qu'auront fait d'ailleurs quelques 340 vététistes, et pour le coup ils ont eu du nez encore une fois.

On se pose au départ au petit matin sous une température fraîche, mais avec le soleil des grands jours.
Y a du monde, et des copains un peu partout. Inscription, bavardage, préparation et on démarre une fois que la troupe est au complet.





Parcours au choix et multiples qui vont de 20 à 55 km environ, avec du dénivelé.
Peu après 8h c'est parti pour sortir du village et entrer direct sur un petit sentier qui nous emmène sur un excellent premier passage. Une partie boisée sur le bord d'un ruisseau qui tournicote et ondule avec grand plaisir.
Ce doit être l'heure de pointe ou les départs en vacances, toujours est il que ça bouchonne, mais c'est un vrai régal cet entame de trace.
On s'éparpille déjà un peu au gré de la progression. Je roule avec Miguel du Cami Catalent, et il y a là, Oscar, Martine, Alain, Jacques, Guy, Michel, et sa pince magique, Philippe et Stéphane et d'autres encore.

Au village de Laroque des Albères, ça continue dans la végétation et les petites traces ludiques. Et puis il va bien falloir s'élever ensuite. Exit manchettes et coupe vent, on prend un peu de hauteur.
Le ravito 1 arrive vite vers le dixième km à peine. Une petite pause sucrée et ça repart.



Le parcours est tracé en petites boucles qui s'entrecroisent. Du coup il y a du monde la plupart du temps sur cette première moitié. L'occasion de saluer des connaissances en déroulant les pistes.
Le fléchage est bien présent et visible, mais faut être vigilant sur les tags de couleur et les panneaux.
Il y a plusieurs couleurs pour un même circuit et c'est pas toujours simple à suivre au début. 
Ça demande un peu d'habitude, car les changements de couleurs nous interrogent sur les indications des distances.

La première partie du parcours se situe au dessus de Sorède avec des montées sur pistes la plupart du temps. Ça permet de bien passer les bosses pour aller attraper à chaque coup une descente sensass. En montant, les paysages lumineux vous proposerons de belles images tout azimut, la mer avec le littoral catalan, les sommets des Albères et bien sur le Canigou qui stimule le regard bien souvent. Le matin un peu prisonnier de la brume quand on approche en voiture, et le soir lorsqu'on quitte le village, on s'est fait la réflexion dans la voiture, il semble en suspension dans le ciel. Blanc éclatant, on voit que lui.



Bon sinon revenons à nos folles sensations de bonheur sur ce circuit où ils nous ont fouiné les plus belles traces.
Superbes monotraces dès qu'on se met dans le dénivelé négatif. Il faut être à l'aise en technique bien souvent, mais c'est très bon partout. Certains passages purement enduro, très rares heureusement, sont carrément énormes et pas faisables pour ma part. Mais pour le reste c'est du grand bonheur. Ces sous bois sont magiques à descendre.
Deux bonnes (non très bonnes) descentes sur les vingt premiers km, et tenez vous bien avec des passages ultra ludiques.
Une première avalanche avec de longues glissades sur les pentes terreuses et supers sèches, slalom entre les arbres, changement d'appuis incessants et tout plein de bonnes choses à mesure qu'on perd du dénivelé. De quoi garder de bonnes sensations tout le long. 


En bas, on est revenu dans la plaine et faut bien reprendre du positif pour aller chercher le deuxième épisode descendant. En piste au dessus de Sorède où on gravit tous les lacets sur une bonne longueur de temps. Chemin faisant on profite du paysage tout le long de la bosse.
Une fois là-haut, la fiesta est à nouveau de mise pour replonger vers le village. On monte longtemps pour arriver là, eh bien on va en avoir bien plus en récompense pour la peine.
C'est long, c'est bon et très généreux en émotions. Fallait pas la manquer celle là, tout comme il fallait pas se manquer aussi par endroits, mais quelle trace encore !!


Euh… c'est costaud aussi attention, rien d'infaisable mais quand même il faut un certain niveau technique et il y a quelques séquences musclées où chacun fait ce qu'il peut.
J'ai toujours pas mon nouveau joujou, et le semi rigide c'est bien, mais ça montre vite ses limites.




Descente longue je disais et en deux temps puisqu'il y a une petite coupure sur piste à moitié par là.
Avec Miguel on profite de cet intermède pour faire les bourrins de base et plutôt que de suivre les flèches bien visibles à droite, on choisit l'option remontée de piste. Trois ou quatre cent mètres plus haut sur une intersection, plus de balise. Oups!! Sans ce croisement, on remontait peut être à coup sur, là-haut d'où on venait.
Bon on se remet dans le droit chemin bien vite et la monotrace continue de pencher de plus belle ensuite. Tout aussi technique, c'est bien bon mais ça remue son bonhomme jusqu'en bas.


Le calme revient ensuite pour rejoindre le village sur une partie roulante et reposante très appréciable, et idéalement placée avant de remettre le cap vers les hauteurs.
De jolis sentiers pour s'élever un peu et on reprend la piste pour revenir sur le même ravitaillement qu'au début où on retrouve les copains. On a passé la mi parcours, j'ai trente km bon poids au compteur.
Ravitaillement bien fourni en salé et sucré et puis y a même des bonbons en caoutchouc et des fraises Haribo pour les amateurs.

Reprise en douceur (plus ou moins) pour continuer la grimpette.
Miguel à la pèche et il est pas trop en mode économie, on sent qu'il y a des watts et de l'envie.
En parlant de watts, sur un petit raidar infaisable à la pédale, on voit passer un VAE qui le grimpe quasiment avec une main et sur une jambe, tout en sifflotant. Bon c'est pas trop pour les purs vététistes ces machines hybrides, mais ça reste impressionnant à voir à l'œuvre.


Le bon plan vtt se poursuit avec dans l'ordre, une bosse, deux types, trois plateaux (je suis en double et Miguel est en mono), quatre roues et cinq km de piste qui demande de bons efforts.
On arrive là-haut un peu plus tard, en ayant pris le temps de faire quelques photos. On retrouve aussi en grimpant, Martine, Alain, Philippe et Stéphane, et durant la montée, Flo le copain de Miguel nous rejoint.

Le bout de la piste enfin, et on laisse filer sur le même chemin descendant avant de reprendre une monotrace.
Super passage que ce sentier enfoui dans la végétation. Ça remonte encore un peu (beaucoup parfois, surtout au début) mais on est bien là dedans et en tous cas, c'est une variante très agréable après la longue piste.
Ça passe pas partout sur le vtt mais pas loin, il y a quelques petits portages avant de basculer dans la grosse descente. Des efforts bien payés en retour encore. On replonge délicieusement sur Villelongue.
Mis à part le gros passage enduro entre les amas rocheux qui reste bien trop compliqué, c'est un régal encore.
Délicieux mais copieux aussi, avec des séquences sanguines qui remuent fort. Le début est assez progressif, pour ensuite se mettre à pencher fort vers en bas, droit dans la pente.
C'est excellent et bienvenu pour toujours plus de sensations. Terrain de jeu magnifique et largement faisable en adaptant son rythme.


Quand c'est finit, on est revenu à Villelongue. Mais c'est pas terminé pour autant. Quand y en a plus, ils vous en remettent encore un peu et on va pas se gêner car c'est du bon à venir.
A peine plus haut, un autre ravito. Petite pause restauration avant d'attaquer la dernière petite boucle qui revient ici même.

Reprise de la piste pour terminer le dénivelé positif du jour. Cinq bornes de plus qui atteignent mes limites maintenant. Mes deux jeunes compagnons sont jamais en veilleuse, et je fais au mieux pour pas trop les ralentir en montant, et en descendant c'est pareil, ils sont très rapidement hors de vue en cavalant comme des cabris catalans.
Au bout du compte, on débouche sur une petite parcelle de verdure avec un joli point de vue.
Une pause photo et ça relance.
On pense descendre, mais non, la trace se faufile plutôt horizontalement d'abord et surtout elle est excellente encore.
Une de plus qu'il fallait venir chercher à tout prix.
Très joueur le passage avec de nouveau des méga glissades dans des sentes terreuses à enrouler autour des arbres. Quelques marches bien épaisses, et un mini portage après le ruisseau pour revenir de belle manière chercher la dégringolade finale. Énorme leur histoire !
Même avec la fatigue qui m'oblige quand même à lever le pied, c'est peut être la meilleure celle là.
Elle revient superbement sur la piste qu'on a monté un peu plus tôt.
On se laisse glisser quelques centaines de mètres et un plouf à gauche nous précipite sur une autre partie remuante.
Plutôt facile mais parfois piégeuse dans les passages rocailleux.
Sur cette partie, l'amortisseur arrière est vivement conseillé, faudra que je revienne avec. À noter que les arbustes du coin se régalent ici à vous chatouiller les avants bras avec leurs épines amoureuses.
En fin de trace, on retrouve le ravitaillement et les copains encore.
Il nous restera à peine trois km pour finir le parcours, en se laissant descendre tranquillement jusqu'au village.



Très très bon tout ça au final
53 km au Garmin, pour 4h50 de temps total et 4h20 sur la selle. Dénivelé de 1900m.
Que dire de plus sinon bravo sur toute la ligne.
Un grand circuit où le meilleur est de mise. Bien ludique et pour tout public en choisissant sa distance. Difficulté présente et bien adaptée, mais tout le long du plaisir.
Terrain sec, soleil inépuisable, plaisir des yeux, régal de rouler en mode été, et plein de bonnes choses nouvelles à découvrir.
J'étais venu en 2012, le parcours était tout bon déjà, plus facile sur un circuit qui allait bien plus à l'ouest vers l'autoroute.
Cette édition 2014 est encore plus séduisante, par son côté concentré sur cette partie sud du village qui est encore bien meilleure. Un millésime à ressortir de la cave dans quelques années et avec en tous cas une super base.

Pour finir l'aventure, personne n'a oublié le ravitaillement final qui met encore un peu plus la joie dans les esprits.
Faites gaffe, c'est du lourd encore.
Apéro au muscat, soupe à l'oignon avec les croûtons, le râpé et le tout servi au verre (très très bon à chaque fois ce cocktail Villelongue), saucisse grillée, vin, café, et le nec plus ultra des carambars au caramel (put… j'adore ça en plus) et ben mon vieux avec tout ça à la fin, t'es le roi. Chapeau!!
Et le plaisir de retrouver tout le monde autour de la table.


Merci à mes compagnons de route, Philippe, Jean Luc, Jacques, et Stéphane pour m'avoir accompagné et partagé cette belle aventure catalane.
Avec Miguel on s'est fait une super partie de manivelles et son pote Flo sur la deuxième partie.
Salut à toutes les personnes que j'ai vu et revu avec plaisir.
Et puis au plaisir de retrouvailles futures.

Bravo l'organisation, c'est du top.
Le nombre de participants augmente chaque année. 
Curieux phénomène, allez savoir pourquoi !!

Causerie :

Taper la causette :-)