Lastours - Escapade en Cabardès

25 février 2018

Poursuite des balades hivernales avec une escapade à Lastours aujourd'hui.
Une nature sauvage et des itinéraires vtt rudes et techniques.
On y fait une visite chaque année au moins.
Les parcours sont plutôt éprouvants dans les bosses, mais on compense largement dans les parties en roue libre pour perdre de l'altitude.

Météo froide prévue mais enfin le soleil est là, ce sera une super journée. Bien loin de la grisaille habituelle qu'on a pu avoir tout au long de l'hiver.


► Strava - Lastours Cabardès

La fine équipe du jour est au nombre de 8. Jean Luc, Jacques, Jérôme, Patrick, Arnaud, Fred, Gilles et moi.
Dominé par les tours des châteaux cathares, c'est très sympa ce village allongé contre les parois rocheuses.
Au bord de la rivière Orbiel, la boulangerie du village bien fournie en produits fait maison est ouverte. Et y a du café bien sûr pour prendre le chaud avant de plonger dans la fraîcheur des maquis du Cabardès.

La trace à faire c'est 45 km et 2000 m de positif. Un joli programme, pas fainéant.
9h ça démarre.
Après la petite visite villageoise dans la rue principale, la route s'élève gentiment. Superbe lumière matinale !
Le petit sentier à suivre descend vers le ruisseau avec une végétation qui rebouche un peu le passage.
Terrain impeccablement sec partout.
Passé le petit cours d'eau, on entame la remontée vers Limousis. Single technique et bien rude à passer.
Après le village, on bifurque vers la droite pour continuer à passer du D+. La tendance est montante sur les quinze premiers km avec la bosse du Mont Simel qui nous fait chaque fois de belles misères dans les guibolles.



Sur le plateau au delà, quelques pistes nous permettent d'approcher l'excellente Voie Romaine. Sensass ce passage vtt et cette vue toujours aussi splendide.
Au Pas de Mountserrat  on plonge sur la piste en contrebas avec un passage chaotique et défoncé.
Et c'est reparti en grimpette tranquille jusqu'au Col de Montredon.
On grimpe, on grimpe, et jamais ça descend. C'est ça le Cabardès !

Km 14. On se regroupe à l'entrée d'une pinède. Et tout va aller ensuite pour le mieux et le meilleur même dans la première descente.
Rhaaa c'est excellent partout ! Un sous bois moelleux, torsadé autour des pins, facile et hyper ludique. Y a de quoi se régaler puissance dix jusqu'en bas. Quelques changements de direction et des traversées de pistes durant la dévalade sensass.
Ce secteur déjà fait l'an dernier a été réouvert et entretenu. On y avait galéré à l'époque pour suivre la trace bien esquintée par les forestiers. Maintenant elle est impec. Faut juste surveiller le gps pour pas manquer les bons passages.
Cette super descente file jusqu'à Labastide Esparbairenque.

Après le petit village un petite bugne pas méchante et on continue de descendre sur Roquefère. Tiens on a encore perdu Jacques en descendant. Il explore les variantes dès qu'il peut 😊. Pas grave, il va nous retrouver bientôt sur la place du patelin.



Il est trop tôt pour casser la croûte, malgré qu'on soit super bien installé au soleil, dans le village de Roquefère.
Mais on a une belle bosse à passer et il vaudra mieux manger en haut.
Cinq km à faire en montant. Le départ dans le bled est destructeur pour les jarrets, avec un petit chemin droit comme une échelle. Deux cents mètres à peine et on choppe la route. Ouf !
Ensuite c'est pas trop dur, faut juste machiner un long moment quand même pour arriver tout en haut.
La forme revient un peu meilleure après chaque sortie dominicale.
On passe à Saint Julien et on poursuit jusqu'au km 26 environ. Fin de la bosse.

En plein soleil on fait la pause casse croûte vers midi trente. Vraiment une belle journée aujourd'hui.
Pour le dessert, y a qu'à faire deux ou trois cents mètres de plus et nous voilà au pied de la descente des ardoises musicales.
Encore une belle séance en perspective !
Un peu tumultueuse au début, ce qui est très bon, elle s'assagit ensuite dans le sous bois très rapide pour filer bon train jusqu'à ce que ça fasse pschiitt 😊. Et hop une crevaison propre et bien taillée pour Fefe qui teste un nouveau peneu.
La victime, un Maxxis Agressor. L'agresseur, une caillasse schisteuse très certainement.

Passons sur la séance réparation qui est toujours un grand moment de rigolade et de chambrage, et on repart pour terminer la descente.
Quelques épingles toujours infaisable, et on rentre dans la partie couverte d'ardoises vibrantes. Un beau bordel sous les roues, mais ça passe impec et c'est même bien rigolo ce passage.
Belle descente bien connue mais toujours plaisante.



Un bout de route plus loin on grimpe à droite sur un talus bien raide. C'est pas long, mais faut y mettre des watts. Gilles en a plein partout avec son VTTAE, nous on n'en a pas en reste sur ce genre de raidar. Ça pique aux jambes comme on dit !
Le bon sentier se remet bien vite à l'horizontale et en légère descente pour rejoindre Mas Cabardès.

Très sympas de revoir tous ces petits villages au gré de la trace.
Une quinzaine de km encore. On reprend un peu d'altitude pour atteindre un joli single et profiter de la belle petite descente sur les Ilhes. Follement amusant!

La suite sans surprise c'est la dernière grosse grimpette du jour. Rude et guerrière, c'est très dur. Un sentier technique, rocailleux, instable, on passe pas partout sur le vtt. Le point positif c'est les points de vue au fil de la montée.
Quand on bascule c'est un profil plus cool qui nous amène à Fournes Cabardès. De là on descend une piste fissa qui se jette dans le single ultra remuant et termine par le ruisseau de la Grave. Pas toujours simple de franchir les blocs rocheux dans ce cours d'eau asséché. On passe malgré tout pas trop mal.

Au point bas, petite bosse pour revenir à Limousis qu'on a quitté ce matin.
Lors de la Cap Nore, il y a dans ce petit bourg le ravito saucisses grillées dans un garage de la ruelle.
Faudra attendre 6 km encore pour arriver à notre ravito perso.



Le Cabardès c'est jamais finit ! On peut penser que la fin sera peinarde et cool. Ben non perdu !
Il reste encore quelques misères à se mettre dans les mollets.
Une belle trace par contre qui parcours la brousse environnante.
Trois ou quatre petits raidillons difficiles en fin de raid. On manque de jus c'est clair, mais ça vaut le coup de faire cette dernière option de parcours.
Après avoir zigzaguer dans les garrigues autour du Roc Traoucat (Traoucat = troué dans mon patois lotois), la descente à suivre est fameuse et divertissante.
En bas sur la route la troupe de huit est au complet et ravi.

Deux bornes de route à peine et c'est terminé. On retrouve les châteaux de Lastours au bout de 47 km et 2100 m de dénivelé positif. On a pris le temps d'apprécier en un peu plus de 6h.
Bonne et grosse balade cette fois encore !
La région du Cabardès se montre toujours difficile à parcourir, mais elle offre quand même systématiquement une belle escapade pour un ride bien marquant. En plus de permettre de nous affûter au mieux pour les gros raids du printemps.

Tant qu'on est chaud, on s'installe sur une table à proximité pour faire la fête comme toujours autour d'un super ravitaillement final.
Accompagné par un vent glacial, on se tient quand même bien longtemps en place. Tant pis pour le froid qui gèle les menottes, tant qu'on arrive à tenir la binouze ou le verre de vin, et à couper de la cochonnaille.

La journée s'achève, le retour se profile et la conclusion s'impose : 
- Une superbe journée !

Bravo à tous ! Fallait pas la manquer celle là !



La courbe du jour





Départ de Lastours





Plaine lumière sur le bourg





Limousis





Jérôme - Jean Luc - Jacques





En approche de la Voie Romaine





Le Pic de Nore au fond





Les passages bonus vers le Pas de Mountserrat





Une photo à Roquefère





Un peu de calme dans les villages du Cabardès





Faim de l'épisode


Causerie :

  1. Très belle sortie mais comme d'habitude difficile. A refaire !

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    1. A refaire, mais en 2019 Jacques. Une fois par an c'est bon !! :-)

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