Mons - Caroux - Calibrage TransV

28 avril 2018

A 15 jours de la TransVésubienne, on s'en va faire une petite journée réglage et calibrage dans le Caroux, pour parcourir quelques traces qui donnent un avant goût de ce que sera la balade niçoise du mois de mai.

Village de Mons La Trivalle, on arrive à six pour le ride du jour. 
Fred, Jérôme, Jean Luc, Jérôme, Arnaud et moi. La team pour la TransV quasi complet. Manque que Stéphane et Jacques.



Vers 8h30 le café est ouvert, c'est impec. Température déjà très douce en terrasse.
La journée vtt était axée sur les portages et quelques descentes tapageuses.
On a été bien servi comme il se doit.
Une manière de voir aussi, où on en est de la condition physique.
Eh bien pour tout dire, ça va bien je trouve !
J'ai retrouvé une bonne forme, largement suffisante pour une TransV, mais dans le groupe en partance pour la grosse épreuve, ça va aussi impec.
Tout le monde est prêt.



Au programme du jour, quarante km seulement.
Mais quarante au pied du Caroux, c'est déjà bien suffisant.
Ah oui le dénivelé j'oubliais. 2000 m environ 😊.
Une trace improvisée, en mélangeant un peu ce que je connaissais sur place. C'est en gros, un mélange de trail vtt en montant, et de vtt tendance bien engagé qui laisse pas trop la place à la balade champêtre en descendant.

Pour la météo, le temps s'est mis au beau au fil de la semaine, et on a profité à fond de ce samedi ensoleillé avant la perturbation prévue le lendemain.
9h15, on est à la bourre les gars !
Allez gaz, mais doucement.

Les Gorges d'Héric c'est un défilé enchanté pour commencer. Montée progressive sur route. Excellent et superbe !
Arrivé au village perdu, petite descente rugueuse jusqu'à la rivière.
Finit le pédalage dès lors. 
On passe sous le vtt et c'est parti pour un portage intégral d'une petite demi heure à peine. Bien sec dans les châtaigniers, c'est agréable bien que rude.



Arrivé au col de Bardou on doit descendre en temps normal. Ben non mon gars ! Ils en ont décidés autrement en haut lieu.
On poursuit la voie romaine qui monte jusqu'à Saint Martin du Froid. C'est une trace qui habituellement en vtt se fait en descente, ou alors c'est un sentier de randonnée dédié à la marche seulement ou au trail.
Ben nous on y monte à vtt pour le coup. Enfin plutôt sous le vtt presque tout le long. 
On a pu rouler sur quelques passages en faisant de belles envolées du cardio, car c'est bien sûr très technique et accidenté. 
Ça dure trois kilomètres pour atteindre la Chapelle.
Cette bosse c'était la grande inconnue du jour. Je savais pas trop ce qui nous attendait sur cette partie. Je ne l'avais faite que lors de l'Epic Enduro de 2015 (en descendant) et c'était en mode chrono où on était pas trop à la fête.
Eh bien on a été ravis de la faire, y compris dans le sens de la montée. Visuellement c'est splendide ! Tout au long de la bosse la vue est au top sur les alentours. En se retournant on revoit toute la progression du sentier qui serpente depuis le Col de Bardou. Ça vaut le coup ! Il faut compter environ une heure de portages poussages. Quelques parties roulage si on veut s'y donner un peu.
Plutôt que de faire le grand tour par Montahut et au delà, il vaut mieux grimper par là.
Depuis le départ en bas, ça fait 10 km, 2 heures de temps plus ou moins, et 1000 m de D+.

Une petite pause en haut près de la Chapelle. Belle vue aux alentours. Un peu de vent frais, on tarde pas trop.
Demi tour et on plonge dans la descente. Ça va quand même mieux dans ce sens, même si c'est pas le genre de descente que je préfère en vtt. Ça tabasse partout et on en a plein les bras et les mains assez vite. A part ça pas de difficultés particulières. Quelques épingles délicates seulement.
Je ne l'avais faites qu'en 26 pouces. En vtt 29 pouces c'est mieux clairement.



On arrive vite en bas de la première partie au col de Bardou après une séquence de secousses épaisses.
De là on file dans la descente de Bardou qui arrive après un km de moulinage.
Et c'est reparti pour 3 bornes de tremblements divers dans cette belle voie romaine, jusqu'en bas.
Première boucle de 17 km terminée quand on revient au village de Mons.

Cap vers Tarassac.
On doit grimper sur piste pendant 5 km. Ça passe vite surtout qu'on monte pas à l'économie.
Pause repas en haut.

A peine plus tard, nous voilà dans la descente de Jurassic. Une découverte celle là.
Un début extra dans les arbres sur une belle sente sauvage. Très joueuse, on s'y régale.
La suite c'est du costaud quand on se met dans le pentu. Épingles, marches, gros passages enduro, c'est du lourd, et ça passe pas partout (quand ça passe 😉).
La trace se jette dans un ruisseau. Très peu de flotte mais bien humide. Le lit du ruisseau c'est une immense dalle de roches tout le long de la partie qu'on a à faire. C'est une patinoire impossible à rouler sans se fracasser par terre. Il faut que ce soit bien sec pour rouler.
Lors de l'Epic Enduro pluvieux ça a du être galère par ici !

Cent cinquante ou deux cents mètres à faire plus ou moins à pied dans le cours d'eau, et on repart ensuite dans un portage d'une dizaine de minutes pour franchir un nouveau palier en hauteur.
La fin de la descente est encore bien typée enduro, mais ça passe partout jusqu'à revenir sur le final horizontal très ludique et rejoindre la route un peu plus loin.
Grosse descente encore, pas simple à négocier.



Un bout de route et hop, dernière grosse bosse.
Avant de commencer la grimpette, on a pu trouver de l'eau au lieu dit Laurel en bas. C'est une vieille ferme vinicole. Merci beaucoup à la dame qui nous a bien dépanné.

Le chemin piste est rude à grimper. Et quand c'est finit à la manivelle, il faut attaquer la partie en portage. Encore un bon moment à trimer le vtt sur le dos.
Arrivé à la citerne en haut, on peut repasser en selle pour un bon km à vélo sur la piste, et attraper la grosse descente de Colombières. Petit portage supplémentaire avant d'y être d'ailleurs.

Km 34, le groupe est au complet, la journée se passe bien.
C'est parti pour l'ultime dévalade du jour. Quatre km très bons si on aime le genre. Très technique et très physique, avec deux ou trois raidars à gravir sur l'ensemble de la descente.
Au fil des ans, elle se corse cette descente. Les ornières se creusent, les marches deviennent plus hautes et certains passages qui étaient déjà délicats, sont un peu plus chauds encore. Malgré tout elle est super je trouve et bien complète.
C'est rare et excellent de pouvoir la faire bien sèche en avril. On est bien tombé avec le terrain très sec aujourd'hui.

Retour au calme en bas au bord de l'Orb. Il nous reste quatre km à plat sur la Voie Verte pour finir notre parcours.



Fin de la balade avec 41 km et 2000 m de D+. On a mis environ 6h30 pour faire le tour. C'est long donc et physiquement costaud. Mieux vaut être prêt pour ce genre de plan, et savoir où on va !
Mais on a bien bossé comme c'était prévu et c'est tout bon pour la suite.

Et merci à Luc du Relais des Gorges d'Heric à Mons qui nous a prêté un casque pour protéger une tête en l'air 😊

Pour la fin, mode gaulois activé avec un ravitaillement complet comme on sait les faire quand on revient aux bagnoles.
Et le bar est encore ouvert pour le petit café avant de prendre la route.
Extra la journée ! Bravo !


Le Caroux reste un super site pour toutes sortes d'activités, et en vtt on peut y composer autant de circuits qu'on a d'envies, et selon ce qu'on recherche à faire. C'est très très bon !
A la prochaine.


Café du matin





Élévation tranquille dans les Gorges d'Héric. Superbe !




C'est fléché jusqu'au village 😊




Le mode portage souvent activé aujourd'hui




Prêt pour la TransV !




Pause ravito au dessus de Tarassac




Dans la grosse descente de Jurassic




Mise en place de la phase récup




Sympa la première bosse !


Causerie :

Taper la causette :-)