Roc d'Azur Marathon

9 octobre 2015

Fête du vtt, épreuve de masse, rencontre sportive, salon du vélo tout terrain, présentation des nouveautés, business en tout genre, weekend festif, succès planétaire, attraction universelle (euh... non pas quand même !!), courses randos et animations multiples, fin de saison, soleil dans le sud, etc etc, le Roc d'Azur c'est un peu tout ça.

Cet événement global me plait bien, et j'y reviens chaque année ou presque maintenant, et toujours avec plaisir.

La course du Roc Marathon le vendredi, reste une belle épreuve pour profiter du site et pouvoir exploiter au mieux sa forme du moment.
Sur l'ensemble du weekend, quelques 20 000 participants, c'est devenu une gigantesque machine à rouler et à attirer les pratiquants en tout genre.


Arrivé mercredi sur place, on s'installe sur le camping habituel au Domaine de la Bergerie.
Le temps est bon, malgré pas mal de vent déjà, et ça va durer toute la fin de semaine.

Jeudi matin faut rouler un peu pour débloquer la machine.
20 km tranquillou, sur le début du parcours qu'on fera le lendemain.



L'après midi, petit tour au salon pour parcourir les stands et reluquer le matos des nombreux exposants qui s'étalent sur les grands espaces extérieurs de la Base Nature de Fréjus.
On n'oublie pas tant qu'on y est de passer récupérer les plaques et dossards.

La soirée arrive vite, faut se préparer. Apéro, restau, et au pieu pas trop tard.
Le matin 6h45 on bouge vers le départ. Huit petits km pour chauffer un peu.
Température douce, météo correcte prévue, pas très chaude, avec quelques orages possibles l'après midi. Ça sera parfait toute la course.




Vendredi matin sur la ligne de départ on est 2200 environ, répartis sur 4 vagues. Côté club on est 6.
Jean Luc, Christophe, Stéphane & Stéphane, Alban, Momoye et moi.

1 ère vague pour ma part. Ça me convient parfaitement.
On rentre de bonne heure contre les barrières et ainsi on est plutôt bien placés aux avants postes, juste derrière les deux cents dossards prioritaires.

8h c'est parti plein gaz.
Il reste que 83 bornes à faire avec 2300 m de positif, mais c'est pas grave visiblement, car tout le monde part au sprint quasiment, comme s'il y avait que deux bornes.
Sur le large boulevard habituel de la prairie, ça dépote fort comme toujours.



Cent cinquante mètres après à peine, l'allure se calme pour franchir la première flaque.
Pfff !! Un rien les arrête! C'est juste une mare à boue, c'est pas sorcier pour passer :-)
Bon d'accord, ça fait toute la largeur, sur trois bons mètres de long et bien profonde. Aucune possibilité de l'éviter, faut y aller direct et on est tous au même niveau.
Ça schlingue le fumier bien pourri, tu es vite tanké dedans et  c'est plutôt emmerdant on va dire, mais faut faire avec.

La veille on était passé au ralenti, mais maintenant faut pas trop se poser de question. Je suis passé tout à droite, avec les roues plus ou moins plantées dans la gadoue.
Beurk le passage ! Et pas heureux pour débuter.

Le reste du champ à allure de course, vous nettoie vite fait les roues.
Trois km de très roulant ensuite, sur du chemin un peu sablonneux, le pont flottant très pratique, et on tombe sur le classique premier petit bouchon inévitable.
Quand on peut partir devant en vague une, c'est pas très contrariant et on ne perd que trois ou quatre minutes à passer au compte goutte.
Derrière ça repars rapide sur la piste cyclable, un peu de goudron et la traversée du premier camping.



Rapidement on enquille la première bosse. Un bout de goudron qui se change en chemin pour serpenter entre les mobils homes d'un autre camping. Ça grimpe sec là dedans.
Le reste de la bosse a bien changé par rapport aux années précédentes. C'est une autoroute de terre battue, hyper lisse et très large maintenant, là où avant on avait un chemin un peu technique et plus divertissant sous les roues.
Les pourcentages ont pas changés par contre, c'est coriace cette avenue grimpante. Trois bornes qui font la part belle aux rouleurs puissants qui se régalent sur les pistasses de ce type.

Je me trouve pas de supers jambes encore, mais comme on est au début c'est normal je pense. Depuis le début je double pas trop, mais j'en vois passer un paquet.
Le terrain est un peu lourd, suite aux orages ou pluies de la semaine.



Le décor est très bon avec la baie de Fréjus dans le dos, et si vous êtes en manque de vitamines sur ce parcours, en plus des sept ou huit ravitos, vous avez souvent des arbousiers avec les fruits bien murs qui peuvent vous dépanner.

En haut de la colline, allons y pour la descente du Fournel.
Classique et très bonne. Un chemin très rocailleux tout le long, avec une monotrace unique qui balance d'un coté à l'autre. C'est super à défiler.
Le plongeon se passe bien. Beaucoup de monde certes, c'est un peu le petit train, mais ça descend à bonne allure, même si on pourrait aller un peu plus vite en solo.


En partant depuis l'arrière ou la dernière vague, ça va surement bouchonner fort par ici.
On peut doubler en dehors de la trace quand c'est pas trop esquinté, même si on se fait secouer fort.

Le début de la descente est très facile, seule la partie finale est bien technique et ultra remuante.
En bas, on poursuit le sentier le long du petit ruisseau.



La suite nous remet en piste vers les hauteurs.
Je me régale pas trop sur les 25 premiers km, et parfois même ça me gonfle, tellement on grimpe uniquement sur des pistes boulevards bien lisses et presque fraîchement balayées.

Le début du parcours du Roc a été plutôt aseptisé avec les années et c'est devenu un festival pour les rouleurs. Le seul avantage, c'est que ça permet de pouvoir doubler sans problèmes (quand on peut) et de faire sa place, mais c'est aussi au prix de gros efforts sur la première partie.


On grimpe la piste des Clapiers, avant d'aller ensuite respirer le grand air de la montée de la Flûte.
Sur ces parties roulantes, je retrouve Pierrot le Niçois. Enfin c'est lui qui me retrouve en revenant en mode rapide. Bon je l'aurais bien accompagné un peu, mais c'est pas le même rythme :-).
Je me trouve toujours pas bien fringuant. Je roule bien, mais c'est tendance pas de jambes encore.

La descente après la Flûte est top et doucement mélodieuse. Et c'est d'ailleurs le cas chaque fois qu'on perd de l'altitude. Les descentes sont extra, même si on n'a pas toujours le champ libre, ça se passe bien et je m'amuse. Monotraces pour la plupart, mais aussi une ou deux descentes sur pistes au début tout de même.



Arrivé un peu avant Roquebrune, on a une petite bosse en monotrace qui est nettement mieux maintenant pour reprendre de la hauteur.
A partir de là, le parcours redevient très bon avec des sentiers variés et techniques.
On redescend sur le village avec un top single.
Il y a un ravito, le troisième je pense. J'ai zappé les deux premiers et je m'arrête pas à celui là non plus.


On se remet en mouvement dans les sous bois pour tourner un peu au dessus, sur les collines environnantes.
Passage pas loin des Vingt Cinq Ponts qui constituent un vieil aqueduc certainement.


Le balisage est impec, avec panneaux et rubalises. Beaucoup de signaleurs sont là pour compléter les aiguillages et sécuriser les endroits délicats.

La trace globale reprend le même itinéraire chaque année, avec de petites variantes.
On repars à la grimpette le long des ravins et bien souvent en sentiers plutôt techniques. Quelques petits poussages sur certaines sections trop accidentées.

Une boucle classique et sympa à faire vers Les Campons.
Sur de nombreux passages (5 ou 6 au moins) on est shooté par les photographes qui pixelisent du vététiste dans différentes positions, que ce soit en montant ou en descendant.

Km 45 à peine, c'est le ravito numéro quatre. Je m'arrête fissa pour refaire le plein de la poche.
Ensuite, je ne ferais plus d'arrêts jusqu'au bout. On consomme pas trop de liquide aujourd'hui.
Pour continuer c'est sur la longue piste vers le Col de Valdingarde (Km 50). Ce sera le point le plus haut du circuit.
Avant d'y être faut appuyer un moment et faire un ou deux petits passages très bons dans des singles joueurs.



Passé le col, une petite partie récup descendante sur route, avant de plonger dans la très bonne descente à rallonge qui va suivre. Idéale pour se régaler.
Quelques petits ruisseaux à traverser, certains arrosent copieusement.au passage.

Il fait bon globalement, pas chaud, parfois un peu couvert. On a même droit par moments à des coups de tonnerre un peu lointain. 

Le parcours est toujours plaisant et varié, mais ça reste rude en mode course.
J'avance toujours plutôt dans le dur. Je suis plus ou moins avec les mêmes gars depuis le premier tiers du parcours.



Pour approcher du Bougnon, on emprunte toujours pas mal de sentiers, dans les vallons, sur des travers, en se régalant sur une petite descente canyon ou le long des petits cours d'eau.
Il faut aussi remonter la piste vers la citerne du car brûlé et redescendre une bonne monotrace pour rejoindre le fond de vallon.

Quand on débouche sur la route du Bougnon, y a plus qu'à grimper fort en face et appuyer tant bien que mal au milieu d'un couloir de spectateurs qui encouragent vivement.
Un peu plus de soixante km, et le profil montant est pas encore terminé. On continue à s'employer sur les hauteurs des Issambres. Un petit portage à passer, des sentiers techniques encore, de la bonne monotrace, et puis la longue descente parfaite pour filer joyeusement et rapidement vers en bas sans stress et sensass.


Tout au fond, c'est le lotissement et la grosse remontée vers la plaine du haut.
La partie ciment est toujours aussi rude, mais pas longue heureusement. Ensuite, ça se calme sur le sentier, et ça repart de plus belle dans le dur, peu avant le final. Je suis toujours passé sur le vtt ici, mais là j'ai du mal sur la racaille des derniers mètres et je préfère pousser.
La suite sur sentiers est très bonne pour dérouler les multiples singles en hauteur sur la baie de Saint Aygulf.

Dans cette partie, c'est bon d'avoir encore un peu de peps, car c'est pas simple si on est cramé de passer la succession de petites relances techniques permanentes.



Avec la mer en champ visuel en permanence, c'est encore meilleur. Même si c'est rude, je me régale bien par là.

Pour rejoindre le bord de mer, on descend rapide sur les étangs qui longent la route.
Quelques chemins roulants, une passerelle flottante sous le pont sur la rivière et on trace en bordure d'un camping avant de rentrer sur la plage pour un premier passage ensablé. Bon ça passe pas partout et puis je fatigue un peu quand même. Une bière en terrasse serait bienvenue !


Faut faire la boucle classique pour aller chercher le très bon Sentier des Douaniers. Toujours superbe à faire avant de repasser par la plage. Cette fois le sable est roulant et permet de traverser très vite pour attraper la piste cyclable.
Vent de face, c'est pas rapide et je me traîne un peu j'ai l'impression. Tout seul en plus, pas moyen de chopper la roue de devant qui est à cents mètres au moins. Deux gros km qui semblent un peu longs.


Il nous en reste ensuite encore deux qui sont très ludiques pour achever le Roc Marathon sur un final tortueux et joueur.
Par contre les trois cents derniers mètres sont épouvantables et bien pire que le passage gadoue du départ, avec une bouillasse infecte où on patauge sur une cinquantaine de mètres.

La ligne d'arrivée est juste après et je suis content d'en finir. Ça a été rude ce roc.
83 km avec 2500 m de positif. Je mets 5h33 de temps total (3 min d'arrêt seulement)
Classé 289 ème au scratch et 80 dans ma catégorie.
Je voulais et pensais pouvoir faire dans les 200, comme ne 2012, mais c'est raté. Le niveau est je pense trop relevé pour que j'y arrive, même en étant sur un super jour.
Parcours identique avec quelques variantes par rapport à mon dernier en 2013. Je mets le même temps à quatre minutes près.



Cette fois le terrain était plus lourd et scotchant. Je l'ai ressenti plus rude.
J'ai pas trop eu de bonnes jambes tout le long, du moins c'est l'impression que j'ai eu, mais je vois malgré tout que j'ai bien roulé.
Bien que le début ultra roulant m'ait pas trop enchanté, ce parcours est appréciable chaque année. Il faut arriver en forme un minimum si on veut en profiter un maximum, car ça reste une course complète.
Techniquement pas très dure, mais physiquement y a de quoi se mettre une bonne dose de fatigue.


On patiente jusqu'à ce que tous les copains rentrent.
Seul Stéphane le pompier se fait attendre, mais comme d'habitude, il pratique aussi les secouristes sur le roc, puisqu'il s'est arrêté un bon moment autour d'un blessé pour lui donner les premiers secours, sur une hémorragie sérieuse.



Passé la ligne, on peut se restaurer à volonté avec des sandwichs divers, charcutaille, fromage, des petits desserts brioches ou cake, des fruits, des boissons etc.
Il fait pas très chaud maintenant avec toujours le vent froid qui continue à souffler.
Un peu plus tard on retrouve Thierry et Paulo qui sont descendus depuis les hauteurs niçoises faire un tour au salon. Ça sent le nouveau vtt tout ça !!
Enfin, il faut regagner le camping, pour nettoyer le vtt et surtout le bonhomme. On est bien crado.
Par contre cette année, y a une nouveauté non négligeable au Roc d'Azur.
La bière est offerte en sortant de l'aire d'arrivée.
Rien que pour ça je suis capable de revenir l'an prochain ;-)



On traverse le salon extérieur, pour voir si on peut laver le vélo sur l'aire de lavage dédiée, mais malgré que ce soit efficace avec de nombreuses lances hautes pressions, la file d'attente est déjà impressionnante et si on s'y était mis, on y serait encore je pense :-).
Il y a du reste tout ce qu'il faut au camping pour rincer le vtt.

Quand la course est finie, la fiesta commence ensuite pour le reste du weekend.
Apéros gloutons, restaus sympas, boites de nuit, soirée bistrot, balade pédestre improvisée et insolite sur les hauteurs de Fréjus, contre visite du salon, etc.



Il ne manque rien pour faire la fête sur place, pour multiplier les rires et les fou rires.
Et pour le coté spectacle, les courses à voir sont au programme chaque jour. Roc ruelle, Roc tandem, Roc dames, rando Roc déguisée, et le Roc d'Azur du dimanche pour voir des types ultra pressés sur un vtt.


Le weekend se termine trop vite.
C'est une belle et grosse mécanique le Roc d'Azur maintenant.
Je l'ai pratiqué un peu sur les quinze premières éditions avant de laisser de côté pendant dix ans, et en y revenant ensuite en 2012.

Je le vois comme une très grande réussite autour du vtt. Le Roc c'est un ensemble et pas qu'une course.
Et une épreuve qui a su traverser les années, et durer tant bien que mal sur presque deux générations déjà, en se renouvelant et en proposant toujours un peu plus autour du vélo.
La pratique a évolué, le Roc suit les tendances et s'adapte.



Une manifestation de ce genre ne peut pas faire l'unanimité, ou être exempte de défaut, mais sa réussite parle d'elle même.


Une mention spéciale aux très très nombreux bénévoles sur cette manifestation. En espérant que ASO qui fait du gros business pour le coup, puisse les récompenser de leur gentillesse et de leur présence toujours au service du pratiquant. Il faut les en remercier vivement.



Le Roc, on aime un peu, beaucoup, on aime pas trop ou pas du tout. Peu importe. Pour ma part, ça me plait pour faire la fête au mois d'octobre avec des copains, de la famille ou des amis.

A la prochaine

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Sur le retour dimanche et lundi, on s'est fait une petite halte provençale sur les hauteurs de Marseille, pour terminer la fête chez un ancien du club qui a émigré vers la Provence il y a quelques années.
Superbe et délicieux, final avant de retrouver la fraîcheur toulousaine.



► Strava -          Roc d'Azur Marathon



Demain faudra pas hésiter




Le top pour démarrer !




Panier plein  de cèpes




Yeti power




Fat nerveux




La marque SVO - Boite de Vitesse et Courroie




Un Caminade avec la fourche Motion




On a trouvé des copieurs de couleurs ;-)




Sunn - Toujours là




Simulation ravitaillement avant course




Team Bier Akadémie




Proto 42 pouces








Roquebrune

































Les maillots Band Of Riders




Chemin des Douaniers









Roc Ruelle de Fréjus











































Causerie :

  1. Bonsoir Yves, toujours un plaisir de lire tes super CR. bravo pour ton résultat au Marathon j'espère un jour pouvoir te suivre, même vague mais pas la même vitesse. Je l'ai trouvé plus dur cette année.
    Au plaisir
    David Hourdebaigt
    Des renardeaux

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    1. Salut David
      Oui il était plus rude du fait du terrain lourd très certainement. C'est le ressenti de tout le monde plus ou moins.
      Les courses de toute façon c'est toujours rude si on se donne au mieux :-)

      A la prochaine.

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  2. Bravo Yves , comme dab, à la lecture, on revit ( vit) tout ça par procuration , j'adore !... le Roc, j'y étais juste le vendredi pour le salon sans rouler cette année :-( A++

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  3. Bravo Yves tu t'es encore bien défendu !��Sacrée saison
    A bientôt
    Fred

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