15 septembre 2019

Ultra Raid de la Meije

Une montagne de plaisir !
Au pied d'un sommet géant, ce raid vtt se révèle tout aussi grand !
L'Ultra Raid de la Meije réussit encore une fois, et peut être encore mieux que d'habitude, à sublimer une aventure montagnarde grandiose.

► Strava - URM Jour 1 Sam  -  URM Jour 2 Dim


La 9ème édition aura certainement rencontré un énorme succès auprès de tous les participants, et aussi probablement du côté de l'organisation.
Ultra, c'est l'adjectif qui colle le mieux ! Tout y est ressenti un peu comme ça durant cette traversée des montagnes. Et cette année, une météo exceptionnelle place le curseur de la satisfaction sur un très haut niveau.

Pour ceux qui découvrent ce raid, on pouvait pas rêver mieux. Pour les fans qui reviennent régulièrement, c'était encore extra.
J'en suis à mon quatrième URLM. Y en aura d'autres 😊.



Cette fois je prévois 5 jours en tout. Bien vu ! 
5 jours de soleil avec des températures estivales.
Village de La Grave jeudi en milieu d'après midi, on arrive tranquillement avec Ana pour s'installer à l'Edelweiss. Une auberge hôtel parfaite, pour passer un très bon séjour.



VENDREDI
Pour bien occuper la journée, je vais tester les descentes vtt de la Meije.
Au centre du village, la gare du téléphérique vous amène de 1500m à 3200m sur le glacier. Je vous parle pas de la vue en haut, le mieux c'est d'y aller et de simplement, admirer.
Durant la montée en cabine (comptez 40 mn), en plus du décor purement montagne, vous pouvez apercevoir un peu sur le bas, la trace de la descente.
En haut, sur l'arrivée profitez des panoramas géants.

Vers midi j'attaque ma première descente. 
King Stone Road ! Quoi késako ?!! C'est le nom de la descente.
Température excellente ! Une dizaine de degré au mercure, mais près d'une vingtaine en ressenti. Pas de vent, le top !

En solo, y a personne sur la trace. Les premières centaines de mètres sont faciles et lisses, mais je reste tendu sur le vtt. Pas facile à froid de se lâcher et d'être à l'aise. La hauteur du bazar et le visuel dans les grands espaces est impressionnant.
Surtout que très vite ça devient plus costaud, plus remuant, plus pentu et parfois très engagé sur quelques passages très rudes.
J'y vais tranquille, la cardio monte très haut en fréquence, c'est physique à piloter, on reste hyper concentré, et du coup je fais pas mal d'arrêts pour me reposer et profiter de la vue exceptionnelle sur toute la région. Les menottes et les bras sont vite intensément sollicités. T'as pas besoin qu'on te dise de rester prudent, tu vas t'en rendre compte tout seul. On est petit par ici face aux géants qui te matent !



Habitué à voir le glacier et la Meije depuis le bas ou en face quand on est sur le raid en deux jours, cette fois on inverse la vue pour admirer en face et plus bas, la Vallée de la Romanche, le Galibier, le Plateau d'Emparris, et deviner plus ou moins les traces vtt qu'on avalera samedi et dimanche.

La descente intégrale fait plus de 8 km. Sur les deux premiers quasiment, c'est la partie la plus difficile. A trois ou quatre reprises je fait quelques mètres à pied sur les gros passages qui me permettent pas de passer sur le bike. Pour le reste même si c'est costaud physiquement, avec un peu de maîtrise on passe partout.
Le sentier est bien visible. Le boulot de préparation a du être long et démesuré dans ce chaos de roches pour lisser une empreinte impeccable, qui en plus doit subir quelques bouleversements chaque hiver je suppose. Pour parfaire tout ça, des marques de peinture sont présentes sur les rochers.
La trace perd vite de l'altitude dans les amas rocheux. Il y a un petit névé à descendre sur une quinzaine de mètres à un endroit.

Deux enduristes me rattrapent et on a l'occasion d'échanger un peu plus bas lors d'une pause. L'un deux a participé activement à l'élaboration de la trace sur cette partie haute. Colossal !
Le décor seulement minéral sur la première partie, laisse la place à un peu de verdure timide dès qu'on approche du Refuge Chancel et qu'on plonge sur le Lac du Puy Vachier.
La trace s'adoucit aussi et devient vraiment excellente et facile à contrôler.
Quant aux yeux, c'est le grand bonheur tout azimuts. Oubliez pas quand même de regarder devant les roues 😊. Du coup je multiplie les pauses photos.



Le premier tiers de la DH est passé lorsqu'on aborde le lac. Ensuite ça bifurque à gauche.
On passe encore dans une partie un chouïa rocailleuse et technique, toujours plus ou moins droit dans la pente, mais ça se fait bien.
Dès qu'on rentre dans les parties plus vertes et les forêts de pins, alors là c'est le pied !! La sente sauvage déroule une trace parfaitement moelleuse, tout en souplesse et en slalom géant entre les arbres. Il y a bien quelques racines énormes, et quelques piqués surprenants sur deux ou trois marches soudaines, mais tout passe nickel. Quel régal !
Plus bas, carrément vous pouvez faire des sauts si ça vous tente. Certains faciles, d'autres plus engagés avec la vitesse. Vous pouvez bien sur passer à côté des tremplins sans perte de vitesse.
Et sur ces parties "faciles" on se rend compte encore du boulot de préparation effectué pour sortir un pur single de descente, avec ces consolidations par endroits ou ces virages relevés qui te lancent vers la suite. 
Il y a en plus en parallèle une descente pédestre sur la deuxième moitié, pour ne pas mélanger vtt et piétons. Le tout étant balisé en conséquence.
Bravo c'est parfait !

Le sentier poursuit sa dégringolade folle, passe sous les câbles de la remontée mécanique et termine sa course sur le pont d'un petit torrent. La descente jusqu'à cet endroit fait 7,5 km.
Il vous reste un petit bout de chemin rapide sur cinq cents mètres environ et vous repartez dans un single magique pour serpenter de plus belle dans les sous bois, avec encore d’excellents passages tout le long.
Sensass cette DH !

8,3 km depuis le début de la descente.  Environ 1800 m de dénivelé négatif. J'ai mis une heure environ pour descendre.
On arrive au bord la petite rivière Romanche sous le village de La Grave.
Il n'y a plus qu'à remonter vers la gare (500m) pour en faire une autre tiens pardi.
La première en découverte c'est extra !



De retour en haut, une pause repas au restau d'altitude.
Ensuite un peu avant 15h je me remets en selle pour une deuxième descente.
Celle là ça va de suite bien mieux. Je suis à l'aise d'entrée et je peux poursuivre tout le long sans trop faire de halte. Deux passages sérieux d'une dizaine de mètres à chaque fois sur la partie haute restent infaisables pour moi. Trop engagés et dangereux si on se loupe. Les deux ou trois autres où j'avais appréhendé beaucoup le matin, je les ais mieux négociés.

Au niveau du lac j'ai essayé une petite variante plus à gauche pour voir, mais elle n'est pas meilleure que la trace officielle.
J'ai poursuivi la descente sans temps morts et même en y allant de bon cœur vu que je me sentais en confiance. C'est grisant toute cette dévalade sauvage !

La deuxième descente s'est beaucoup mieux passé. 40 mn pour ce run qui a été parfait pour s'amuser tout le long et ne pas prendre de risques.
J'aurais bien fait un troisième passage mais ça allait faire tard déjà, et puis physiquement c'est quand même éprouvant deux descentes déjà. L'idéal est de grimper dès 8h30 le matin pour pouvoir en faire deux le matin et une l'après midi.

Côté vtt, mon Yeti 140/120 de débattement suffit à descendre correctement. Sur la partie haute un vtt enduro ou freeride seront plus à l'aise pour passer encore mieux et se lâcher réellement quand on a connaissance des lieux.
Pour les protections, j'avais juste mis les genouillères en plus.
Si vous voulez attaquer, en plus du vélo adapté, un casque intégral et des protections dorsales seront pas du luxe.

De retour en bas, et après un peu de toilette, direction la salle des fêtes pour sentir l'ambiance raid qui se profile et retirer le package de départ.
On retrouve Jean-Paul ROUTENS et toute l'équipe d'organisation habituelle qui s'installe.
La foule commence à arriver. Quelques potes par ci par là qu'on retrouve.
Thierry et Paulo débarquent de Nice en fin d'après midi pour partager un joli séjour, encore une fois à la Meije.



Le package d'inscription est ultra complet ! 
La plaque de cadre, le maillot bleu azur comme le ciel du WE, des autocollants du raid, le magnet spécial Ultra, une fiole de lavage vélo, le produit Squirt pour la chaîne, deux produits énergétiques, des pubs et infos diverses, les profils des parcours à coller sur le vtt, et le transpondeur qui vous suit à la trace à travers les montagnes.
Pour faciliter les accès au divers services de course ou autre, vous avez en plus un bracelet permanent au poignet avec votre numéro de plaque.

19h30 briefing habituel pour rappeler quelques consignes, le déroulement de l'épreuve, les points importants, etc. La salle des fêtes des débuts est devenue trop étroite pour caser tout le monde.
C'est la grosse affluence qui augmente chaque année sur l'URLM.
Cette édition rassemblera pas moins de 750 participants sur les deux jours de course.
Un joli record, qui devrait pas tenir longtemps vu les échos renvoyés par ces superbes montagnes à chaque nouvelle édition. Bravo et tant mieux !

La nuit descend doucement depuis les cimes et l’apéro nous appelle, faut pas trop faire attendre. Un peu de sérieux accoudé au bar, un bon repas, et hop on se cale dans les plumards.
La nuit est plutôt courte, lever 4 h du mat, mais ça va bien.


SAMEDI
Vilar D'Arêne c'est toujours le village départ, quelques km au-dessus de La Grave. Vers 5h les parking se remplissent, et sur la place centrale les vtt allument la nuit.
Signez la svp. Après ça y a plus qu'à pédaler un peu.



Les Elites Ultra en un jour démarrent un peu avant 6 heures. 120 km quasiment et 5200 m de D+. Santé les mecs et les filles !! Environ 200 coureurs qui ont soif de grands espaces et de longs rides alone.
Juste derrière, les coureurs du Raid Ultra en deux jours. Quelques 250 il me semble, on démarre cinq mn plus tard. C'est la meilleure formule pour découvrir le raid ou le refaire. 75km +3000 le samedi et 50 km +2500 le dimanche. 
Ça reste montagne et largement éprouvant, mais c'est à la portée de tous.

Pour les amateurs de balades plus courtes et moins rudes, il y a aussi des randos à la journée, où chacun trouvera un périple à sa convenance. Un système de navette est même mis en place pour vous amener en haut des cols (avec le bike 😊) et ainsi profiter tout autant que les autres de magnifiques paysages, et des beaux sentiers montagnards.

La météo on va pas s'y attarder. Ce sera grand beau tout le temps et partout sur ces deux jours. Dix à douze degrés avant l'aube à 1500 m d'altitude autant dire que c'est chaud déjà. On roule en mode été, même s'il faut garder les manchettes et le coupe vent pour pouvoir patienter en attendant que le soleil se pointe.
Le terrain quant à lui sera sec et poussiéreux.

J'en suis à mon quatrième URLM, donc je connais bien, et cette fois je viens pour en profiter encore plus que d'habitude. Pas de chrono en vue, je vais gérer tranquille et rouler comme ça vient.
Je suis avec Benjamin (le Feignasse des forums 😊) avec qui on va passer une bonne partie de la matinée à trimer dans les pampas alpines. Pas revu le dimanche le bougre !!

Allez c'est parti.
On entame dans les rues du village et un bout de chemin, avant de prendre une option route un peu longue et descendante pour étirer la foule. C'est rafraîchissant cet épisode.
La remontée vers le Col du Lautaret est classique ensuite, par les chemins et sentiers. Vu l'affluence bien entendu ça bouchonne copieusement, mais c'est pas très grave on se promène. Pour faire la course faut partir devant.



La montagne brille de mille feux avec une longue traînée de loupiotes qui s'étirent à perte de vue. 
Les premiers sont déjà très loin devant, bien plus haut. L'aube envahit les sommets petit à petit, c'est toujours un grand spectacle à apprécier. Le départ nocturne fait parti du raid depuis toujours, et c'est de bons moments à vivre.

Les premiers poussages arrivent vite sur des pentes musclées.
Malgré l'allure lente dans ce défilé de coureurs, j'ai pas trop la pèche je trouve. Un peu coincé, pas de jus, c'est curieux mais bon on fait avec en attendant que ça passe.

7h du mat, pas de frissons mais de la chaleur déjà sous la veste en passant au col.
La lumière du jour est presque suffisante pour y voir clair. On peut presque éteindre les phares.
Descente rapide sur le GR avant d'entamer la remontée vers le Galibier.
La piste s'étire longuement avec ses multiples virages. C'est plutôt rude aujourd'hui. Je fais pas mal de pauses photos.

Peu après le Monument Henri Desgranges, un sentier nous conduit au pied du fameux gros portage pour le secteur final de la bosse. C'est toujours impressionnant d'en bas quand on voit les autres en file indienne sur le mur, et l'impression ne change pas quand on est en plein dedans.
Une bonne dizaine de minutes pour escalader le monticule. Dur dur !! 2600 m tout là-haut.

A partir de là ça va aller. Le premier ravito est un peu plus bas et surtout on va enquiller la première longue descente.
Difficile sur les premières parties, je suis pas trop à l'aise, là où d’habitude je m'en sortais bien. On est plutôt nombreux sur cette partie encore et il faut parfois s'arrêter dans les bouchons.
Par la suite ça se fluidifie et on peut rouler à sa main.
7 km en tout de descente. Passé les difficultés du haut, ensuite ça roule bien et c'est pas trop technique, même si ça reste bien remuant.



Pour continuer c'est les sentiers vers Plan Lachat. Alternance de roulage et de poussages-portages, sur les parties les plus pentues. Mon rendement s'améliore pas, c'est dur partout, et ça semble pas vouloir aller mieux. Donc on cause un peu dans les paquets, ou on trime en silence.
Une petite descente un peu plus loin nous renvoie vers la rivière qu'on va traverser. Y a un pont mais on passe dessous, c'est tellement plus fun 😊. Y a pas d'eau ou à peine.
Ça repart sur un sentier au milieu des pâturages pour retrouver la piste un peu au dessus.

On a la trace gps des parcours, mais elle n'est pas nécessaire. Le balisage est impec. Avec des panneaux, des tags de couleur orange, et surtout des centaines de petits fanions fuchsias plantés au sol qui servent de fil conducteur tout au long de ses deux jours.
Et comme si ça suffisait pas, de très nombreux bénévoles, aiguilleurs ou secouristes sont partout dans les montagnes pour vous faciliter les passages, et vous mettre sur le droit chemin.

Km 28 ravito 2. Aux chalets des Mottets.
Restauration de rigueur, remise à niveau de la bonbonne d'eau, et puis profiter du soleil qui chauffe la vallée.
La piste continue pour prendre pas mal d'altitude, sur environ 3 km.
Quand on est en forme, ou que ça tourne pas trop mal, ça passe vite. Mais quand on se traîne comme aujourd'hui tout semble bien plus long et beaucoup plus rude.

Quittez la piste et entamez un super sentier vers le Col de la Ponsonnière. Toujours aussi beau celui là. 5 km très très bons. Ils se roulent la plupart du temps, mais présentent aussi quelques petits secteurs en poussages. La trace navigue en balcon très haut au dessus de la vallée qui s'étale de plus en plus en arrière. On est sur des altitudes de 2300 m environ.
Vous longez le Lac des Cerces avant de poursuivre en montant vers le col qu'on aperçoit de loin.
Le décor est sans cesse splendide. Et aujourd’hui avec ma forme olympique 😉, j'ai pu voir plein de trucs que j'avais peut être pas perçu quand j'étais en mode sportif par le passé.



Au passage sur le sommet, les panoramas invitent à faire une pause.
La descente à suivre vous envoie cinq km de bonheur. Monotrace rugueuse mais qui se dompte quand même bien. Elle passe auprès de quelques lacs et s'enfonce jusqu'au l'Alpe du Lauzet. Il y a un peu avant la fin quelques passages chauds bouillants typés enduro.
La dernière partie est très pentue et ultra rapide dans le pâturage.
Les descentes je me les fais un peu comme les bosses, c'est à dire pas fringuant. Je suis pas trop intrépide, pas trop la bonne vista, donc je profite plus lentement.
Quand on n'est pas en forme, on est à l'aise nulle part c'est bien connu.

Km 41 troisième arrêt pour se ravitailler à L'Alpe du Lauzet.
Il ferait bon rester bronzer au soleil par ici !

Allez c'est reparti pour le Chemin du Roy. Un grand classique très plaisant à chaque fois.
Cinq km de mieux en balcons dominants la vallée. Il se roule très bien, il y a juste quelques passages délicats. La sente ondule plus ou moins et grimpe sur la fin avant de plonger dans une petite forêt sensass, dans une succession de petits lacets pas simples à négocier.
Un peu plus bas, traversée de la route, passage dans le tunnel, et remise en selle pour piquer direct dans une prairie pentue qui nous pose sur le GR. Sympa tout ça !

Allez hop on remonte tranquillou vers les hauteurs. Pas loin de trois bornes pour revenir au Lautaret.
Une piste qu'on a descendu à bloc le matin. La remontée est laborieuse, poussive. C'est acquit depuis longtemps que j'aurais pas de bonnes sensations aujourd'hui, donc je me fais ma balade tant bien que mal avec quelques gars qui sont dans le même rythme.



Au passage du col, Ana m'attend depuis un moment. Je suis un peu à la bourre ouais par rapport à mes estimations et à mes temps de passages en 2014, ou 2015.
Je laisse au passage mon surplus de fringues chaudes qui vont plus me servir maintenant, et je poursuis vers la suite.

Un point d'eau a été ajouté peu après. Bien pratique pour refaire le plein.
La trace est nouvelle pour moi sur le travers d'un pâturage. Profil descendant ça fait du bien. Le sentier sur cette prairie n'étant pas tout lisse, ça vibre beaucoup sous la roue.
On longe le petit torrent et on le traverse même à un endroit avec une planche un peu en travers.
Un peu plus loin on descend plus direct vers le tunnel.

Km 51 le boyau congélateur naturel.
Un long tunnel de service de 2800 m. Il relie deux vallées avec à l'intérieur une énorme conduite de flotte.
Noir de chez noir, et froid comme un esquimo givré. Rho bordel la pelante là-dedans !! De vingt degrés au moins au dehors on doit passer à deux ou trois à l'intérieur. Et il vaut mieux avoir gardé sa loupiote sinon c'est pas faisable.
Ça se roule bien. La sensation de rouler à plat est nette, mais on a malgré ça un dénivelé positif de 30 m sur la distance. Très humide, avec plein de petits ruissellements d'eau sur la bande de roulement, on sort de là un peu crépi de flotte plus ou moins noirâtre.
Une dizaine de minutes plus tard environ vous retrouvez le beau soleil au bord de la Romanche, les troupeaux de vaches, et le décor toujours plaisant des montagnes.

Dès la sortie du tunnel, un sentier vous invite à rouler. Ça monte encore un peu, avec quelques mini poussages, et les efforts continuent pour atteindre un peu plus haut le Refuge de L'Alpe. Le quatrième ravito arrive peu après.
Km 56 on appuie sur pause.
Tout en se restaurant en altitude, on a droit à un concert de cloches.
Alors c'est pas les vaches qui agitent les cloches et qui meuglent 😊, mais une joyeuse bande de montagnards et montagnardes qui secouent les bronzes tout en vous encourageant. Vaillante et énergique la troupe !



Allez voyons qu'est ce qu'on a là maintenant, qu'est ce qui reste, et où est ce qu'on vagabonde ?
Vingt km à peine pour la bière. 
On repart pour une bonne partie descente sensass. Monotrace rapide, ça file bon train pendant un moment. On retrouve quelques troupeau qui ruminent en tapant la bronzette. Et puis carrément sans trop prévenir, ça plonge goulûment dans la pente. Trop fort celle là !
Quelques épingles sans trop de difficultés sur une pure trace taillée dans les alpages. On aperçoit les concurrents plus bas qui enroulent les lacets.
Le final sur quelques dizaines de mètres est très engagé sur les parpaings de roches. A pied ça passe bien !
Une planche permet de passer sur un petit ruisseau asséché et le sentier poursuit ensuite bien lisse vers le Pied du Col où on est déjà passé avant l'aube.
Cette variante à partir du tunnel que je découvre cette année est très belle à rouler. Elle ajoute aussi une bonne partie physique mine de rien, mais elle propose surtout un supplément très ludique au circuit. Un petit plus dans l'ultra !

La suite du parcours est connue. Au dessus du village départ, on se dirige vers le Lac du Pontet pour la dernière bosse. On passe le petit hameau de Les Cours, et un single vous fait traverser la petite plaine en suivant. Un bout de route jusqu'au parking et c'est reparti pour en baver encore un peu. Le chemin irrégulier grimpe fort à plusieurs reprises. Avec la fatigue et mes cannes qui se traînent, ça passe pas partout sur la selle.
Arrivé au bord du lac, le plus dur est fait.
Quelques baigneurs ou pécheurs profitent de la belle journée, le Pic de la Meije vous surveille par l'arrière, et là juste à côté de la trace qu'est ce qu'on te voit pas ? Un petit chalet bistrot dans ce décor splendide ! Des glaces et de la bière surement plein les frigos.
J'étais à deux doigts de m'arrêter pour en siroter une. C'était l'occasion ou jamais. Avec le recul à l'arrivée je me dis que j'ai pas été bon sur ce coup là !
Tant pis, je me contente de la flotte que j'ai en réserve. Mais je repasserai surement par là dans le futur, et on en reparlera 😊.



Les sentiers nous attendent patiemment un peu plus haut. On a finit de grimper pour aujourd'hui.
La belle trace défile dans l'alpage sur un ou deux km, et commence à perdre de l'altitude ensuite pour dégringoler du côté du Hameau de Valfroide. Beau sentier rapide et sinueux.

Km 70, on descend par la piste habituelle qui relie les petits villages jusqu'à Ventelon.
Une dernière belle descente clôture la fin du parcours vers La Grave, où on zigzague un peu dans les rues du village pour rejoindre l'arrivée.

Un peu plus de 15h à l'horloge quand je boucle les 75 km avec 3100 m de positif. Longue et belle journée de ride !
9h30 de temps total, ça a duré plus que d'habitude ce premier épisode du samedi.
Bien moins préparé certes, mais quand même sur une forme correcte, je pensais pouvoir être à l'aise et me le faire cool. Ça a été bien plus rude en fait. Globalement pas de jus pour avaler les difficultés, donc il a fallu plutôt trimer tout le long.
Le parcours avec ses petites nouveautés que j'ai découvert est toujours excellent. Quant au décor, c'est somptueux partout.

Pour la suite du programme, vous pouvez laisser le vtt au parc fermé, et vous installer à table avec une assiette repas. Oubliez pas votre petite bière au passage.
Pour ceux qui veulent il y a même un stand massage.

L'après midi se termine tranquillement sur l'aire d'arrivée avant une soirée au calme pour récupérer.
Fin de la première journée. Ça aura été superbe, en attendant demain.




DIMANCHE
L'URLM jour 2.
Le rdv pour le départ c'est à partir de 7h. Départ du raid 8h pour tous.
L'aire de départ se remplie, ça s'agite tranquillement. Ne pas oublier de mettre un autographe sur la feuille de présence.
Belle journée qui se profile. Le circuit est plus "facile", plus court et plus ludique sur cette deuxième étape. 50 km avec 2500 de dénivelé.

Petit briefing matinal et le groupe s'élance dans les rues du village. Le soleil inonde déjà tous les paysages. Ça va être encore lumineux comme journée !
Quelques centaines de mètres et déjà on est dans des pourcentages copieux pour entamer la première partie grimpante. Sur moins de 2 km vous avez 300 bons mètres de positif. Sur des chemins ou en sentiers élargis, ça monte pas mal en poussage et un peu de roulage en fonction de la pente. Faut prendre son temps c'est rude d'entrée.

Après une journée difficile hier, aujourd'hui ça va changer de musique 😊 ! J'ai la pèche, et y a du jus c'est très net. Les jambes tournent bien, les parties en portage ça passe parfait, c'est très bon ça.  J'aurais la caisse toute la journée !



Le parcours est identique quasiment chaque année sur ce deuxième jour, avec seulement quelques petites variantes parfois.
Après la première grosse montée, on laisse le village Les Terrasses pour continuer sur les chemins contre la Forêt Domaniale de La Grave. C'est roulant sur un profil montant.

Quatre km de passé et hop on descend en mode supersonique. Une piste de ski dans un nuage de poussière. Faut pas chercher les difficultés y en a pas ou alors on passe trop vite pour les voir 😊, et ça file au plus rapide en dévalant un monotrace.

En bas, au bord du torrent on reprend tranquillement le roulage sur un chemin. Le visuel sur la descente qu'on vient de faire est étonnant avec ce brouillard de poussières balayé par le soleil, qui reste en suspension tout le long de la descente. Joli spectacle !
La progression se fait bien en passant quelques groupes de maisons avant de tomber sur le ravito numéro un au km 10.
Je roule depuis quelques km avec Jeremy de Revel. On va passer le reste du ride ensemble sur un même rythme plus ou moins.

Pour la suite, on continue un peu de longer le torrent, et très vite on met le cap vers la longue montée de la Buffe.
Pas loin de trois bornes pour franchir le point haut. Ça roule un peu selon sa condition, mais il y a de bons passages en portage.
Un très large décor ouvert, avec le Massif de la Meije qui vous fait de l’œil en permanence et qui restera en toile de fond quasiment toute la journée. Très très bon tout ça !
Globalement c'est plutôt soft comme portage ou poussage, même si ça reste long et physique. Rien à voir avec l'échelle du Galibier la vielle, celui ci aujourd’hui il est "gentil" on va dire 😊. Et c'est quasiment le dernier. Tout le reste du parcours se fera en selle, à part quelques petits secteurs sur le Plateau D'Emparris.
Pendant qu'on grimpe par ici, la file de vététistes s'étale de tout son long sur les pentes de cet immense versant.



Km 15 on est en haut. 2400 m. Les jambes vont bien, et tout le monde doit en avoir le souffle coupé par ici. Pas par l’effort, mais par ce qu'il est permis d'admirer encore, comme un peu partout sur ce raid. Tout le monde est en pause pour profiter des panoramas.
Allons y pour la partie descente.
Traversée de la longue steppe sur un superbe sentier chemin bien propre. Laisser filer le vélo ça va tout seul sur plusieurs km. Plus bas on enjambe le ruisseau avant de remonter un peu vers les Chalets Josserand.

Respirez un bon coup vous allez adorer la suite ! Une descente oui, mais une descente ultra !
La meilleure du raid ! Sachant que les autres sont déjà fameuses, c'est vous dire...
Donc on va plonger sur Besse. Baisse la selle d'abord et gaz ensuite.
Trois km de pur bonheur dans des épingles faciles à enrouler. Ça descend fort globalement. Une séquence de slalom géant, où il faut jouer avec les ornières, les pavés de roches, les enfilades rapides etc. C'est puissant comme sensations.
Et en plus quand t'es en forme, ça s'avale d'un trait sans prendre de risques.
J'adore cette descente on dirait ! 😊
On passe un petit col intermédiaire (Col Nazié) et on prolonge encore le plaisir sur une autre série de lacets qui se laissent faire sans te créer de problèmes.
La partie finale est droite et lisse dans la forêt, et ça décoiffe généralement.
Sensationnelle tout le long ! Pour moi c'est la meilleure.

Bon redescendons de notre nuage... de poussières pour glisser tranquille jusqu'au village par la route.
Petit bourg montagnard, plein de charmes à l'intérieur et très plaisant pour s'y promener entre les chalets.
Le parcours y accède par une route haute, et c'est un toboggan en terre (ultra pentu) qui vous précipite sur les premières ruelles. Y a pas de neige, juste de la terre, mais c'est tout en glisse 😊.



A table ! Km 25. Mi-parcours.
Petit buffet en terrasse sous le soleil, autant dire qu'on est bien.

On repart en petit groupe.
La trace descend sous le village pour approcher un petit ruisseau. Juste après le petit pont, le chemin s'élève doucement jusqu'à la route.
Ensuite c'est parti pour la dernière longue bosse. Passage obligé pour revenir très haut sur le plateau. 8 km pour 700 m de positif. Longue piste qui semble interminable.
Je la connais parfaitement et comme je suis toujours avec de bonnes sensations aujourd'hui, ça s'est encore bien passé. Une heure d'effort globalement. Attaqué tranquille, j'ai pu améliorer l'allure tout au long de la bosse pour bien finir. C'est bon quand ça tourne bien !

Tout en haut un nouveau ravitaillement avant la dernière partie.
Il reste quinze km environ pour parcourir le Plateau D'Emparris, faire le tour des lacs et plonger sur l'arrivée.
Le circuit descend d'abord un peu vers les rifs par un sentier rapide. Au passage des petits ruisseaux, on commence à remonter vers le plateau. Il reste encore environ 250 m de positif à passer.
Quelques petites parties en poussage, qui peuvent se faire en selle si on a encore suffisamment de force.

On rejoint un peu plus haut le Col du Souchet, pour prendre la direction des lacs vers la droite.
Une petite boucle de quatre km très sympa à faire, sur les sentes sauvages du plateau. La progression se fait sur les ondulations du terrain, l'environnement dans l'alpage devient plus rocailleux. Cette belle trace de montagne, un peu technique est très agréable à rouler.
Faut compter une vingtaine de minutes pour faire le tour des Lacs.
L'endroit est bien entendu superbe pour s'en mettre encore pleins yeux.



De retour au Col du Souchet, on va entamer le longue partie en descente jusqu'au bout quasiment.
D'abord en survitesse il faut dévaler les traces parallèles qui filent dans les pâturages. On passe un peu où on le sent, y a plusieurs possibilités, mais ça va vite.
La pente se fait plus prononcée par la suite et devient plus joueuse encore. Faut toujours faire gaffe de pas trop se laisser emballer, mais c'est extra à descendre.
Une petite partie de pédalage sur un monotrace horizontal et hop on plonge sur la piste de ski au dessus du Chazelet. Grand moment encore !
Descente parfaite pour se filer la banane dans tous les sens. Elle semble même améliorée par rapport à quelques années. Une ribambelle de virages qui se tournent impec, pour un pur plaisir de pilotage.
Je m'éclate simplement !

En bas, on remonte sec dans le village. Les cuisses aiment toujours ce passage de reprise !!!
Et la dernière descente qui arrive. Sous le village ça démarre très vite dans un chemin qui descend fort.
Quelques instants plus tard on est sur la petite Chapelle du Bon Repos. Là encore cette descente qui était quasi infaisable sur trois ou quatre gros passages par le passé, est maintenant parfaitement praticable sur le vtt. C'est costaud par contre et engagé encore sur une ou deux marches impressionnantes, mais ça passe. Il y a juste quelques virages serrés qui sont trop techniques pour les faire, à moins de savoir faire tourner le bike sur lui même. 
Bon enfin pour terminer c'est extra encore !

Tout en bas, on a une dernière petite variante humide et boueuse (la seule en deux jours) qui vous ramène vers un camping, juste avant de remonter par les marches habituelles. Un dernier petit poussage et vous pouvez passer la ligne juste après.



Le compte est bon. 50 km et 2400 m de positif comme prévu. 5h40 pour faire le tour. Et j'ai pu rouler en forme et me régaler partout aujourd'hui.
Le circuit est géant, meilleur encore que le premier jour, plus fun, moins difficile aussi, et pour la beauté on veut bien croire à chaud qu'il n'y a pas mieux. 
La météo exceptionnelle permet d’apprécier ce raid dans des conditions ultra favorables, et dévoile des paysages magnifiques.
Tout ça nous donne deux journées splendides pour cette neuvième édition.

Sur le parc fermé on peut laver le vtt. Et comme la veille, vous avez une phase restauration tout en sirotant une binouze. 
Tout le monde rentre au fil du temps qui passe. 
L'Ultra Raid de la Meije touche à sa fin sur une grande réussite encore.

Il faut remercier grandement toute cette équipe de plus de 100 bénévoles qui assurent l'organisation et le suivi de l'épreuve. Tout est bien maîtrisé, et se fait dans une belle convivialité.
Partout dans les montagnes, on retrouve des secouristes et des bénévoles, pour aiguiller et surveiller les passages.
Bravo et merci.





Les parcours 2019 auront été extra partout encore.
Ils restent identiques chaque année, à quelques variantes près, et ils ont évolué un peu depuis 2015.
Le premier jour la montée directe vers le Lautaret est allongée par une portion de route descendante pour étirer la file de concurrents. J'aimais bien la version terre plutôt que la route. Ça ne résorbe pas plus les bouchons pour autant. C'est bizarre de rouler au-dessus de trente à l'heure à la Meije avant l'aube 😊.

Jusqu'à Plan Lachat pas de changement.
Le passage par le Col des Cerces qui était superbe, a de nouveau laissé la place au monotrace en balcon, pour rejoindre la Ponsonnière. C'est encore mieux de passer par là et ça allège un peu la montée sur piste, qui allonge encore si on la fait entière.

Après le Lautaret au retour, la variante sur la gauche de la route est superbe et évite de refaire les mêmes passages inversés du matin. 
Le tunnel est une belle surprise, mais le meilleur c'est tout de suite après en parcourant le Plan de L'Alpe et la descente folle qui suit. C'est vraiment une merveille de plus qui ajoute un superbe bonus au jour 1.

Le jour 2 ne change globalement pas et alterne juste de petits secteurs différents selon les années.
Le chemin en surplomb avant le ravito un est meilleur que la progression classique au bord du Gà. 

Un peu avant Besse on file direct au village. En 2015 on avait dévalé une petite sente en plus vers les Granges du Gay.
La descente directe après le Plateau D'Emparris est meilleure que la variante qui parcourait l'alpage et qui ajoutait encore une difficulté en fin de raid. Dévaler direct après les Lacs Noirs c'est extra !
Enfin tout en bas aux deux derniers km, un aménagement de sentiers permet de proposer un dernier petit passage sympa, malgré qu'il soit bien humide sur quelques dizaines de mètres.
En bref que du bon encore et toujours sur les circuits !

Les dates de l'URLM 2020 sont déjà connues. 
Pour ceux qui veulent tenter l'aventure ce sera le dixième. Faut pas hésiter. Vous en reviendrez certainement enchanté.
Ne pas oublier que c'est quand même bien physique de parcourir ces traces rugueuses et sans compromis. En montagne on porte ou on pousse le vtt, à plusieurs reprises, c'est inévitable. 

La progression est plutôt lente et l'altitude permanente diminue les aptitudes à évoluer confortablement. C'est rude un peu partout.
Les circuits sont éprouvants, et demandent une exigence physique et technique, et donc une bonne préparation pour les aborder au mieux. Même sur le raid en deux jours qui reste le meilleur moyen de découvrir cette épreuve. 
En mode Elite, j'en parle même pas, vu qu'il s'agit là d'un tout autre niveau pour arriver à concentrer sur une demi journée (12 heures 😊), une très longue balade de quasi 120 km et plus de 5000 m de dénivelé. 
Un haut niveau d'endurance, de physique et de mental sont nécessaires. Et les portes horaires de ce plan plutôt hors normes, ne sont pas là pour faire joujou. C'est serré le timing !! Mais ça reste un joli challenge.
 

En contre partie de tous ces efforts vous allez vivre une aventure exceptionnelle, ça c'est garanti. Si la Meije vous en fait voir de toutes les couleurs côté physique, elle vous en montrera mille fois plus côté plaisir.
Une organisation de passionnés, ne peut que vous faire partager et apprécier cette fièvre des montagnes. Les émotions par là-haut, sont toutes aussi immenses que les paysages traversés.
J'ai parcouru quelques beaux raids dans ce genre, mais celui là, et particulièrement cette année, je le trouve encore un joli cran au dessus.
Et comme c'est toujours difficile à décrire toutes ces sensations de bien être, je conseille juste à tous d'aller y faire un tour. Un grand tour, et vous verrez que ça reste magique.


Voilà voilà. Fin du raid 2019. 
Quel Raid !!!
Salut à toutes les personnes que j'ai pu voir ou revoir. A un de ces jours.

Super séjour avec les copains.

Une dernière petite précision.
Je viens de tester le décapsuleur offert en fin de raid.

Ça fonctionne parfaitement 😊 ! 
Santé et longue vie à ce raid plus ultra.

La Meije ça reste géant !


Le décor de l'Ultra Raid la Meije est planté !




La gare du téléphérique à la Grave
Et les sommets géants, pour une descente vtt unique et excellente





L'auberge hôtel l'Edelweiss - Très sympa





...





La montée vers les sommets





Un Yeti à la montagne - Rien d'anormal 😉





Le Glacier de la Meije - Plutôt diminué cette année !!





Terrain plutôt hostile sur le premier km
Mais une trace parfaitement chapée et bien visible





Deux enduristes locaux, qui œuvrent pour maintenir ces belles traces en état





Après les gros passages de roches, la trace s'adoucit
La pente reste toujours bien prononcée - Très bon à rouler





Merveilleuse trace sur le Lac du Puy Vachier





Dans la forêt c'est le panard géant et intégral 





Vtt à droite, piétons à gauche - Parfait pour que tout le monde en profite !





Le départ de la DH est derrière le bâtiment





Préparatif de départ du Raid - Ça sent bon l’aventure !





Dans le package d'inscriptions
Profils - Autocollants - Magnet - Gels - produits divers
Et le décapsuleur spécial Meije, mais à la fin des deux jours seulement 😊





La date 2020 est déjà fixée - Et ça fera 10 URLM - Un bel anniversaire !





Tiens tiens qui va là ?!!
Michel - Pascal - Rodrigue - Yves - Thierry et ??





Jean Paul Routens lors du briefing vendredi soir





Mon appareil à floutages





Samedi 5h30 à Vilar D'Arêne - La nuit est belle et la journée le sera tout autant





Ambiance électrique sur les pentes du Lautaret
La montagne bien allumée avant l'aube





L'aube sur les sommets c'est toujours extra





Certains pédalent, d'autres se mettent en marche 😊





Rien à dire, juste à admirer !





Sur les hauteurs en approche du Galibier





Un portage énorme sur une légende des Alpes. Le Galibier.





C'est au pied du mur, qu'on voit le mieux.... 😊





Premier ravitaillement en haut du Galibier





La longue descente vers la vallée





Reprise des difficultés vers Plan Lachat





Ravito 2 aux Chalets des Mottets





La vue sur le ravitaillement depuis le sentier en balcon





Superbe sentier vers La Ponsonnière





En haut du col avant la belle descente sur le lac





3 ème arrêt - Au restau de L'Alpe du Lauzet





Le Chemin du Roy





Remontée vers le Lautaret





Un congélo naturel de 3 bornes. Ça caille fort là-dedans





La très belle variante pour rejoindre le Plan de L'Alpe





Encore un restau à ciel ouvert - 4 ème et dernier arrêt





Descente vraiment sensass pour plonger sur la Romanche





Le troquet du Lac du Pontet
J'ai pas été bon, j'aurais dû m'arrêter en boire une





La fin est proche, on va redescendre au pied du glacier





Le départ pour un deuxième jour encore meilleur





Dans le village c'est direct dans les gros pourcentages de pentes





Il faut grimper tout là-haut vers Les Terrasses





De belles portions en poussages





On s'en lasse pas





1 er arrêt km 10





Jérémy de Revel - Une belle journée en duo





Dans un petit torrent avant le deuxième grosse bosse





Le long portage de la Buffe - Ça peut se rouler de temps en temps





Arrivée au point haut - Ouf !





La descente rapide vers Emparris





Le ravitaillement de Besse qui suit une des plus belles descentes de la Meije





La longue piste qu'il a fallu remonter. En bas le village de Besse





3 ème et dernier point de ravitaillement au Chalet Favre





Descente sur les rifs




Remontée vers le Col du Souchet





La boucle des Lacs Noirs est superbe à vtt





La furia d'une descente très rapide dans les monotraces du Plateau D'Emparris




Encore une belle prise - Vachement beau ! 😊











Un villageois nous flashe dans le village du Chazelet. Super et merci





Le calme revient après la dernière merveille de descente
L'arrivée est toute proche





Fin d'étape pour ce deuxième jour - Splendide !





La Meije c'est beau comme un sourire permanent





La montagne depuis la Chapelle du village de Ventelon

2 commentaires:

  1. Bigre, Yves je viens de faire le raid de La Meije par procuration et je suis crevé ! Merci pour ce CR qui permet de bien se faire une idée des difficultés rencontrées et surtout du plaisir que procure ce type de Raid. Merci encore pour ce CR dont tu as le secret et pour le partage.

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    1. Je ne peux que te conseiller d'aller le faire en live Patrick :-) Tu verras que c'est 100 fois mieux ! S'il y en a un à faire c'est celui là.

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