Grand Raid Cristalp

24 août 2008

Un petit retour de manivelles sur le challenge vtt que j'avais prévu de faire l'année de mes quarante ans. 
Ca se passe tous les ans en Suisse, depuis 20 ans presque. 
Le Grand Raid CRISTALP puisque c'est de ça qu'on parle est une course type marathon, qui se déroule entre Verbier et Grimentz, deux villages distants d'une petite centaine de km par la route.

Tant que j'y suis, un petit coucou (suisse bien sûr) en forme de clin d'oeil de vététiste.
Alors qu'on parcourait les prairies helvètes, à des milliers de km de là et au même moment quasiment, Jean Christophe PERAUD décrochait une superbe médaille et de fort belle façon lors de l'épreuve olympique.
Natif de Cornebarrieu, on a eu l'occasion une ou deux fois de partager quelques moments en sa compagnie et on espère qu'on pourra le féliciter lors de son retour sur la région. Bravo à lui en tout cas et au clan français et puis bonne continuation.

Retour chez nos petits suisses maintenant.
Ce fameux grand marathon très connu en Europe et dans le monde sûrement, vous fait traverser une partie des Alpes suisses d'Ouest en Est et vous met en selle pour un parcours de cent vingt et un km en haute montagne. Précisons que ces km sont gentiment associés à un dénivelé positif de 4800m. A partir de là c'est vous qui voyez!!

Avant de partir le faire, vous avez quand même le choix avec deux autres parcours séparés pour cette course. Ils permettent de réduire la distance d'abord mais surtout la difficulté.
Depuis Hérémence jusqu'à l'arrivée, un raid de 70km environ et depuis Evolène vous n'avez plus que 40km pour passer la ligne.

Celui qui nous intéresse c'est le plus grand c'est clair. 
Le but n'était pas de faire la course bien sûr, mais de le faire tout court. C'est à dire de tenter de gagner l'arrivée dans les délais puisque vous avez des temps de passages obligatoires à différents endroits du circuit. Pour des raisons évidentes de sécurité et de logistique aussi sûrement, l'organisation ne peut pas se permettre de laisser les concurrents terminer tard dans la soirée. Ca vous laisse tout de même douze bonnes heures environ pour le faire.
J'avais estimé boucler le périple en dix heures de roulage, soit une moyenne de 12km/h, plus une heure d'arrêt environ. C'était jouable, mais ça suppose de faire une moyenne bien supérieure sur la première moitié, qui est la plus facile entre guillemets car ensuite la fatigue et le profil vont la faire sacrément chuter.

Je n'étais pas seul heureusement, Jean Luc qui faisait cinquante ans tout juste était de l'aventure. C'est beaucoup mieux à deux, ou plus d'ailleurs. Seul ce doit être encore plus dur.
Les longs raids, c'est bien connu faut démarrer tranquille et peinard.
C'est ce qu'on fait donc depuis Toulouse vers 7h le jeudi précédent – le raid c'est le samedi chaque année – direction la Suisse Romande. Itinéraire plutôt rapide et sans problème. Des paysages inconnus pour ma part et superbes à partir de Grenoble avec l'entrée dans les Alpes. 
Vers Chamonix, le Mont Blanc attire inévitablement les yeux et impose son glacier, la frontière n'est plus très loin. Passé la douane on attaque le premier col, celui de la Forclaz. Superbe et même pas mal aux jambes encore. Les vélos à l'arrière se tiennent bien et se rendent compte déjà que c'est pas plat dans le coin.
Au sommet, on bascule sur une descente à fort pourcentage. Un peu plus bas, plutôt étonnant le paysage collé sur les parois des montagnes. On s'attend à trouver des forêts, des chalets, des pistes de ski ou des vaches même. Non rien de tout ça, ce sont des étendues de vigne qui sont plantés en travers sur les flancs de la montagne. C'est simple, il y en a partout de chaque côté de la route, la moindre parcelle de terre est remplie. Vu la superficie, on doit compter en milliers d'hectares sur cette région. Et bonjour les pentes pour travailler ces surfaces. Cherchez pas un brin d'herbe sous la vigne, y a que dalle. C'est donc vrai que c'est propre la Suisse.

Le point d'arrivée se rapproche à grand coup de Garmin, et on attaque la montée sur Verbier, le village est aperçu depuis le bas, et pour y accéder il faut dérouler une bonne douzaine de lacets bien raides. Une route idéale en cyclo.
Alors qu'on se demandait où se trouvait notre hôtel, coup de pot on tombe en plein dessus à l'entrée du bled. Bon ben ça commence bien. 
Fin du voyage donc, 9h de route environ avec les arrêts, temps doux agréable, altitude 1500m. Joli village de chalets et de constructions traditionnelles, très bien exposé. Grosse station de ski visiblement vu les remontées mécaniques et toutes les pistes qui tapissent les montagnes. Un décor suisse comme on l'imagine.

Notre sympathique petit hôtel s'appelle Les Touristes. On s'installe rapidement et la patronne du lieu, nous autorise gentiment à laisser les vtt dans les chambres. Bien vu et pratique. D'autres vététistes sont présents bien sûr et on rencontre un couple d'Espagnols qui nous informe qu'on peut faire procéder au pré contrôle technique de nos vélos chez un vélociste agrée par l'organisation dans le village. Une vérification imposée du comité de course qui s'assure que tous les éléments de votre monture sont en état de tenir la distance. C'est une bonne chose et ça limite les risques ensuite.
Bon nos vélos on s'en occupe, on les bichonne toute l'année et j'imagine mal un participant à ce genre d'épreuve arriver avec un vélo inadapté ou mal entretenu. Le patron du shop nous enregistre et vérifie les deux vtt. Pas de souci, ils sont aptes et on repart avec l'autocollant du Grand Raid qui va nous permettre de gagner du temps le lendemain lors du retrait des plaques et du contrôle officiel qui a lieu à Sion. Repas du soir et au pieu de bonne heure pour terminer la journée.

Le vendredi veille du raid, lever vers 8h suivi d'un copieux déjeuner et hop sur le vtt. Ben oui, ça nous démangeait un peu. Beau ciel bleu avec quelques nuages.
Le choix du parcours est simple à Verbier, t'as pas le choix.
Ou tu montes ou tu descends, y a pas d'intermédiaire depuis le village. On prend l'option vers le haut pour une heure de montée tranquillement dans la première bosse qu'on aura à faire le lendemain lors de la course. On rejoint quelques vététistes qui s'échauffent eux aussi. Etrangers comme nous, Espagnols, Autrichiens, quelques mots sont échangés. Arrivé au premier col, on redescend aussitôt sur un sentier bien raide et sensass. Les freins chauffent c'est garanti, pas possible de les relâcher sous peine de se gaufrer rapidement. Et une gaufre, c'est juste tourné retourné pour la cuire. Toi si tu tombes, vu la pente, tu vas être doré plusieurs fois de chaque côté à force de tourner. Excellent ce passage! Ca promet pour le grand jour. Un peu plus bas, on remonte un peu sur le départ de la station de ski pour tomber sur la piste de descente vtt. C'est à déconseiller avec nos vélos. Bon moi ça me tente malgré tout. Allez on s'engage. Ca penche vraiment beaucoup, très technique et en plus bien sûr y a des sauts de jobards à effectuer.
Dur dur le morceau, on passe à pied les passages les plus hards mais malgré la difficulté certaines portions se font sur la selle. Sauf qu'on se traine comme des limaces comparés ne serait ce qu'aux amateurs de ce genre d'épreuve.
Retour à la case départ après deux petites heures de vtt bien sympas. On reçoit rapidement un sms de l'organisation qui décide de reporter la course à dimanche car la météo annonce le samedi est pas terrible sur les hauteurs et la sécurité ne pourra pas être assurée dans de bonnes conditions. Bon eh bien, on n'a pas le choix et on profitera de la Suisse un jour de plus. On va pas s'en plaindre d'ailleurs.

L'après midi direction Sion. Ben oui c'est comme ça qu'on dit là-bas. A Sion donc les bureaux des courses se situent aux casernes militaires. Retrait des plaques de cadre, contrôle technique, visite du mini salon vtt et réservation du bus retour. Bien pratique cette option qui vous permet de revenir après la course à votre point de départ. On y apprend aussi qu'on peut laisser un sac d'affaires de rechange au départ de la course pour qu'il soit emmené en bus sur l'aire d'arrivée où sont installées des douches.
Pour l'instant, organisation impeccable et tout semble prévu. On installe obligatoirement la plaque et la puce de chronométrage pour passer les vérifs. Pas de souci, nos vélos ayants été vérifiés la veille on ne fait pas la queue devant les stands de mécanos. Un peu plus loin sur les parkings, on discute avec quelques voisins de Belgique qui ont déjà fait le grand raid et ce sont rabattus depuis sur le parcours moyen plus facile à négocier. On a la confirmation qu'on savait déjà, à savoir que ce sera dur et même plus parfois.
On regagne Verbier en début de soirée pour le repas du soir en ville où la plupart des restaurants proposent une pasta partie. Bon on n'est pas tombé sur le meilleur visiblement. M'enfin, on se sucre lentement avec leurs pates.

Une nuit de plus et le lendemain rebelote, à vtt de bon matin. Le temps n'est pas trop mal, plutôt frais et on se refait la bosse principale de la veille pour aller chercher une autre possibilité de descente.
Au milieu de la côte, Jean Luc repère une cible aussi appelée targett en langage vététiste ou même dindon en langage MLA. On monte pas vite, on aura tout le temps de se ruiner le lendemain, mais on revient doucement sur le bonhomme. Il s'agit d'un Belge qui monte avec le cardio sûrement dans le rouge vu comment il souffle. Bon on dit bonjour et on dépasse, mais le gars fait la Cristalp puisque il a une plaque. Inquiétant en tout cas de se mettre dans ce rythme sur un col la veille d'un truc aussi dur. Et surtout il est installé très bas sur sa selle. Passé le col on descend un peu sur la piste pour repérer la première descente de la course et puis on s'arrête. Notre ami belge nous rejoint, et stoppe lui aussi pour discuter. Il nous confirme qu'il fait bien la course pour la première fois lui aussi et puis on en vient à parler de la préparation.
C'est une histoire belge qui commence. Sans moquerie aucune, je vais tenter de mémoire de vous la refaire. Avec l'accent belge c'est un grand moment de plaisir. "Au moi vous savez, j'ai acheté ce vélo il y a trois mois, je fais de la route par chez nous et j'ai fait de la montagne dans le Mont Blanc cette année. J'ai effectué 69 km déjà de vtt à mon compteur là. J'ai roulé hier aussi et je vais redescendre une fois et remonter aujourd'hui". 
Les yeux s'écarquillent quand t'entends ça. Le type il s'échauffe pas, il s'entraîne carrément lui un jour avant un raid de 120 bornes avec un dénivelé qu'il ne fera peut être pas en parcourant toute la Belgique. Hallucinant! Mais il a l'air d'y croire quand même. On lui conseille déjà vivement de se calmer et surtout de monter sa selle. Après quelques échanges supplémentaires et toujours cet accent caractéristique qu'on aime bien, il nous indique un chemin impeccablement plat sur cinq km environ qui nous conduit sur le haut de la station.
De là, on peut redescendre sur le village par les pistes et les sentiers.
Mine de rien en deux jours d'échauffement, on s'est fait 1500m de dénivelé.

Le temps de l'après midi n'est pas terrible et même franchement couvert. Les sommets sont tous dans la brume, on a même droit à un peu de pluie par moments. On comprend que l'organisation a bien fait de repousser la course d'un jour. En espérant un temps bien meilleur le lendemain comme c'est annoncé.
On profite du temps libre pour faire un tour en ville. Ça sent bon la course car y a du vtt partout et des types tous taillés pour le vélo. On croirait voir des Momoye partout et on ferait presque gros à côté. La plupart vont rouler sur la même route du départ et ça continue d'arriver jusqu'en soirée dans une bonne ambiance. On peut aussi se rendre compte de la gentillesse et du charme suisse dans les quelques boutiques et restaurants qu'on a pu faire.
La nuit enveloppe le village, la température est carrément très fraîche maintenant et on traîne pas pour se coucher.

Samedi, lever cinq heures moins le quart. Le départ est prévu à 6h30 au centre du village à un km au dessus de notre hôtel. La patronne ayant l'habitude tous les ans de recevoir des vététistes, le déjeuner est assuré dès 4h du mat. Bien vu. Vers 5h45 on enclenche pour se rendre au départ. Dehors le ciel est étoilé et complètement dégagé. C'est bon signe. Par contre il fait pas chaud. Manchettes, et coupe vent de rigueur. On redescend à l'hôtel pour récupérer les gants longs car les courts sont un peu juste vu le thermomètre du départ et puis on sait jamais au cas où ça caille fort en haute montagne.
6h15 on se glisse entre les barrières pour se ranger sur la grille. Le gars du micro nous annonce qu'on partira finalement à 6h45. Seulle la première vague des trois cents premiers démarre à 6h30. Bon c'est pas top mais c'est comme ça, ça aurait été bien de le signaler avant ou d'avoir l'info. Faut savoir qu'on est 950 environ pour le grand parcours et tout le monde à l'air bien affûté.

Les furieux qu'on reverra pas démarrent à l'heure dite et un quart d'heure plus tard c'est à nous de jouer.
La nuit s'échappe rapidement et le temps est superbe maintenant, le soleil sera bien présent c'est sûr et le ciel est limpide. Pas un nuage, du grand bleu partout et une lumière bienfaisante. Belle journée côté météo, bravo aux organisateurs pour le décalage et à la météo suisse pour la précision.

Le départ est pas violent tient pour une fois, ça pédale mais on est loin des rushs habituels d'un début de course. On connaît la première bosse. Un km pour sortir du village et six de plus pour parvenir au col à près de 2200m d'altitude. Les pourcentages c'est du dix en moyenne partout. 700 m de D+ dans la première bosse ça laisse le temps de chauffer. Ca monte pas vite tout le monde en petit train, ça cause pas trop non plus, mais c'est assez détendu pour la plupart. La file s'allonge au fil des km mais on n'a pas vu notre ami belge encore. Le jour est maintenant bien levé et on peut déjà profiter des premiers paysages montagneux.
Le col est franchi au bout de 48 mn. A noter qu'on est monté cinq mn plus rapide que la veille. Tout le monde surveille plus ou moins les cardios pour pas se mettre dans le rouge et ça passe sans problème.
La descente est du genre je mets la plaque et je déboule d'une épingle à l'autre. Une piste en lacet sur tout le versant qui dure environ une grosse dizaine de bornes. Autant dire que ça chôme pas et on commence d'ailleurs à doubler bon train. Le compteur monte jusqu'à 60km/h en pointe. 
Gare à la faute, si vous manquez un virage, c'est la fin de la ballade assurée au minimum. Pas grand intérêt question vtt mais à froid c'est pas plus mal pour se mettre en jambes. La fin de la descente emprunte une section toute en herbe avec une trace pas encore bien établie au milieu. C'est raide et tout droit donc on peut lâcher sans risque. On roule ensemble avec JLuc et y a plus personne devant du groupe qui a passé le col avec nous. On a même rattrapé quelques types qui montaient mieux que nous.
Toutes les quinze bornes environ vous avez un ravito. Rien d'exceptionnel sur les premiers, des fruits, des boissons et des bouillons chauds. Plus loin vous aurez du salé, des fromages, des desserts même sur la fin. Bon accueil des gens partout. A chaque fois vous avez des bénévoles qui vous tendent des fruits ou des boissons si vous voulez pas vous arrêter.

La poursuite du parcours se fait toujours sur des pistes larges ou des routes. Ca monte régulièrement, parfois quelques dizaines de mètres sont un peu plus durs mais dans l'ensemble pas de problème. Les bosses sont moins longues maintenant car entrecoupé de petites descentes qui permettent de récupérer. Par contre toujours des portions très larges de pistes en sous bois ou de routes. C'est joli certes, le paysage est toujours magnifique, les petits villages charmants de la région, des encouragements des habitants etc. 
Mais pour le moment, extrêmement peu de sentiers joueurs ou de petits chemins de montagne. On a même droit à quelques portions descendantes sur route. On chemine bon train sur les deux premières heures, mais toujours un peu en dedans. Sur ces parties roulantes c'est facile.
En de rares occasions, on constate vite à l'entame d'un petit bout de sentier que beaucoup de vététistes sont à pied à la première racine. Moi qui m'attendais à gêner du monde dans les descentes ou dans les parties techniques, je suis assez surpris. Bien sûr on ne roule pas avec les 900 du départ mais le niveau des groupes est assez homogène au bout de deux à trois heures de courses.
Dès que ça monte un peu on se fait doubler copieusement mais quand il faut piloter y a beaucoup moins de monde pour le coup et on recommence à reprendre ceux qui montaient mieux.
Pas mal de côtes toujours à gravir, le dénivelé augmente au compteur. De nouveau une longue descente très roulante sur un village (Nendaz).
Sur la fin arrive quand même une portion technique un peu plus longue qui nous dépose dans les rues.
Et là encore, on peu s'employer à doubler sans ménagement. Rendu un peu grasse par les pluies de la veille, avec pas mal de cailloux un peu partout, là il faut de la précision et j'ai pas le souvenir qu'un seul concurrent nous soit passé devant, alors que sans exagérer, il y a bien une bonne trentaine de vtt au moins qui ont pu voir passer la mascotte sur l'arrière du maillot. Altitude du patelin à 1200 m environ.
On se remet à la grimpette pour trois cent mètres de dénivelé avant de descendre sur le premier contrôle de passage situé à Veysonnaz. Question parcours, y a quasiment que deux modes pour le moment. Le mode vers le haut et le mode vers le bas.

Premier pointage donc dans ce village où on doit passer avant 11h maxi. La puce posée sur la fourche confirme le passage et en passant le bip, on est bien dans le tempo puisqu'on a 1h50 d'avance sur le délai. Ca peut paraître considérable mais c'est ce qu'on avait imaginé en regardant les temps de passages prévus. Autant dire que si vous êtes juste au premier pointage, vous ne finirez pas. 1h15 d'avance ce doit être le minimum pour passer. On fait de nouveau l'impasse sur le ravito, puisqu'on est bien d'une part, on a ce qu'il faut sur nous pour tenir et puis on évite de trop perdre le rythme régulier qu'on maintien.
Pas de surprise on enchaîne par une grosse bosse de sept km environ avec pas loin de sept cent mètres de plus dans le positif. Le décor est toujours aussi sympathique où qu'on soit, plein de chalets un peu partout, avec des gens ravis de te voir passer. Le tube à la mode là bas pour te soutenir, c'est Hop hop hop et avec l'accent bien sûr. Et comme tu as ton prénom inscrit sur la plaque, tout le monde te connaît, ça donne une ambiance super.

En haut c'est le lieu dit Les Collons. On change donc de mode, de vallée et aussi de plateau puisqu'on remet la plaque. Toute la chaîne à droite pour la plongée sur le village du deuxième pointage. De la piste encore, 50 à l'heure un peu partout voire plus et on finit même sur de la route si je me rappelle bien à partir du milieu de la descente. Niveau vtt pur c'est loin d'être ce que je m'imaginais dans ces descentes.
Des montées sur routes et pistes, c'est bon et ça permet d'enquiller le gros du dénivelé mais du négatif sur des boulevards y a sûrement mieux à faire dans le coin.

Le village d'Hérémence situé à 1200m d'altitude environ. Encaissé entre deux pans de montagnes, c'est typique de la Suisse. C'est de là qu'a lieu le départ du parcours de 70km. Pas de risque pour nous de rattraper ses concurrents vu qu'ils démarrent en même temps que nous ou presque le matin.
Le compteur tourne depuis 52km et on doit avoir encaissé environ 2200m de positif quand on passe le contrôle de passage vers 10h15, la limite prévue est 11h30. Pas de souci, on est dans le bon tempo encore. On roule ensemble toujours et cette fois on s'arrête pour profiter du ravito et refaire le plein. Quelques minutes bien employées pour un peu de récup et encore plein de monde dans ce village pour voir passer les coureurs.

On se remet ensuite dans le moulinage pour ce qui sera un gros morceau à passer. La montée vers Mandelon. Sommet à 2300m. Allez hop hop hop.
Six km de route pour un premier palier à 1500m suivi par un faux plat de trois quatre bornes légèrement descendant. Ca permet de dérouler un peu. Surtout profiter de ces instants où on n'est pas obligé d'appuyer fort. Même si vous vous sentez bien, gardez le jus pour la suite toujours. On reste dans un rythme correct sans jamais faire d'à coup en montant régulier. De toute façon moi je ne peux pas aller plus vite.
Au bout de la piste, un autre ravito pour une petite halte de deux minutes avant de s'attaquer à la véritable montée.
Une fois en selle, franchissement d'un petit pont et puis un coup de cul d'une cinquantaine de mètres pour rejoindre la route. Raaaaah faut du cuisseau pour passer le raidillon. Le tarif de la bosse, ce sera presque 1000m de positif sur dix bornes.

C'est pas pourri leur histoire suisse là. Les jambes sont sollicitées en permanence et faut rester concentré sur l'effort. A mis pente, la route se transforme en piste plus étroite et ça commence à ressembler à du vtt maintenant. Le sentier même s'il est plutôt large est bien chahutant sous les roues. Des cailloux, des racines et des passages plus raides. Ca fait du bien.
Troisième contrôle de passage avant le sommet. Prévu à 13h maxi il est midi quasiment quand on se fait biper. On est environ à mi course. Paysages superbes encore, des immenses vallées très profondes vu d'en haut, un ciel couleur de la mer et des pics enneigés beaucoup plus haut. Superbe! On continue la montée en ayant souvent l'impression que c'est terminé au prochain virage mais c'est jamais gagné et il faut appuyer encore.

Quand on cesse enfin de monter, c'est une belle monotrace à flanc de montagne qui est proposée. Trois ou quatre km d'un bel amusement. Passages dans les cailloux, petits sentiers tordus montants ou descendants. Malgré les heures de selle, je retrouve des couleurs et on en profite pour repasser rapidement une petite dizaine de participants qui sont décidément pas du tout à l'aise sur ces enchaînements. Hop hop, champ libre, ça va déjà mieux.

La fin du sentier va vous propulser vers le bas dans des vitesses dignes d'une cyclosportive. Vous avez mangé 1000m d'un coté vous allez en rendre autant de l'autre. C'est lisse, c'est large, ça décoiffe même sous le casque et c'est toujours aussi peu intéressant ce genre de descente pour le vtt. Juste dix bornes de négatif en somme. Le final quand même propose un passage excellent sur quatre ou cinq cent mètres. Un sentier technique et rapide pour une bonne séance de vibrations agréables. Voilà ce qu'il faut pour descendre en vtt.

Fin de la récréation et on rentre dans un village d'Evolène, point de départ du dernier circuit de 40 km environ. Petit incident technique heureusement sans conséquence. En me remettant à mouliner, la pédale gauche s'enlève de la manivelle. Oups! Pas bon ça. Heureusement le filetage est nickel. Jean Luc sort la caisse à outils et deux minutes après ça repart.

Traversée du village d'une beauté difficilement comparable. Même sur les cartes postales je me demande si c'est mieux. Pittoresque et charmant sous un ciel toujours aussi limpide qui éclaire tous les environs. Du monde de partout. Un ravitaillement géant dans la rue principale. 
Quatrième point de contrôle automatique. Il fallait le franchir à 14h maxi et pour nous les cloches sonnent 13h. L'avance baisse mais on tient toujours bon. La radio diffuse dans le village la course en direct. Ca parle pas de nous encore, mais on apprend que les premiers viennent de franchir la ligne y a pas très longtemps. Ca laisse songeur, près de 7h qu'on machine et les mecs sont déjà à la bière sur l'arrivée. Enfin s'ils boivent des bières car j'en sais rien en fait. 6h18 pour le plus rapide. Par où y passent les gonzes??!!

Bon allez, on n'est pas d'ici et faut reprendre là où on l'a laissé. Un oeil sur le compteur à la reprise pour revoir quelques infos. 83 km et un peu plus de 3000m de D+. Les vélos vont bien et nous ma foi on n'est pas si mal, mais la fatigue est bien présente.
La reprise de notre rythme recommence pour le dernier morceau. Le plus terrible de tous aussi vu le profil. 23 bornes et 1500 m de positif. Ca prend deux lignes sur le papier, un coup de crayon sur une carte, mais sur le terrain c'est plus qu'interminable. Sans doute qu'on va en avoir plein le fondement à force.
Une route bien sûr pour commencer et rejoindre le petit hameau d'Eison. Beau comme tout encore, minuscule et haut perché. La montée est tout aussi superbe au niveau paysage, mais ça s'allonge et on s'installe dans le dur. Les bovins plutôt vaches par là-bas te regardent même pas passer. Trop occupés à se taper la cloche avec l'herbe grasse de la région. On entend parfois des cris d'aigles ou d'autres rapaces par moments qui te surveillent peut-être, des fois que tu deviennes bon à croquer.
Bref, six ou sept km plus haut dans le petit bourg, le contrôle de passage fixé à 15h est franchi avec 50 minutes d'avance. On a encore tout bon et tous les ravitos comptent pour se restaurer et faire quelques étirements.
Sortis du village, un sentier très raide par endroits mais superbes entre les arbres vous fait monter un bout encore. Malgré la fatigue, on double encore dans ces passages techniques et c'est plutôt rassurant. Plus loin, replongeons nous pour deux trois bornes de descente bien joueuse. De quoi emmener quelques bons instants de repos où on peu laisser glisser.
Au sortir de la passe, vous reprendrez bien quelques km vers les sommets tout en haut. Ben oui, on le savait depuis le départ, le plat y en a pas. Ca penche toujours d'un côté ou de l'autre.
C'est reparti, pour un col pas cool. On est à 1500m d'altitude et on va grimper à 2400m sur dix bons km avec une piste mi route mi chemin en direction du lieu dit La Vieille.
Ca devient infini et démesuré presque. Encore et toujours du dur. C'est pas que la pente soit raide, même pas, depuis le départ c'est du neuf dix pour cent en moyenne. Mais c'est qu'on est bien rôti maintenant, toujours de l'effort qui se rajoute et qui se répète. Ca avance pas vite, tu aperçois la montée en levant bien la tête avec tous ces virages gravés sur la pente. Le décor devient aride, plus de végétation et de la lassitude surtout.
On s'accroche quand même et encore une fois à deux c'est un plus, car ça permet de pas trop baisser de pied et se laisser emmener vers le ras le bol qui guette. Elle arrive enfin cette satanée Vieille et on y aura laissé des plumes. Le ravitaillement est bienvenu, des lits sont installés où tu peux te faire masser par des secouristes. On se restaure avant de remettre les mains sur le cintre sans trop tarder.
Le dernier contrôle de passage dans ce lieu était à 16h dernière limite sous peine d'être chocolat comme on dit. On le passe avec une petite demi-heure d'avance.
A partir de là, quel que soit le temps qu'on mette, on est sûr de finir. Les organisateurs ont d'ailleurs modifiés en cours de journée le passage limite sur ce dernier délai et l'ont décalé à 16h30 pour permettre à un plus grand nombre de terminer cette épreuve. Le temps de la journée a du favoriser cette décision car le soleil va encore illuminer pour un bon moment tous ces sommets.
Bien voyons voir où ça nous même tout ça.
Terminé les rocades, routes, chemins et autres pistes 44/11. Là y a du bon sentier étroit et usant. Au début seulement car après ça devient carrément méchant et monstrueux. Tu lèves les yeux un peu et tu aperçois le passage obligé de la promenade. Le Pas de Lona.
2800m tout là haut. Tu es à 2400, c'est facile à compter comme ça. Et en distance oh y a pas gros, juste deux petits km environ et pas sûr encore qu'ils y soient. Et puis pas d'échappatoire, c'est le passage le plus bas sur ce versant à moins de faire demi-tour bien sûr mais c'est pas le genre de truc qui t'effleure l'esprit quand tu en es arrivé là.
Roule Raoul donc, mais ça roule pas. T'en as pour une heure minimum. Les encouragements toujours avec l'accent suisse n'oubliez pas. Hop hop, sauf que là c'est pas hop. Le paysage aussi beau qu'il soit n'aide pas pour autant et on baisse plutôt la tête.
Au milieu de la montée, un type est présent debout sur la pente. Un berger peut être, en tout cas un gars du coin. Il est accompagné par un instrument de musique hyper long posé sur le sol devant lui. Instrument à vent je précise, qui doit bien mesurer entre quatre et cinq mètres. Un genre cor de chasse très fin donc au niveau du bec et grand ouvert au bout. Ca pourrait ressembler à un calumet de la paix géant aussi.
Alors quand ça le chante, il se met à en souffler une petite dans le bazar et là soudain dans le silence de l'effort, une mélodie puissante emplit toute la montagne environnante. Formidable caisse de résonance dans ce grand cirque de hauts sommets.
De superbes instants à vivre malgré que tu sois loin d'être à la fête. Une souffrance permanente pour tout le monde. Tu peux visionner en continue le serpentin de vététistes qui escalade cette échelle naturelle. Obligé de faire des pauses pour récupérer un peu. Un coup tu portes le vtt, un coup tu le pousses. Difficile de trouver la technique idéale car de toute façon c'est très dur partout. Le vélo se plaint pas mais il pèse le bougre. Ca glisse sous les pieds, il faut planter la chaussure. Dire qu'il y en a qui pense qu'on s'amuse!!

Au bout de cet effort inadapté au vtt, le passage est franchit vers 16h30. C'est le point le plus haut. Bon courage, si vous devez le faire un jour avec un vtt. Rassurez vous on y arrive, mais que c'est rude.
Place au ravitaillement avant la suite de l'histoire. On est cramé par cet effort mais on trouve encore de la ressource et des couleurs rapidement. La satisfaction aussi d'avoir passé le plus terrible. Quelques photos pour le souvenir et justifier qu'on faisait bien du vtt.
104 km d'effort environ, parfois plus durs que de raison et pas souvent réjouissants mais de superbes choses pour les yeux.
Et puis surtout, allez, ça va le faire bientôt.
En selle pour une petite descente sur deux bornes. Monotrace rapide pour de belles sensations. Ca ne dure pas très longtemps, mais ça fait du bien. Je retrouve la forme, ça sent la fin tout ça et surtout la dernière descente.
Avant de basculer totalement, il faut encore grimper vers le Basset de Lona, tout aussi haut que son frangin. En gros vous remontez les deux bornes que vous venez de descendre. Les deux cents derniers mètres de positif de la journée qui vous envoie sur le dernier ravito avec un peu tout plein de bonnes choses à déguster. Bouillon, fruits, fromage, desserts et le reste. Il fait plutôt faim et faut pas se priver.
Sans trop mastiquer, on se prépare à repartir. Non sans s'être fait confirmer que jusqu'à l'arrivée ça ne remonte plus. Effectivement, il nous reste douze ou treize km de descente.

Cap vers le bas avec le casque bien remis d'aplomb et bien attaché. En espérant qu'il vous reste suffisamment de lucidité et de fraîcheur pour en profiter au mieux.
Une piste un peu accidentée sur les premiers km, pas très large mais rapide. On lâche les freins entre deux lacets, rien de bien grisant mais ç'est pratique pour se refaire un peu avant les passages plus joueurs. La piste borde de petits lacs de montagne presque asséchés, et quelques virages plus bas on découvre le lac de Moiry.
Lac artificiel, qui prend appui sur le barrage du même nom. Là pour le coup vous avez le temps d'admirer ou du moins vous pouvez prendre le temps en gardant un oeil sur la piste et l'autre sur ce mini océan de beauté. Des eaux bleues vertes qui renvoient de superbes reflets et quel contraste avec les glaciers qui s'élèvent tout au fond du panorama.

Ca descend bon train jusqu'au lac, on longe le côté du barrage et dès qu'on le dépasse, un single très rapide vous précipite jusqu'en bas du mur. Vous descendez en fait avec de long zig zag contre la muraille. Nous revoilà à faire du vtt d'un coup. Deux cents mètres de négatif peut-être sur tout juste un km de distance environ. C'est court mais ça fait du bien. Et puis pour compléter le plaisir, j'ai un peu enrhumé cinq ou six participants en passant. Gentiment bien sûr mais bon....enrhumé quand même.
Quand les freins sont relâchés, vous êtes sous le niveau de l'eau, minuscule face à la ceinture de béton. Impressionnant le morceau. Et pour confirmer le dicton, c'est bien au pied du mur qu'on le voit le mieux quand même.

Pas le temps de souffler. On repart dans le
 sens de l'eau, un sentier technique maintenant, très long. S'il vous reste un peu de jus, c'est le bonheur. Des passages trialisants, des petits sauts, des amas de pierres qu'il faut contourner. Excellent! Si l'avant du vélo passe, c'est gagné. Normalement l'arrière vous suit. Par moments c'est carrément des passages de descente vtt. Ca passe limite. 
Plus bas, quatre ou cinq passages à gué plein pot ou les photographes vous mitraillent un max. La flotte est pas chaude et le truc c'est d'y aller lancé à fond. Ca marche à tous les coups. En plus il y a toujours un peu plus loin devant toi un vététiste qui apparaît. Rien de meilleur pour relancer l'allure et aller le doubler. Là aussi ça fonctionne bien tout le long, il faut dire que tous te laissent passer de suite sans aucun problème. Quelques coups de freins à l'approche du gars, il t'entend et y a plus qu'à. Un petit merci et on s'éloigne vite.

Quand on quitte ce superbe défilé, c'est pour le morceau final. Trois bons km à peu près rectiligne. Une trace plutôt large toute recouverte de petites pierres avec au centre, la marque terreuse des passages de roue. Ca speede grave si vous touchez pas les freins, pour doubler il y a de la place mais faut sortir de la trace et survoler les bas côtés. C'est pas vraiment ultra dangereux mais c'est très impressionnant vu la vitesse et les rangées de pins sur les côtés vous incitent à passer votre chemin sans en manger un. Préférez le chocolat au pin suisse. Nettement meilleur quand même.
Quand tout redevient calme, vous vous retrouvez à quelques coups de pédales de la ligne d'arrivée.
Le village d'arrivée vous ne pouvez pas le voir avant de passer la ligne. Beaucoup de personnes perchées sur les talus qui bordent les derniers mètres. Une dernière fois vous entendez le bip du contrôle et vous y êtes. C'est bel et bien finit.

Pour la séquence finale, on se dirige en vitesse vers le parc fermé pour laisser les vélos et choper nos affaires de rechange. La case douche s'impose pour revitaliser la machine après cette journée intense. L'eau froide, glacée même puisqu'on est en montagne, c'est pas mon truc. Bon enfin, tant pis on peut pas faire autrement à moins de sentir le renard pendant deux heures dans le bus.
Faut d'ailleurs qu'on se grouille pour le prendre car les explications des bénévoles sont loin d'être précises et à deux minutes près on le loupait. Du coup on n'a pas eu le temps de manger un morceau et je peux vous dire que quelques bornes de vtt dans les montagnes suisses ça vous file les crocs.
Dans le bus, quand ça dort pas ça cause vélo bien sûr avec quelques autres raideurs. La route qui vous redescend dans la vallée n'est pas des plus large et met en lumière la dextérité des chauffeurs qui manoeuvrent parfaitement l'attelage bus et longue remorque à vélo. Le rangement des vtt dans la remorque, c'est l'empilage un peu casse-auto. Pas terrible.
Pour nous, vu qu'on était à la bourre et qu'il n'y avait plus de place à l'arrière, ils étaient en soute du bus bien calé par les sacs et du coup pas de frottement abrasifs. C'est l'équivalent de la première classe pour les vtt. Bien vu.

Retour sur Verbier à 20h30. Un passage rapide à l'hôtel pour ranger les bicyclettes et puis gaz vers le bon petit restau du village. L'énergie revient vite autour d'une bonne table et sur une vraie chaise parce que la selle c'est bon, y en a assez pour aujourd'hui.
Demain place au retour et à la fin du voyage.

La Cristalp 2008, on l'a fait. C'était pas gagné d'avance, ça l'est au final.
Qu'est qu'on peut en dire globalement?
Niveau vtt, ce n'est pas vraiment ce qu'on recherche ou ce qu'on a l'habitude de faire.
Beaucoup d'effort quand même par rapport au plaisir qu'on a en retour. C'est du essentiellement au manque de sentiers purement vtt.
La plupart des descentes sont trop roulantes et ultra rapides. C'est une course mythique vous diront certains, chacun l'appréciera selon son vécu une fois qu'il l'aura faite.
Au départ on ne sait pas si on pourra finir, en ce sens ça la rend attractive la première fois. On était préparé un minimum, malgré qu'on roule régulièrement et que notre compteur km au départ est d'environ 5500 km (route et vtt) depuis janvier. 
Mais pour faire la Cristalp plus "confortable" on va dire, il faut oublier le vtt et faire de la route en montagne en pagaille je pense. C'est une prépa mieux adaptée. S'habituer à encaisser du dénivelé et du gros. Si vous avez un minimum de technique ça suffit largement.

Grosse et rude épreuve tout de même, y a pas à dire. 3000 concurrents sur les différents parcours, une ambiance toujours sympathique, des superbes paysages, des passages étonnants, des spectateurs toujours ravis, la découverte d'un autre décor et une belle fête pour la région visiblement, des participants ensemble pour la même passion éloignés du mode compétition pour l'immense majorité.
A mesure que vous passez dans les délais avec une avance confortable, vous vous dites que ça va passer. Les meilleurs moments ressurgiront vite avec le recul et les pires vous vous en rappellerez, mais ils ne vous hanteront pas et ça restera une expérience inoubliable et une grande aventure avec aucun regret au bout du compte.

Hop hop hop!!!

Causerie :

Taper la causette :-)