Trausse Minervois

25 décembre 2011

Un plaisir…à Trausse !!
L’Automne n’en finit pas de nous inonder de soleil.
C’est pas bon pour les nappes phréatiques, mais pour le vététiste c’est du pain béni.

On s’en prive donc pas et on continue de tourner les manivelles sur les superbes spots de la région.
A une heure trente de route environ de Toulouse, les bons parcours sont en surnombre.


C’est vers Trausse Minervois qu’on a mis le cap ce dimanche dernier.
Une « petite » rando organisée à l’occasion du Téléthon.

Je disais petite car les données annoncées, n’avaient rien d’extrême. 42 km pour le plus grand circuit. Pas très long, mais avec de la bosse. 1400m de D+.

Situé dans le sud de la Montagne Noire, les difficultés autant que le plaisir des traces sont connues, et on y a déjà fait quelques parcours remarquables.
Le déplacement se fait en bon petit nombre de Cornebarrieu, et 9 Maillons Libres se retrouvent au village départ. 
L’occasion et le plaisir aussi de retrouver Fred de Tarbes qui revient rouler avec nous pour l’occasion, après l’épisode Raid des 3 Vallées en juillet.

Le temps est brumeux mais le soleil annoncé.

Quelques discussions classiques autour du café avec les riders habituels, on s’inscrit en prenant l’option repas et ça démarre cool pour sortir du patelin.

Un petit cordon de bitume et vous êtes sur piste caillouteuse pour débuter la séance.
Pas de grosses difficultés encore, beaucoup de monde car on est parti plutôt tard. JLuc donne le rythme
et on peut pas dire qu’on ait le temps de regarder s’il y a des cèpes dans les environs.

La première monotrace technico joueuse arrive rapidement après une petite bosse idéale pour se chauffer.

Le profil du parcours est ascendant sur la première quinzaine de km, quelques passages descendants pour une récupération dynamique.
Le plaisir de rouler est omniprésent.
Le terrain est bien sec, mis à part quelques passages un peu humides sur le début.
Et le temps du jour extra avec du soleil qui a vite dégagé la brume.

Mention excellent sur le single de crête qui débute un peu avant les dix km. Un single qui te met en mode vibration.
Très technique, superbe à rider. Ça dure bien deux bornes et c’est une des séquences orangina.
Secouez-moi bien fort !! Et en plus, ça consomme du jus.

Des enchainements incessants de petits virages lents où il faut avoir la bonne vitesse
pour arriver à se jouer des caillasses qui se régalent à te mener la vie dure.

Dommage de pas pouvoir rester sur le vtt, car y a trop de monde et on est tous à pied du coup.

Ceux qui ont pu avoir le champ libre, ont du se régaler. Super passage.

A la sortie de ce caviar, on enquille sur du plus large sur une allure un peu plus que normale.
Pistes et sentiers se succèdent sur les chemins du bonheur.
C’est varié et idéal, d’autant que la voie est libre et on peut rouler dans une allure Cannondale Scalpel.

La première grosse descente se présente avec son parterre de cailloux.
Du dénivelé négatif plutôt épais qui te bouge copieusement.
Deux ou trois épingles qui passent bien, ça nous fait une super descente tout le long.
En Single Speed sans fourche, y pas moyen de se reposer un instant.

Tout en bas un petit pont et pan un portage de 15m pour reprendre de l’altitude sur un sentier à découvert, pavé de dalles de pierre. Magnifique !

Ce superbe décor nous remonte vers le hameau d’Argentières où on va y retrouver avec plaisir et appétit le ravito un. 18km au compteur et autant de bonheur.

On patiente une dizaine de minutes pour se regrouper un peu, avant de repartir pour la deuxième moitié.

Quand ça remet les cales, on est 6.

Martine (qu’il est beau ce Yeti ! - pléonasme), Alain (NGN-BM), JLuc (un seul bras et à gauche en plus),
Jérôme (Décat pur et dur), JMichel (Trekeur) et moi (SS SenSaSS).

Un peu plus loin derrière, Julien (Scott toujours), Fred (Zesty XXXXL aérien), Stéphane (secoué sur Lapierre) et puis en mode rando découverte, Cendrine qui a eu le plus de mérite car partie sur la promenade pour vtc, elle s’est carrément presque fait le 40 bornes pur et dur. Chapeau !

Un peu de chemins récup avant d’atteindre le pied du col des Bious.

Dèsq ue ça monte, y en a toujours un pour agacer les autres. Quand c’est pas une bien souvent.

Martine se met en mode ascension et lance les hostilités.
Personne ne bronche, on essaie juste de pas trop se faire larguer et c’est pas de la galanterie.
Ça monte quand même plutôt vite, la bosse n’est pas très longue, mais le rendu irrégulier du sol éprouve les cuisses.

Rassemblement sur les hauteurs pour dérouler peinard pendant quelques bons km de profil descendant.

On arrive ensuite sur la bifurcation, 32 à gauche ou 42km en face.
On garde le cap tout droit pour aller faire la petite boucle de sept ou huit bornes qui en rajoute encore une bonne couche dans le vtt plaisir et engagé.

Poursuite de la piste un petit moment et on se glisse gentiment dans un petit single en sous-bois.

Et c’est parti pour un autre temps fort de cette rando. Pas trop engagé au début, on prend du négatif à mesure qu’on avance.
Grosse descente. Ça passe partout sans problème, même dans les épingles serrées.

En tout suspendu c’est plutôt facile bien sûr, encore qu’il faille faire gaffe aux embûches.
Mais en total rigide on est pas toujours à la fête. Faut gérer et on passe dans une allure réduite sinon c’est pas faisable.
Le plaisir est garanti quand même.

Le final bien chaotique achève de vous mélanger sans ménagement,
et inutile de dire que c’est du tout bon à rallonge tout le long.

Tout ça pour dire que la descente sur Citou va bien.

Joli petit village caché dans une gorge. Profitez de quelques instants de calme pendant la traversée avant de remettre le nez vers le haut par la piste côté sud.

On la connait pour l’avoir faite cet été. Pas trop pentu, ça se monte bien jusqu’au bout.
De là-haut d’ailleurs on peut aller chercher plusieurs descentes qui ramènent au village.

Cette fois, peu après le milieu de bosse, on quitte la piste pour enquiller une monotrace.
Bravo pour la variante, c’est nettement plus dur, y a quelques passages portage, mais quelle réussite !
Un pur régal de beauté et de progression avec des arrêts point de vue ravissants pour peu qu’on prenne le temps de s’arrêter.
Joli coup les traceurs.

Décidément cette montagne est noire de gourmandise.

Quand on débouche sur le chemin c’est pour souffler un bon coup et revenir sur la bifurcation des parcours.

Il nous reste environ 10 bornes pour boucler le circuit. Profil descendant jusqu’au bout

Les enchaînements de belles traces continuent, on retrouve du monde, du bonheur simple pour tous mais en quantité inépuisable.

Des bons morceaux de descente encore biens techniques. Et puis des pistes plus roulantes pour terminer cette superbe trace.
Le village d’arrivée se pointe rapidement en sortant de la végétation.
Que dire de ce parcours ? Pas simple de trouver les bons mots.

Splendide tout simplement, on y trouve tout ce qui fait un excellent parcours vtt.

Du plaisir à tous les niveaux et la beauté du site pour couronner le tout.

La contrepartie est que c’est des circuits où la difficulté est importante malgré tout,
et il faut être bien physiquement pour apprécier pleinement.

Heureusement pour contenter le plus grand nombre, des options des bifurcations qui réduisent bien la distance sont mis en place.

En tous cas, ces parcours ont très certainement ravi le tout le monde.

Après le festival sur le vtt, rien de tel que de se retrouver autour d’une bonne table pour apprécier la paella maison et les compléments indispensables d’un bon repas récupérateur.

Encore une réussite de plus à mettre au crédit cette organisation qui œuvre de la plus belle des manières.

De A à Z, on se régale à Trausse et sans vous surprendre, je dirais qu’il va falloir y revenir.

Bravo aux organisateurs et merci.

Pour finir, un petit salut au Single Speeder de Béziers avec qui j’ai eu la joie de discuter matos et roulage,
dans cette pratique ô combien plaisante,
et pour laquelle plein de vététistes trouveraient un grand intérêt.
Il roule sur un joli SS d’un vert très Sobre.
Au plaisir d’un ride dans l’avenir.

Causerie :

Taper la causette :-)