Trabucayre Day's

9 décembre 2012

Le vtt se déguste en toute saison. Et si pour certains la saison de glisse a déjà commencé (on glisse aussi pas mal en vtt…), on a encore enfilé le cuissard ce weekend, pour aller chercher un peu de soleil bien sûr. 

Et en profiter pour rouler deux jours dans des coins inconnus
pour moi.
CR en image sur Plani Cycles


Comme en 2011, le début du mois de décembre nous envoie vers le sud, sur les traces des Trabucayres,
pour ceux qui les ont faites il y a quelques années.
On est une dizaine sur le coup et plutôt que de prendre des traces gps, on est cette fois encore, accompagné par un guide qui connait tout sur le bout du cintre,
puisque c'est Oscar (Scarman), organisateur de ces fameuses Trabucayres et aussi plus récemment du Raid des Deux Catalognes.
Le plan se précise rapidement pendant la semaine vu que la météo est bonne sur les PO.
On pose la valise au camping de Maureillas pour se retrouver fin prêt au moulinage samedi matin vers 9h.





Un groupe de 10 au démarrage. Oscar à la manœuvre, son collègue Luc
et puis le troupeau de Toulousains(nes) parmi lesquels Martine, Alain, Xavier, Guy, Michel, Thierry, Félix, et moi.
Miguel, un onzième compagnon nous rejoint en milieu de journée.
La fraicheur de l'hiver est là, mais c'est supportable tant qu'on s'active sur la selle.
Le programme du jour est orienté vers le sud pour aller rider vers la limite France Espagne.
50 km environ et 2000 m de D+.

Le parcours se compose de plusieurs boucles pour proposer un panel des meilleurs passages.
Montées sur piste plutôt longues parfois, et malgré qu'il n'y ait pas de dénivelés trop violents pour ce premier jour,
c'est pas de tout repos à mesure que la journée avance.
Pour aller chercher un peu de hauteur, le GR10 nous fait monter le cardio contre la frontière espagnole.
Montée facile sur cinq ou six km (si on prend le temps). Si vous êtes pressés, ça fait couiner les gambettes.




Les panoramas depuis là-haut valent le coup d'œil, et bien entendu la suite n'est que du bonheur qui défile sous les pneus.
Les descentes sont toutes sympas à dévaler. Monotraces pour la plupart bien entendu, ce qui fait que le compteur plaisir tourne plein gaz.
Elles ne sont pas difficiles, tout se passe impeccable et à vitesse rapide. Les sentiers sont joueurs et peu technique.
Pas de style enduro ou grosses marches. Et le tout dans les décors sauvages, au milieu des chênes lièges, c'est splendide.
Ambiance vtt classique, ça déconne dans la joie et la bonne humeur.
Le soleil est présent mais aussi le vent. Toujours très froid et à vitesse grand V aujourd'hui.
De très grosses rafales par moments. Heureusement on est souvent bien protégé dans la végétation.
Mais la température de l'air ne monte pas du coup et faut rouler plutôt couvert. 




La reprise après la pause casse-croute est fraiche encore une fois.
Et l'aventure se poursuit sur un bon rythme de promenade.
Oscar nous fait profiter de sa grande connaissance du terrain, car même avec un gps, ça ne doit pas être simple de suivre la trace dans le bon sens.
On recoupe souvent les traces pour faire le best of en permanence.
Mention plus que parfaite à la dernière descente, qui devient plus technique et permet un dernier régal sans modération.
Bravo pour la trace du jour, avec un ultime bonheur pour conclure, à savoir le single qu'on a déjà fait le matin et qu'on refait défiler plus rapidement.
Conclusion d'une journée idéale.
On a dégusté 49 km avec 1950 m de D+. 4h20 de roulage et 2h10 de pause. Extra !!



La soirée s'engage de bonne heure dans un petit restaurant de Céret et la bière de Noël est invitée aux réjouissances.
Autour de la table, vous vous en doutez, l'atmosphère est du genre festive et se poursuit un bon moment, histoire de refaire les niveaux et de prêcher quelques bonnes paroles de vététistes.
Les récits épiques des aventures cyclistes des deux compères Guy et Michel valent leur pesant de fous rire, croyez moi.
Surtout qu'ils représentent à eux deux quelques 80 ans de carrière le cul sur une selle.
À la bonne heure, il faut bien qu'on aille faire une petite immersion sous la couette où il fait bien chaud.
Serait-ce la binouze et le rosé qui refont surface, ou bien le chauffage du chalet ?
J'ai pas bien vu (bu??) peut être, mais y a pas de radiateur dans les chambres.
Au dehors par contre ça caille, mais les étoiles laissent augurer une superbe journée du lendemain.



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Dimanche matin (oui déjà), 8h30 tout le monde est au rapport. On prend les mêmes quasiment et on recommence.
Seul Luc n'a pas pu revenir.




Oscar, notre guide cinq étoiles est là. Miguel idem, toujours en grande forme, en semi rigide mono plateau de 32 devant.
Et Marc un autre local de l'étape nous rejoint à la sortie du village.
Le programme est un peu plus étoffé en distance ce jour. 70 km et 1800 de D+ environ.
À noter que Oscar et ses collègues du coin, en plus de leur accueil sympathique et convivial, ont un bon coup de pédale.
Pas de parcours en trèfle, ou de traces qui se recoupent aujourd'hui, mais une boucle intégrale sur le versant au nord de Céret.
Le soleil est bien présent et vaillant de bon matin. La température reste fraiche, mais la clarté est éclatante.
Le début du parcours est très roulant sur quelques km pour rejoindre les premiers sentiers.
Le Canigou va commander et influencer le regard toute la journée. Il se détache d'entrée en pleine lumière.
Grand manteau blanc qui enrobe tous ces flancs. Rien que pour ça, il fallait venir.
On le verra surgir d'un peu partout durant le voyage.
En attendant il faut chauffer les gambettes sur les premières pistes. Et ça fait du bien.
La température corporelle reprend des couleurs dès qu'on monte un peu.
Soleil dans le dos, paysages superbes et très lumineux.
La première partie sur une grosse quinzaine de km est roulante, avec quelques petites grimpettes plus fortes en pourcentage que la veille.
C'est pas long mais ça penche un peu plus. Beaucoup d'ondulations sur les garrigues catalanes. 





Une majorité de pistes pour le moment. La végétation du jour, ce sont les arbousiers qui sont présents tout au long du parcours.
À mandonné (plus rapide à dire qu'à un moment donné), on descend superbement dans un petit ruisseau peu humide et très sablonneux.
Extra le passage, faut piloter fin, le rendement est pas toujours terrible mais c'est indispensable si vous passez dans le coin.
Quelques roseaux vous saluent bien bas au passage.

Sur le deuxième tiers du parcours, Oscar nous emmène bien après Llauro
où on se replonge dans les sentiers où vont commencer les bosses du genre pas commode.
Forts pourcentages bien souvent, limite rupture, la chaine reste à gauche, jetez la plaque de 42, pas besoin par là.
On a eu droit aussi à une séance portage pour faire bonne mesure. Un vrai portage pur et dur, du genre que vous rencontrez en face sur le Canigou.
Bien moins long rassurez-vous. Quatre ou cinq minutes à porter le vtt à peine, mais une belle échelle naturelle.
Et pendant de gros km, on continue de tortiller dans un bon parcours joueur et physique.
À côté de ça on retrouve des morceaux de descentes extra.
Plus technique que la veille, ça bouge mieux et on peut trouver de bien meilleures sensations.


La pause repas se fait sur un chemin avec en fond d'écran toute la vallée de la Têt et Perpignan qui s'étire en perspective devant la mer.
Le soleil nous chauffe convenablement. Le temps de refaire le plein de vitamines et on réenclenche les pédales.
Poursuite du périple vers les hauteurs jusqu'à Oms. Altitude de 500 m environ. On reste en crête jusqu'à une paire de descentes merveilleuses.
Trop fort ces deux-là. Monotraces plaisir XXXL. La deuxième nous fait faire une petite boucle de 3km,
et si la descente est splendide, et c'est peu dire, fermez les yeux pour la montée. Bordel c'est terrible !
Comme qualificatif, j'ai trouvé monstrueuse, féroce et limite menaçante.
Bon je veux bien croire que j'exagère peut être parfois, emporté par l'élan et la passion, mais là non… ou si peu.
Mon gps m'a affiché des pentes à 24 %. Bon… allez ça passe quand même pour tous.
Mais faudra y mettre de la bonne volonté. Et pensez que Miguel n'a qu'un mono plateau de 32… dingue !!
Mais sinon, des petites bosses comme ça, il en faut une ou deux. En tous cas, si vous passez dans le coin allez-y, ça vaut le détour,
car la descente est excellente. Et puis ensuite c'est que quelques minutes à souffrir pour vivre ces grands moments.


Reprenons la partie où on l'a laissée avec une piste gentille pour dérouler et entamer la dernière partie.
Finir par le meilleur c'est une autre force de ce circuit peaufiné par Oscar.
Depuis là-haut, la vallée du Tech apparait. Maureillas reste à gauche et Céret à droite
À partir de là, on enchaine dans le parcours ultra ludique comme on l'adore.
Petite descente sur la ville qui remet du plaisir en grand. À suivre une montée rugueuse sur trois ou quatre épingles.
On déroule des monotraces cachées dans la verdure couleur d'automne. Sensass !!
Quelques pistes vite fait bien fait pour regagner de la hauteur et se mettre en belle position dans les dénivelés négatifs.
Total régal maintenant.
La dernière descente nous ramène à Céret pour un final parfait avec des passages sensations fortes.
Il reste encore sept ou huit km de bonheur intense, mais le temps s'amenuise et on doit rentrer au plus court.
Et pour faire court, comment dirais-je… on a fait vite surtout.
Traversée de Céret normale, on salue chaleureusement Oscar qui nous quitte pour rentrer à quelques pas de là et puis on prend la route pour cinq km plus qu'à fond.
Le 3ème âge se réveille, les deux Fossiles en mode missile, c'est tout juste tenable derrière,
surtout avec mon mono plateau de 26. Cent quarante tour minutes peut être, et proche de l'asphyxie. Séquence palpitante.




Le camping est là au bout de la route. Terminus. Le compteur affiche 63 km et 1700 m de D+.
Moulinage pendant 4h40 et 2h15 de pause diverses et variées. Encore une journée bien employée.
Côté mécanique sur les deux jours, quelques incidents avec un pétage de câble classique,
deux crevaisons et le morceau le plus emmerdant, c'est la perte d'un axe hauban-biellette pour Thierry à une quinzaine de bornes de la fin.

Weekend vtt excellent encore. Deux parcours qui se complètent parfaitement pour offrir un superbe aperçu de cette région.
Des boucles très agréables. Surtout à conseiller et à mettre en toutes les mains.
Enfin un immense merci à Oscar pour nous avoir accompagné et guidé superbement tout au long du weekend.
Ce fut un plaisir pour tous de rouler ensemble et puis j'en doute pas, y aura une suite à cette aventure.

L'aventure est finie mais les souvenirs abondants demeurent, longtemps…




► Srava -          Maureillas - Jour 1


► Srava -          Maureillas - Jour 2















































Causerie :

Taper la causette :-)