La Bête Noire

29 mars 2008

Le vtt y a pas à dire c'est bien partout, tout le temps et y a pas d'heure pour en consommer.
On a pu vérifier tout ça samedi soir dans la Forêt de Buzet pour la deuxième édition de la Bête Noire.
Une épreuve nocturne sur la proche région comme on aimerait qu'il y en ait plus pour faire un peu de vtt autrement. C'est un amusement permanent où il faut quand même garder un peu de sérieux pour se sortir de ce dédale.


Je vous décris l'endroit rapidement. Vous prenez des sentiers dans tous les sens, des chemins qui recoupent ces sentiers, quelques fossés qui traversent, une ou deux paires de petits ponts, des arbres nombreux et en pagaille, une seule couleur le noir, et le décor est planté.
La première l'an dernier avait ravi cent cinquante personnes, cette année c'est pas moins de trois cents qui vont se faire balader sur une vingtaine de km selon qu'on respecte ou non le road-book.
A Cornebarrieu, les Maillons toujours prêt à se mettre dans les bons coups, bâtissent une équipe de six, avec un nom de circonstance: Les Six Luminés (bien trouvé). Au dernier moment, un Maillon égaré nous a rejoint pour faire le septième.
Sur l'aire de départ, le comité d'accueil du Vtt Launaguet est connu. On passe prendre les plans du voyage et on s'installe sérieusement comme toujours, autour du ravito. Déjà? Étrange, inhabituel mais très plaisant! D'habitude on pédale d'abord. Non pas là-bas. On te fait manger copieusement avant de partir pour le cas peut être ou ils ne soient pas sûrs que tu t'y retrouves. Bon enfin, y a du vin chaud et du grignotage en tout genre pour se mettre à l'aise.
Surtout qu'on a le temps, on s'est inscrit un peu sur le tard, ce qui nous a placé parmi les dernières équipes au départ.
20h42 précise, on plaisante pas avec l'horaire là-bas, faut qu'on démarre. Hep attendez! Encore une obligation, la photo "souvenir". Toujours leur manie de la sécurité, si tu es déclaré perdu, on saura donc avec qui tu étais, comment t'étais habillé (oups) et puis tu fais la une le lendemain.
Allez gaz!
Le road-book est rempli de cent vingt cases environ, pleines de signes, de traits, de tag, et autres décodage à faire. Quelques énigmes en plus de vos propres interrogations sur le parcours, des indices à découvrir, des zones à pointer, deux ravitos planqués et une belle ambiance nocturne qui vous assure une bonne partie de franche rigolade tout le long.
Tout ça va vous promener au mieux deux bonnes heures, au pire on sait pas

N'étant pas des plus à l'aise avec un road-book, je me contente de suivre en appréciant le savoir faire de ceux qui maîtrisent. Il y a des routeurs de talent au club, avec une rigueur quasi militaire, une bonne dose de fantaisie, un sens de l'orientation aiguisé, une vision infra rouge peut être et un compas de naissance.
Après un premier temps d'adaptation rapide et nécessaire à la lecture des premières cases, c'est parti sur un bon rythme. Le terrain idéal, quasi sec et le parcours superbe et remarquable pour ce genre de rando. Un tracé sur des sentiers la plupart du temps et toujours comme à chaque fois en nocturne, une autre perception du vtt.
Et dès les premiers hectomètres, y a du monde partout, de tout les côtés. Le phénomène lumineux amplifie cette impression de nombre sûrement. Et puis le fait de donner deux road-book différents et d'intercaler les départs ça met rapidement le bazar en bordel. Quel souk! Mais où sont donc les rubalises et les flèches?
Et puis là pour le coup, on ne peut compter que sur son équipe pour trouver la bonne trace. Suivre une autre équipe n'est pas possible. Du coup ça grouille vite de vtt qui se croisent ou se redoublent, chacun essayant tant bien que mal dans le noir, de tirer les choses au clair.
Au hasard d'un arbre ou d'un croisement, on retrouve bien souvent des clubs bien connus, mal garés et souvent détournés du droit chemin.
C'est un plaisir permanent je vous dit et cette forêt, se prête encore mieux à ce genre d'épreuve que celle de Bouconne. Il n'y a ici aucune symétrie dans les sentiers et les chemins, ce qui complique pas mal les choses.
Il y en a partout et dans tous les sens. D'ailleurs le parcours s'est déroulé sur un tout petit périmètre, alors qu'on a parcouru une bonne vingtaine de bornes.

Après ce périple qui ne nuit à personne, à l'arrivée on se retrouve parmi les premières équipes bien que parti de très loin.
A peine deux ou trois hésitations et une paire de demi tour sur l'ensemble de la boucle. Chapeau bas avec le casque pour nos guides. On n'était pas en été, mais je dirai sous ce beau ciel étoilé, qu'ils ont eu tôt fait de tirer des plans sous les comètes.

La Bête quant à elle que personne n'a jamais vu encore il me semble, n'est pas bien méchante. Mais elle peut vous faire perdre le nord ou tourner en rond et je ne peux que conseiller d'aller continuer à la chercher dans les éditions futures. Belle Bête.


En tous cas, ce sera sûrement notre cas. On tâchera de revenir la taquiner en 2009.
Bravo à Raymond et toute son équipe pour cette belle réussite.

Classement, photo et commentaire sur leur site ICI


Causerie :

Taper la causette :-)